Archives de Tag: politique

La Rébellion Cachée

 » Le film de Daniel Rabourdin, La Rébellion cachée, expose au monde le premier génocide “progressiste” commis au nom de la justice sociale. « 

David Horowitz, Freedom Center

A la fin du XVIIème siècle, un soulèvement populaire et catholique est brutalement réprimé par les armées de la Révolution Française. Les prêtres et les religieuses sont noyés, pendus ou lynchés. On estime leur perte à 30 000 sur toute la France. Une région défend plus particulièrement son clergé, résiste à la hausse des impôts et refuse de faire la guerre : la Vendée.

Victorieux dans un premier temps, les Vendéens sont ensuite vaincus, à travers l’extermination de 117 000 civils (sur 815 000 résidents), qui comprend le meurtre des femmes et des enfants, afin qu’une « race impure ne subsiste pas ».

La destruction de la population en Vendée est un objectif documenté et archivé au Fort de Vincennes qui soulève aujourd’hui les questions importantes de liberté religieuse et de tyrannie dite « laïque » en France. Ces lois d’élimination de la population n’ont toujours pas été abolies et le documentaire soutient cette abolition. Le débat est spécialement d’actualité à dans le climat géopolitique d’aujourd’hui.

 

Le site de la Rébellion cachée

 

 


La Reconquista pour la chrétienté !

La Question : Actualité Religieuse

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Saint Vincent Ferrier, décédé en 1419, fut canonisé en 1455,
il engagea en Espagne les chrétiens à la ferveur,
prêcha la conversion et encouragea le baptême des Juifs et musulmans.

Le combat sous le signe de la Croix !

L’idéologie républicaine, montrant ses limites et nous conduisant droit à la catastrophe en tous domaines, il convient de prendre très au sérieux la vision contre-révolutionnaire, seule capable d’opérer une transformation salvatrice de la situation, ceci avant qu’il ne soit trop tard.

En effet, la société européenne est de toutes parts attaquée et menacée en ses fondements substantiels, de sorte que si rien ne vient rapidement mettre un  terme à cette fatale décomposition, il est certain que demain tout ce qui fit la grandeur séculaire de notre civilisation sera définitivement perdu.

Si nous sommes convaincus que l’avenir ne sera en définitive que ce que Dieu voudra qu’il soit, ou ce…

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Audrey, entends ma voix

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Audrey Pulvar

Audrey Pulvar

« Audrey,

C’est Jeanne qui te parle,

Vendredi, tu monteras sur l’estrade, devant la foule, dos à cette immense cathédrale d’Orléans fouettée par le vent.

Tu y feras un discours sur moi, qui suis aussi montée sur une estrade il y a 584 ans. Non pas pour parler sous les applaudissements, mais pour y être brûlée, tant ma parole dérangeait.

Si je m’adresse à toi aujourd’hui, c’est pour te rappeler, avant que tu prennes la parole, ce que fut mon courage, et ce qu’il ne fut pas.

Mon courage fut celui de croire au Royaume de France à un moment où personne n’y croyait. Ni les princes, ni les prêtres.
Il fut aussi de croire suffisamment en moi, jeune femme, et en Dieu qui me guidait, pour entraîner derrière moi les armées du Roi de France.
Mon courage fut enfin celui de défier l’inquisition de l’époque, qui n’était là que pour m’accuser d’avoir changé le sens de l’Histoire.

Quand tu parleras de moi Audrey, ne confonds pas mon courage intemporel avec des combats politiques qui ne sont que le reflet de l’esprit du temps.

Il est normal de défendre la dignité de la femme. Moi-même, jeune fille au milieu d’hommes, j’ai bataillé pour être respectée, surtout dans cette prison rouennaise où les hommes de garde me destinaient aux pires traitements.

Pour autant, lorsque tu déclares que « le féminisme est un combat total », et que tu soutiens « totalement les Femen », méfie-toi. Le respect de la condition féminine n’est pas une question de « féminisme total », voire totalitaire, ou d’outrage événementiel. D’autant plus quand ce combat tend à nier la différence entre la femme et l’homme, auquel je tiens plus que tout !

J’ai respecté mon père, dirigé des soldats, obéi à mon Roi, sans jamais y voir de domination patriarcale à renverser.

Je ne suis pas une Femen des temps anciens.
Pour elles, sur les balcons des grands hôtels parisiens, point de risque de bûcher.

Enfin, en tant que journaliste, tu parleras certainement de cette tragédie qui a touché notre pays en janvier dernier. A ce sujet, comprends qu’il n’est pas possible d’établir un parallèle entre moi et ces femmes et hommes assassinés, simplement au titre que nous nous sommes réunis par la même opposition au fanatisme religieux.

J’ai été mise sur un bûcher pour avoir lutté contre les intérêts des puissants, sans jamais insulter la foi du peuple de France. Les journalistes de Charlie Hebdo ont critiqué la foi du peuple de France, en connivence avec les intérêts des puissants.
Cela ne retire rien à mon chagrin profond devant ce scandale meurtrier. Mais eux et moi n’avons jamais eu le même combat.

Je ne suis pas une Charlie des temps anciens.

J’espère que tu entendras ma voix Audrey. Car je sais que tu es suffisamment intelligente et forte pour résister à la tentation largement répandue de me faire porter tous les combats politiques du temps.

Bonnes Fêtes, Audrey. J’écouterai attentivement ton discours, à l’heure où le silence se fera dans cette rue noire de monde qui porte aujourd’hui mon nom.

Et quand tu marcheras dans les rues de la ville, n’hésite pas à regarder les visages des passants, à t’imaginer la dureté des combats dans ces rues chargées d’histoire, et à t’étonner du sain rassemblement de tous les habitants et de toutes les institutions de la ville autour de ma petite personne. Une petite bergère d’à peine 20 ans.

C’est ici que réside la vraie originalité et le vrai courage en notre temps.

C’est là que se trouve l’esprit de Jeanne. »

123455xj2La femme catholique a lu ce texte sur la page Audrey, entends ma voix


SAVOIR PERDRE SON TEMPS

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Nous avons besoin de travailler pour manger et pour vivre.

L’accomplissement de la tâche nourricière nous absorbe tout entier et nous continuons à travailler de peur qu’il ne nous manque quelque chose, alors même qu’il ne nous manque plus rien, et que nous suffoquons sous la quantité des objets que nous fabriquons, que nous achetons, voire même que nous pourrions acheter. De fil en aiguille, nous travaillons pour travailler comme si, en soi, le travail avait quelque valeur. Nous avons oublié qu’il était ordonné à autre chose qu’à la chose qu’il représente. Il devient à lui-même sa propre fin et, comme tel, il nous ennuie. Au lieu que le travail soit réalisé pour l’homme, tout se passe comme si c’était l’homme qui était fait pour le travail. Nous nous emmurons en lui et nous faisons de cette tombe laborieuse un des plus grands sujets de gloire.

Combien d’infidélités à l’autre et d’inattentions le travail n’excuse-t-il pas ? Combien de lâchetés n’y a-t-il pas dans notre précipitation, dans le débordement de nos professions mises au premier rang de nos soucis?

Nous travaillons pour que jamais rien ne nous manque, ou – plus subtilement encore – pour que rien ne manque à nos familles et à nos frères. Les grandes causes se confondent avec le gavage des oies.

Un jour ou l’autre, cependant, alors que nous croirons « avoir tout fait » pour notre femme, notre enfant ou notre frère et qu’ils ne « manqueront de rien », nous nous étonnerons d’apprendre qu’ils sont malades d’être rassasiés et qu’ils demandent autre chose. Nous demanderons encore « quoi faire », incapables que nous serons d’entrevoir que nous « faisons » trop et que c’est de cela qu’ils meurent. Ils ne sont mesurés qu’à l’empan de notre effort ou de notre fatigue et nous leur disons trop que c’est « pour eux ». Les gouttes de sueur et le mérite de l’effort ne valorisent que nous.

L’âpreté au travail est l’obstacle majeur à la découverte de l’espace vide qui, dans nos cœurs, témoigne des autres : nous faisons mine d’y entasser la fausse présence de nos bricoles. Ils ne perçoivent même plus que nous confisquons un air et un espace qui sont les leurs tant ils sont submergés de nos préoccupations agressives ou doucereuses. Ils ne peuvent plus y échapper sans nous irriter. Aussi la seule manière qui soit à leur disposition de nier ou de refuser cette invasion est de se nier eux-mêmes très inconsciemment certes, mais très efficacement. En tant qu’objets de notre besoin, ils disparaissent dans la maladie ce qui n’est pas sans entraîner une certaine satisfaction et le redoublement de la possession… car, s’ils sont malades, il faut bien que nous leur venions en aide. Cercle infernal dans lequel notre activité tourne à vide sur elle-même et ne témoigne de rien d’autre. Elle nous « défait ».

« Il y a quelque chose de pire que l’oisiveté pour défaire un homme : le travail – dit Jean Sullivan dans « Le plus petit abîme » – quelque chose de pire que l’échec : la réussite… Je vais te dire ce que ta femme, tes enfants attendent de toi : que tu existes ».

La tentation du pseudo-dépassement de soi dans le labeur est subtile. D’autant plus que le surmenage attristant qui l’atteste ne va pas sans une secrète jouissance. Il sert de révélateur discret ou éclatant à la valeureuse et souffrante image que nous nous faisons et que les autres se font de nous. Le « forcing » est au travail ce que le perfectionnisme est à la prière: mécanisme d’engloutissement. « Ne pas perdre une minute », ne pas savoir « rester sans rien faire », sont des formules qui, érigées ici et là en formules d’éducation, dénotent l’organisation contraignante qui nous dévore dans nos loisirs mêmes et nous dépossède jusqu’au dénuement de tout plaisir.

La préoccupation, la dépendance, la fatigue et l’usure nous rassurent et nous justifient. Elles nous font accéder au sentiment névrotique d’exister. Nous en avons besoin comme d’une drogue. Plus la vie prend d’accélération, plus 1′automatisme de nos gestes nous rend ivres et moins nous percevons le sens de la vie dans le surcroît d’une présence qui cesse d’être efficace. Le militantisme du chrétien, le pointillisme du religieux, l’extensionisme de l’homme d’affaires sont des contrefaçons de l’action dans leur ordre respectif: social, religieux, familial. Ces contrefaçons mènent tôt ou tard à la faillite, à l’isolement ou à la dépression nerveuse.

L’enfouissement dans le travail est peut-être le plus grand obstacle à la découverte de soi et de l’autre. Il n’est pas vrai que l’homme ne se réalise que dans l’action. L’action ne se soutient que si, dans et au-delà de la transformation et de son objet, elle ouvre sur « autre chose », sur une présence à soi et à l’autre, irréductible à la satisfaction de la production. Au cœur de toute production vraie, quelque chose est « donné », qui n’est pas de son ordre. Celui qui travaille vraiment éprouve toujours l’objet de son travail comme un don. S’il en est ainsi, c’est que l’ouvrage ou l’œuvre ont remplacé la besogne.

Plus que nous, nos grands-mères s’entendaient à distinguer l’ouvrage de la besogne. La besogne répond à la nécessité de cuisiner, d’entretenir la maison pour la « faire tourner ». Elle est un travail qu’il est nécessaire d’accomplir. L’ouvrage, lui, n’est pas dénué d’une note de nécessité, mais, plus que la besogne, il implique la dimension d’un désir ; c’est une broderie, un tricot, une layette… Il demande une participation du cœur car il s’adresse au cœur de l’autre. Il est rarement confectionné dans la précipitation de la contrainte. Il célèbre plutôt le moment d’une existence. Il demande du temps et que l’on en parle. Le temps qui lui est consacré se confond avec la silencieuse parole déjà adressée au bébé qui va naître ou avec le souvenir qui rend présent celui ou celle auquel il est destiné. L’ouvrage devient le support de la parole qu’on dit à quelqu’un…

Quand est désamorcé le besoin d’agir, la production de l’homme devient œuvre. Au lieu de s’évanouir dans la vanité de son auteur, l’œuvre s’en détache. Elle témoigne d’une autre existence et se donne comme porteuse d’un message que saura lire ou sentir en elle l’absent auquel elle s’adresse.

Ainsi comme n’importe quelle activité portant le sceau de l’humain, le travail peut être prière. Comme elle, il est passage de la contrainte de l′obligation à la gratuité de l’amour. Les gens qui prient vraiment comme ceux qui travaillent vraiment, on les reconnaît à ceci qu’ils n’économisent pas leur souffle en même temps que leur prière et leurs travaux ne sont encombrants pour personne. Ils savent, d’ailleurs, merveilleusement perdre leur temps. C’est que pour eux, il n’y a pas de temps perdu. Le temps, l’espace, le savoir ne sont plus vécus seulement comme des objets à acquérir et qui les rassasieraient, mais aussi comme la révélation de leur présence à eux-mêmes, au monde et à Dieu.

123455xj2La femme catholique a lu cet article sur le site de Denis VASSE, s. j.

Extrait de :« Le temps du désir », Le Seuil 1969. in Vie Chrétienne, N°322, juillet 1988, p.1-3.


A la Sainte et Pieuse Mémoire du Roi Louis XVI

21

 

exécuté

 le

 21 janvier 1793


Nigeria : Boko Haram massacre 2000 personnes !

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Boko Haram a procédé à l’exécution de près de 2000 personnes, ces derniers jours. Ce qui constitue le « pire massacre » jamais perpétré par le groupe islamiste, selon Amnesty International.

Le pire massacre jamais perpétré par le groupe islamiste Boko Haram, indique Amnesty International, précisant que des centaines de corps, trop nombreux pour être comptés, demeurent éparpillés dans la brousse du Nigeria.

Un représentant du gouvernement nigérian a confié à l’AFP que les combats se font de plus en plus violents pour le contrôle de la ville de Baga, située le long de la frontière avec le Tchad. Il s’agit pour l’armée nigériane de reprendre une base militaire saisie le 3 janvier dernier par les insurgés.

Selon un dirigeant local qui s’est confié à l’AFP, les victimes sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Lorsque les islamistes ont attaqué Baga avec des armes automatiques et des grenades propulsées par fusées, les victimes n’ont pas réussi à s’enfuir.

Amnesty International, dans un communiqué, affirme que la ville a possiblement été rasée au sol et que quelque 2000 personnes ont été tuées. Le dernier massacre le plus sanglant perpétré par Boko Haram remonte au 14 mars 2014. Il avait fait quelque 600 morts lorsque les insurgés ont attaqué la caserne militaire de Giwa, dans la ville de Maiduguri.

 

123455xjLa femme catholique a lu cet article sur le site Afrik.com

 

Boko Haram a rasé 16 villages au nord-est du Nigeria


Nous ne sommes pas Charlie !

« Puisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête; Ils n’auront pas un épi de blé; Ce qui poussera ne donnera point de farine, Et s’il y en avait, des étrangers la dévoreraient. » Osée 8-7

La Question : Actualité Religieuse

Non sumus Charlie

Les événements tragiques dont ont été victimes, malheureusement, les animateurs de la tristement célèbre et blasphématoire revue « Charlie-Hebdo », événements témoignant d’une barbarie criminelle absolument inhumaine inspirée des thèses du Coran, nous donne cependant de rappeler que le blasphème – au nom de la fameuse « liberté d’expression » -, est un fruit empoisonné de la civilisation moderne athée issue de la Révolution et de sa haine antireligieuse, et qu’il n’est en rien justifiable, puisque relevant d’une attitude profanatrice et sacrilège tout à fait inacceptable.

Cette revue, affichant complaisamment des provocations ordurières dont l’outrance s’étalait avec indécence à sa une et emplissait ses pages parfois immondes, cherchait, visiblement, à choquer les croyants par des images scandaleuses et répugnantes dans lesquelles, les principales figures emblématiques des religions monothéistes (en particulier Jésus et Mahomet représentés en des caricatures honteuses), étaient injuriées, moquées, offensées, et parfois même humiliées jusqu’à l’odieux.

Ainsi, au fil…

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Nous ne sommes pas Charlie !

« Puisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête; Ils n’auront pas un épi de blé; Ce qui poussera ne donnera point de farine, Et s’il y en avait, des étrangers la dévoreraient. » Osée 8-7

La Question : Actualité Religieuse

Non sumus Charlie

Les événements tragiques dont ont été victimes, malheureusement, les animateurs de la tristement célèbre et blasphématoire revue « Charlie-Hebdo », événements témoignant d’une barbarie criminelle absolument inhumaine inspirée des thèses du Coran, nous donne cependant de rappeler que le blasphème – au nom de la fameuse « liberté d’expression » -, est un fruit empoisonné de la civilisation moderne athée issue de la Révolution et de sa haine antireligieuse, et qu’il n’est en rien justifiable, puisque relevant d’une attitude profanatrice et sacrilège tout à fait inacceptable.

Cette revue, affichant complaisamment des provocations ordurières dont l’outrance s’étalait avec indécence à sa une et emplissait ses pages parfois immondes, cherchait, visiblement, à choquer les croyants par des images scandaleuses et répugnantes dans lesquelles, les principales figures emblématiques des religions monothéistes (en particulier Jésus et Mahomet représentés en des caricatures honteuses), étaient injuriées, moquées, offensées, et parfois même humiliées jusqu’à l’odieux.

Ainsi, au fil…

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The dark side of the Italian tomato

 

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RFI propose à ses auditeurs un grand reportage sur la tomate, « The dark side of the Italian tomato«  (en dépit du titre, le documentaire est en Français). Drôle de sujet me direz-vous, dont on se demande bien en quoi il peut nous concerner. Vu d’ici, en rien effectivement, sauf si vous êtes attentif aux problèmes cruciaux et très actuels de l’écologie humaine.

Voici donc une tomate, qui jusqu’à la fin du XX° siècle, faisait la richesse des agriculteurs ghanéens, grands consommateurs de tomates. Vendue partout sur les marchés du Ghana, la tomate ghanéenne nourrissait autant celui qui la produisait que celui qui la mangeait. Au début des années 2000, une baisse gouvernementale des droits de douane sur certains produits agro-alimentaires, dont  le concentré de tomates, en permettant l’invasion au Ghana de concentrés venant de partout, fit chuter le cours de la tomate au point de ruiner une bonne partie des producteurs locaux, suscitant suicides et misère. Entre 1998 et 2003, les importations de concentré de tomate ont augmenté de 650%. Alors qu’en 1998, 92% des tomates vendues au niveau national étaient d’origine ghanéene, en 2003, la part de marché avait chuté à 57%.

Aujourd’hui, le Ghana, qui s’auto-suffisait de sa production et consommait des tomates fraîches, importe en moyenne 20 000 tonnes de concentré de tomate chaque année. Cette importation, d’abord exclusivement italienne, est désormais essentiellement chinoise.

Les agriculteurs ghanéens, privés de leur tomate nationale et sans moyens de subsistance, s’en allèrent pour nombre d’entre eux tenter leur chance avec la tomate italienne. Le documentaire campe les conditions de vie des Africains (on trouve aussi des Maliens et des Sénégalais) employés dans les exploitations de tomates de la région de Naples:

« Employés au noir, ils ne sont pas payés à l’heure, mais à la quantité de fruits ramassés : 3,5€ par caisson de 300 kg rempli, soit moins de 20€ par jour, pour un travail harassant. Sans contrat de travail, sans protection sanitaire, à la merci des «caporaux» – les intermédiaires entre les travailleurs et les employeurs. S’ils ont faim à midi, ils croquent en cachette dans une tomate. Le soir, ils rentrent au campement où ils louent un matelas sous des bâches ou dans une baraque de fortune. »

Du fait des subventions européennes à la production de tomates en Italie (ou en Espagne), le prix du concentré de tomate exporté en Afrique empêche une juste rémunération des producteurs de tomates africains. De ce fait, au lieu de poursuivre la culture de la tomate chez eux et de vivre de leurs revenus, les agriculteurs, ghanéens notamment, traversent le Sahel et la Méditerranée pour aller s’embaucher au noir dans les exploitations italiennes.

On est donc dans un schéma anti-humain et illogique, qui ruine des agriculteurs à un endroit du globe pour enrichir ailleurs une industrie ultra-subventionnée. Lorsque Bruxelles ne pourra plus aligner le montant de ses subventions pour être compétitif face aux Chinois, que feront les agriculteurs italiens ? Ils iront en Chine ramasser des tomates ? Bruxelles, si sensible sur le sort des immigrés une fois qu’ils ont échoué sur nos côtes, ferait bien de s’interroger sur certaines des causes qui produisent de tels effets.

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 La femme catholique a lu cet article sur le Salon beige

 


Contre la culture de mort! Conférence « Alerte à la santé »

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 Nouvelle conférence avec Thierry CasanosvasCorinne GougetGilles LartigotClaire Séverac


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