Archives de Tag: mère de famille

Profession mère au foyer

 

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A moins d’avoir une situation très particulière, faire l’école à la maison implique un parent au foyer. Donc un salaire en moins.

« Après tous les combats des féministes, TOI tu ne veux pas travailler?! »

Les féministes se sont battues pour que nous ayons le choix de travailler ou de rester à la maison.

Mais la « conquête sociale » est presque devenue obligation économique. C’est ça, la liberté moderne de la femme: travaille… ou travaille.

De la profession respectée de mère et d’épouse, nous sommes passées au devoir absolu de tout gérer à la fois: carrière, maison, couple, et enfants.

Vous n’imaginez pas le nombre de femmes autour de moi qui rêvent d’arrêter de travailler pour devenir mère au foyer, mais qui ne le peuvent pas parce que leur mari est terrifié à l’idée de perdre des revenus.

« Mais… tu ne gagnes pas un sou? »

Je n’ai aucun problème avec le fait de ne pas rapporter d’argent. Mon mari travaille pour faire bouillir la marmite. Et moi, je travaille à la maison, à instruire tout ce petit monde.

On se soutient mutuellement, mais chacun son job.

« Sainte Elisabeth Badinter » hurlerait que je suis dépendante de mon mari. Oui, et alors? Ne vaut-on socialement que par le fric que l’on gagne? Et mon mari, n’est-il pas lui aussi dépendant de moi, avec le travail que j’accomplis chaque jour avec les enfants et la maison?

Oui nous pourrions gagner plus d’argent si j’avais un emploi rémunéré. Mais nous aurions aussi plus de dépenses.

Frais de scolarité, cantine, nounou, femme de ménage, augmentation du taux d’imposition, essence, …

On gagne moins, on consomme moins, mais on vit mieux.

Et surtout, le soir, j’ai vraiment la sensation d’avoir été utile. De faire quelque chose qui change la vie de ceux que j’aime.

Forbes a publié récemment un article sur les dix métiers qui rendent le plus heureux, créant la surprise. Les métiers d’altruisme, qui placent l’autre au cœur, arrivent en tête (prêtre, pompier, et kinésithérapeute sont les métiers les plus épanouissants). Ce ne sont pas les métiers les mieux rémunérés, loin de là: ce sont des métiers d’assistance.

Pour être heureux, il faut se sentir utile.

Et quoi de plus utile que d’élever nos enfants?

Le féminisme et l’enfant.

J’ai lu récemment une phrase qui m’a interpellée sur le blog de Pénélope Trunk:

« The big losers in the feminist revolution were kids – now they leave their parents earlier than ever before ».

Les grands perdants de la révolution féministe sont les enfants-dès lors ils ont dû quitter leurs parents plus tôt qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant

Je pense que je n’aurais jamais pu lire une telle phrase dans un média français.

La mode est à la « déculpabilisation ». Il ne faut pas « s’oublier », penser à son bonheur propre, à ce que nous voulons vraiment…

Les divorces fleurissent, personne ne parle de ces milliers d’enfants qui n’ont même plus une maison mais deux, et qui sont partagés comme on se dispute un objet. Les troubles graves se multiplient chez les enfants en garde alternée, mais restent sous silence: il faut « déculpabiliser » les parents.

On parle de « l’enfant roi » mais n’est-ce pas l’inverse? La société est toute entière centrée sur les adultes au contraire. Des adultes qui revendiquent un « droit » à avoir un enfant, pour finalement clamer chaque 3 septembre « enfin débarrassé, vive la rentrée » sur leur statut facebook.

La rage autour de la réforme des rythmes scolaires ne prouve qu’une chose: l’école est devenue une garderie, qui doit s’adapter au planning de parents overbookés.

Faire le choix d’être mère au foyer, c’est un sacrifice financier indéniable. Mais la richesse qu’on y trouve est inestimable: c’est offrir à ses enfants du temps pour jouer, pour apprendre et pour rêver. Une certaine idée du droit à l’enfance.

 

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La femme catholique   a lu cet article sur l’excellant  blog Petitshomeschoolers.

 

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Etre mère au foyer: parce que je le veux bien !

Libérer les femmes? 

 

 

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Contre la culture de mort! Conférence « Alerte à la santé »

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 Nouvelle conférence avec Thierry CasanosvasCorinne GougetGilles LartigotClaire Séverac


Il y a un temps pour jeûner

 

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Se référant au jeûne quadragésimal,
le Pape Benoit XIV écrivait dans son 
L’observance du Carême est le lien de notre milice; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ; c’est par elle que s’éloignent les fléaux de la colère divine; c’est par elle que, protégés par l’aide céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance se relâchait, ce serait au détriment de la gloire de Dieu, pour le déshonneur de la religion catholique et le péril des âmes chrétiennes; et sans aucun doute, cette négligence deviendrait la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques, d’infortunes pour les individus”.
 
« Ce genre de démon n’est chassé que par la prière et le jeûne » Saint Matthieu 17,21

« Ce genre de démon n’est chassé que par la prière et le jeûne » Saint Matthieu 17,21

 
A propos du jeûne,  l’Eglise, dans sa grande sagesse avait institué le carême, (IV° siècle), ou l’obligation du jeûne était très rigoureuse : un seul repas le soir sans viande, ni oeuf, ni laitage, ni vin. Cependant, au fil du temps, il s’est progressivement adouci.  En effet, depuis 1949, le jeûne  de carême  est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint.  Désormais L‘Église ne nous ordonne de jeûner que 2 fois l’an, ce qui est fort peu, nous en conviendrons.
 
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Ceci dit, jeûner n’est pas un acte anodin. En effet, quelque soit l’état de notre santé, il semblerait que le degré d’intoxication de notre corps est généralement tel, que nous devons nous préparer à notre jeûne avec sagesse et discernement, afin de ne pas provoquer des effets pervers qui nous détourneraient immanquablement de cette pratique.
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 Arnold Ehret disait dans, « Santé et guérison par le jeûne »:
 » Si l’on veut devenir son propre médecin, ou guérir les autres sans drogues, il faut également pouvoir faire un diagnostic exact, afin d’avoir une idée claire de l’état interne du patient. Or c’est le livre de la nature qui décrira infailliblement cet état, par une expérience que nous appellerons celle du miroir magique[…].
Pour regarder à l’intérieur du corps plus clairement que les spécialistes avec leurs rayons X, pour connaître l’origine d’une maladie, et même, pour découvrir certaines défectuosités physiques ou mentales insoupçonnées, essayez ceci :
Jeûnez 48 heures, ou ne mangez que des fruits (oranges, pommes, ou fruits juteux de saison) pendant deux ou trois jours. […]
Pour se rendre compte à quel point le corps humain est encombré, il faut avoir observé comme Ehret des milliers de jeûneurs. Le fait inconcevable reste le suivant : comment est-il possible au corps de stocker une pareille quantité de déchets ?« .
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Le discernement est donc  de mise dans notre désir d’entreprendre un jeûne, qu’il soit court ou un peu plus long, tant
« l’esprit est prompt, […]et  la chair […]  faible ».
Matthieu 26:41
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Le carême approchant, je vous livre donc ici  quelques pistes à explorer

en n’oubliant pas de suivre les conseils de Mathieu: 6,16-18

« Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites…
pour toi, quand tu jeûnes, parfumes ta tête et lave ton visage… ».
 

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 « N’éteignez pas l’esprit…Examinez toutes choses… Retenez ce qui est bon ».

1 Thess. 5: 21

 
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Les maîtres 

Arnold Ehret

Docteur Dewey

Docteur Guelpa

Herbert M. Shelton

Douglas Graham

Norman Walker 

Bonnes lectures 

Le carême par le R. P. Dom Prosper Guéranger, abbé de Solesmes

Le retour a la santé par le jeûne. Dr Edouart Bertholet

 Le Jeûne. Moyen de purification totale. GEFFROY Marie-Reine.
La Vie Claire. 1968. 86 p

Le Jeûne en Naturopathie. Jeûnes Humide, Sec et Mixte. Marchessau Pierre Valentin.

Le Jeûne, meilleur remède de la nature. Albert Mosséri

Vidéos 

Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

Le ventre, notre deuxième cerveau

Passeurs

   Thierry Casasnovas

Irène Grosjean

Sites 

 L‘ hygiénisme

Jeûne et randonnée

Enseignements

Message de Sa Sainteté Benoît XVI pour le Carême 2009

Sainte colère

Jeûner pour la France.


Moise[1]

« Vous prendrez donc garde à faire comme l’Éternel, votre Dieu, vous a commandé ; vous ne vous écarterez ni à droite ni à gauche.
Vous marcherez dans tout le chemin que l’Éternel, votre Dieu, vous a commandé,
afin que vous viviez, et que vous prospériez, et que vous prolongiez vos jours dans le pays que vous posséderez ».

 Deutéronome: 5- 32-33

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Journée du patrimoine : LE JOB DE RÊVE : MÈRE AU FOYER ?

 Le nouveau plan de carrière des working mum aux Etats-Unis ? Décrocher un poste de… mère au foyer !

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Un retour en arrière dangereux ?

C’est le constat (étonnant) établi par Meghan Casserly, journaliste de Forbes dans son enquête, publié le 12 septembre sur Forbes.com et intitulé « Is « opting out » the new american dream for working women ? » « Se retirer du marché du travail est-il devenu le nouveau rêve des femmes ? »  Selon la journaliste qui s’appuie sur un sondage réalisé avecTheBump.com, un nombre grandissant de femmes qui travaillent avouent que la manière idéale d’élever ses enfants serait… de lâcher leur job : 84% des femmes qui travaillent et 66% des mères au foyer sont d’accord pour dire que « abandonner sa carrière afin d’élever ses enfants est un luxe financier » et presque la moitié des mères qui travaillent seraient plus heureuses si elles ne travaillaient pas.

Retour en arrière dangereux ? Réaction naturelle de femmes (hyper)actives au bord de la crise de nerfs ? Leslie Morgan-Steiner, l’auteur de « La guerre des mères » l’affirme dans l’article de Forbes : « Je crois que nous assistons à un énorme retour en arrière proportionnel à l’injonction subie pendant des années par les femmes d’être super performantes à la fois à la maison et au bureau ». Too much is too much, les superwomen seraient-elles fatiguées ? Cet éloge du retour à la maison de certaines femmes diplômées, pourtant bien insérées dans leur carrière, est le rebond inattendu du débat relancé outre-atlantique après la publication de l’article provocateur de Anne-Marie Slaughter, conseillère de Hillary Clinton, qui après sa tentative de concilier vie de famille et une vie professionnelle de haute volée a démissionné pour s’occuper de ses ados. Apparemment, Anne-Marie Slaughter a brisé un tabou et libéré la parole de certaines femmes sous pression.

Et en France ?

Et en France ? Les réactions sont mitigées. « Bien sûr que les femmes ne peuvent pas tout avoir ! Il faut en finir avec cette notion culpabilisante. Avoir à la fois une carrière de dingue, une famille parfaite et une vie sociale intense, c’est une illusion et un piège » réagit Margaret Milan, diplômée de Harvard et fondatrice d’Eveil et Jeux, « Le problème est que pour les femmes, ne pas parvenir à « tout avoir, tout le temps » est ressenti comme un échec alors que c’est juste normal. Le choix de Mme Slaughter était raisonnable. Personne ne peut exercer un tel métier, 15 heures par jour, et être tous les soirs chez soi pour dîner avec ses enfants. A quoi s’attendait-elle ? Mme Slaughter met la barre trop haut, comme beaucoup de femmes. » Sophie, 36 ans, responsable marketing dans le luxe, ne dit pas autre chose : « Je suis de plus en plus convaincue qu’on ne peut pas tout avoir. J’ai toujours été une grosse bosseuse mais je me suis rendue compte, après la naissance de mes deux enfants, que mener deux carrières de front avec des horaires de fous n’était pas un modèle tenable. J’ai pris deux ans de congé parental et je ne le regrette pas du tout. Je m’apprête à retravailler mais avec des horaires plus cool. »

Si le modèle (le mythe !) de la superwoman ne fait plus rêver les femmes, le risque n’est-il pas que les femmes « jettent le bébé avec l’eau du bain » en larguant tout, leur travail et leur autonomie avec ? C’est la crainte d’Isabelle Germain du site www.lesnouvellesnews.fr, auteure de « Si elles avaient le pouvoir » (éd. Larousse) : « Cette parole est de nature à intimider les femmes et à leur couper les ailes. Imagine-t-on la même couverture de magazine montrant un homme avec un bébé sur les genoux ? Les femmes ne peuvent pas tout avoir, peut-être, mais les hommes non plus ! Si on admet cette réalité, on a deux options : soit on se contente de choix individuels, de petits arrangements chacune dans notre coin et on n’avance pas sur l’égalité professionnelle, soit on bataille pour faire évoluer la société et le monde du travail afin de rendre la prise en charge de la conciliation entre enfants et boulot plus égalitaire. »

123455xjLa femme catholique a lu cet article sur ELLE.FR

A LIRE ÉGALEMENT

Etre mère au foyer: parce que je le veux bien !

 

De la féminité contre le féminisme

De la différence des sexes et de leur complémentarité par la volonté de Dieu

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C’est en se tournant vers Marie, en la priant et en contemplant ses vertus, que les femmes retrouveront le chemin de la beauté et de la dignité de leur mission.

 « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. »

Le féminisme, au lieu d’aider les femmes à prendre davantage conscience de la beauté et de la dignité de leur rôle en tant que femmes et mères, et du pouvoir spirituel qu’elles peuvent exercer sur leurs maris, les a convaincues qu’elles devaient adopter une mentalité « sécularisée » ; qu’elles devaient entrer dans le monde du travail ; qu’elles devaient prouver à elles-mêmes qu’elles étaient « quelqu’un » en obtenant des diplômes, en entrant en compétition avec les hommes sur le marché du travail, en montrant qu’elles étaient égales à eux, et quand l’opportunité se présentait, qu’elles pouvaient être plus malines qu’eux. [Les femmes] se sont laissées convaincre que féminité signifiait faiblesse. Elles ont commencé à mépriser les vertus comme la patience, le désintéressement, le don de soi, la tendresse, et ont cherché à devenir comme les hommes en tout.

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Elles sont devenues aveugles au fait que les hommes et les femmes, bien qu’égaux en dignité ontologique, ont été créés différents par choix de Dieu : homme et femme il les créa. Différents et complémentaires. Chaque sexe a ses propres forces et ses propres faiblesses. Selon le plan admirable de Dieu, le mari doit aider sa femme à surmonter ces faiblesses afin que tous les trésors de sa féminité puissent s’épanouir pleinement, et vice versa. Combien d’hommes deviennent vraiment « eux-mêmes » grâce à l’amour de leurs femmes ? Combien de femmes sont transformées par la force et le courage de leur mari ?

Etant donné que du point de vue de la nature les hommes sont plus forts, non seulement parce qu’ils sont physiquement plus forts mais aussi parce qu’ils sont plus créatifs, plus inventifs et plus productifs, la plupart des grandes œuvres en théologie, en philosophie et dans les beaux arts ont été réalisées par des hommes. Ils sont les grands ingénieurs, les grands architectes.

Mais le message chrétien dit que, sans nier la valeur de toutes ces inventions, elles ne sont que poussière et cendres comparé à tout acte vertueux. Puisqu’une femme de par sa nature, est maternelle – car toute femme mariée ou non, est appelée à la maternité biologique, psychologique ou spirituelle – elle sait de manière intuitive que donner, nourrir, prendre soin des autres, souffrir avec et pour eux – car la maternité implique la souffrance – a infiniment plus de valeur aux yeux de Dieu que de conquérir des nations ou d’aller sur la Lune,en effet a quoi sert de gagner le monde si l’on vient à perdre son âme? https://i0.wp.com/www.ww1westernfront.gov.au/notre-dame/images/awm-art93002.jpg

Lorsqu’on lit la vie de Sainte Thérèse d’Avila ou de Sainte Thérèse de Lisieux, on est frappé par le fait qu’elles font continuellement référence à leur « faiblesse ». La vie de ces femmes héroïques – et il y en a beaucoup – nous enseigne que la conscience et l’acceptation de sa propre faiblesse, associée à une confiance sans limite dans l’amour et la puissance de Dieu, donne à ces âmes privilégiées une force extraordinaire parce que surnaturelle.

La force naturelle ne peut pas se mesurer à la force surnaturelle.

C’est pourquoi Marie, la femme bénie, est « aussi forte qu’une armée prête pour le combat ». Et pourtant elle est appelée « clemens, pia, dulcis Virgo Maria ».

La force surnaturelle explique, comme l’indique Dom Prosper Guéranger dans « l’Année Liturgique », que le diable craint cette humble Vierge plus que Dieu car sa force surnaturelle, qui écrase sa tête, est plus humiliante pour lui que la force de Dieu. C’est pour cela que le Mauvais est aujourd’hui en train de lancer la pire des attaques qui aient été lancées contre la féminité au cours de l’histoire du monde. Se rapprochant de la fin des temps et sachant que sa défaite finale approche, il redouble d’efforts pour attaquer son grand ennemi : la femme pieuse et chaste.

On lit dans la Genèse 3, 15 : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme ». La victoire finale appartient à la femme, comme on le voit dans la femme couronnée de soleil. Le féminisme a commencé dans les pays protestants, pour la simple raison qu’ils avaient tourné le dos à la Mère du Christ, comme si le Sauveur du monde devait se sentir privé de l’honneur donné à sa Mère bien-aimée.

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Marie – que l’Apocalypse entoure de tant de gloire – est le modèle des femmes. C’est en se tournant vers elle, en la priant et en contemplant ses vertus, que les femmes retrouveront le chemin de la beauté et de la dignité de leur mission.

La Sainte Vierge Marie nous a enseigné deux voies conduisant à la sainteté. La première : « Je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole ». Ceci indique que la mission de la femme est de se laisser féconder par la grâce, la sainte réceptivité. La deuxième : « Faites tout ce qu’il vous dira ». C’est le saint programme que l’Eglise nous offre. Il est évident que si les femmes comprenaient ce message, le mariage, la famille et l’Eglise surmonteraient la crise terrible que nous traversons. Comme le dit la liturgie, « Dieu a mis le salut entre les mains d’une femme » .

« Dès le plus jeune âge il faut éduquer à cette différence pour la plus grande gloire de Dieu »

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 La femme catholique a lu cet article chez   Semperfidelis.

d’après La splendeur et les trésors de la féminité, par Alice von Hildebrand

 


Les Chrétiennes Anti-Femen

Viennent  d’ouvrir leur  page Facebook

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Chrétiennes Anti-Femen 

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La femme catholique

les félicite pour cette excellent initiative

et  encourage  toute

les femmes de bonne volonté

les mères de familles, les jeunes filles

celle qui nous défend, celle qui nous informe, celle qui nous fait tant  rire…

Les grandes dames

Les Rebelles

à œuvrer de toute leur force pour la défense de notre tradition.

Compte Twitter: 

@ContreLesFemen

 

Site:

 Chrétiennes Anti-Femen

 

 


Le mouvement des femmes chrétiennes contre les Femen

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VARSOVIE (NOVOpress) Depuis leur apparition en Ukraine en 2008, les militantes « féministes » des FEMEN font preuve d’un activisme débridé (qu’elles appellent sextrémisme) pour défendre le « droit des femmes » ou s’attaquer aux religions (on se souvient notamment de leur action consistant à découper à la tronçonneuse une croix chrétienne en soutien aux Pussy Riots russes).

Ces derniers mois, les Femen ont également voyagé et essaimé en Europe de l’Ouest, et ouvert un local à Paris (au vu du salaire moyen ukrainien, il est toutefois peu probable que le local soit financé par les seules cotisations des militantes ukrainiennes), et agressé violemment les manifestants contre le mariage et l’adoption « pour tous ».

Diverses réactions en opposition aux Femen sont apparues, notamment sur Internet,

avec un groupe Facebook

 » Muslim Women Against Femen « .

Une autre initiative vient de naître en Pologne :

« Christian Women Against Femen « 

 qui a également lancé sa page Facebook.

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Maria Piasecka-Łopuszańska

A sa tête, Maria Piasecka-Łopuszańska, 26 ans et mère de deux enfants, qui dirige également un mouvement féminin patriotique (Kobiety dla Narodu). Nous l’avons interrogée.

Maria Piasecka-Łopuszańska, responsable des  » Christian Women Against Femen  »

Novopress : Pourquoi avoir lancé le groupe des « Christian Women Against Femen » ?

Maria Piasecka-Łopuszańska : Les Femen usurpent le droit d’être le porte-voix des femmes et d’évoquer leurs préoccupations. Dans les faits, leurs actes et leurs modes d’action sont une insulte pour les femmes du monde entier. Elles insultent nos croyances et notre Église, et nous ne voulons pas rester passives face à ces agressions radicales contre la chrétienté.

Nous voulons aussi réveiller les consciences quant aux différences naturelles entre l’homme et la femme. De surcroît les Femen desservent profondément la cause des femmes : manifester nues pour dénoncer la pornographie est totalement illogique !

Il était urgent de montrer le contraste entre la propagande et la surreprésentation médiatique des Femen et la réalité. Pour cela, Internet est un outil formidable et accessible à tous. Nous avons donc crée notre page Facebook, qui en une semaine était déjà suivie par plus de 3000 personnes. C’est déjà davantage que bien des pages nationales des Femen, et nous comptons bien progresser rapidement pour détrôner la page officielle des Femen.

Les Femen ont fait une action le dimanche 12 mai 2013, devant la statue de Jeanne d'Arc.

Les Femen ont fait une action le dimanche 12 mai 2013, devant la statue de Jeanne d’Arc.

Les Femen sont devenues célèbres par le biais d’actions spectaculaires. Envisagez-vous des actions de rue pour vous faire entendre ?

C’est envisageable, mais nous gardons le privilège de vous en faire la surprise le moment venu ! Pour le moment, nous devons agréger un maximum de soutiens de par le monde. Par la suite, nous pourrons faire usage de tous les outils de communication et d’action.

Pour le moment, des centaines de femmes de plusieurs dizaines de pays nous ont envoyé des photos avec un « message » pour les Femen. C’est une première étape, qui en annonce d’autres.

Shame on you Femen, un message sans ambiguïté

Vous dirigez le mouvement patriotique des « Femmes pour la Nation » (Kobiety dla Narodu). Pouvez-vous nous le présenter ? Quels sont ses buts ?

En Pologne, le mouvement féministe est maladroit : il s’en prend à la maternité, à la famille, à la religion et à la patrie, soit tous les éléments qui structurent et donnent de la force aux femmes !

Nous avons donc décidé de réagir en créant Kobiety dla Narodu, qui est dirigé par des femmes de sensibilité nationaliste. Nous n’entendons bien évidemment pas nous référer aux organisations féminines et « féministes » occidentales, mais aux organisations féminines patriotiques qui ont existé aux 19ème et 20ème Siècles en Pologne et qui regroupaient notamment des femmes issues de familles d’agriculteurs et de propriétaires terriens.

Nous voulons défendre l’indépendance des femmes et leur participation active au débat public. Nous nous battons pour que les jeunes mères de famille soient soutenues, et pour la libre expression de notre attachement au catholicisme et à l’amour de la patrie.

Nous sommes bien évidemment différentes des « féministes » dans la mesure où nous sommes pour la vie, que nous combattons la pornographie et que notre encadrement n’est pas constitué d’homosexuelles. L’objet de notre activité est également de préserver notre identité et notre culture, et non pas de lutter pour une hypothétique et douteuse « révolution sexuelle ».

Avez-vous établi des contacts avec d’autres associations féminines ?

Oui tout à fait. Dès l’origine, l’initiative des Christian Women Against Femen a été conjointement entreprise part les militantes de Kobiety dla Narodu et par les jeunes militantes du Jobbik hongrois.

En l’espace de quelques jours seulement, nous avons déjà établi des contacts avec des femmes du monde entier : en France, en Italie, en Croatie, mais aussi au Mexique, au Liban, en Indonésie, au Brésil, et dans bien d’autres pays encore.

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Ces dernières années, plusieurs femmes comme Marine Le Pen, Krisztina Morvai ou Pia Kjærsgaard sont devenues des figures majeures de mouvements patriotiques en Europe. Comment l’expliquez-vous ?

Phénomène déjà apparu avec Margaret Tacher. De nos jours, les femmes participent à la vie politique et au débat public sans que cela ne choque qui que ce soit. Mais l’erreur serait de croire que les femmes ne s’orientent que vers des formations gauchistes ou libérales.

Les médias polonais ne sont pas pas habitués à voir des femmes s’engager dans des mouvements patriotiques, qui semblent surpris de voir des femmes soutenir ce qu’ils appellent parfois, et faussement, « la cause des hommes ». Il nous incombe donc de montrer la voie et de tordre le cou à leurs idées reçues.

Le Ruch Narodowy (Mouvement National), un mouvement patriotique polonais nouvellement créé

Votre association fait partie du Ruch Narodowy  (Mouvement National), un mouvement patriotique polonais nouvellement créé par Robert Winnicki. Quels sont ses objectifs ? Quelle place y auront les femmes ?

A l’heure actuelle, le Ruch Narodowy ne se définit pas comme un parti politique, mais comme un mouvement social. Nous voulons créer une lame de fond patriotique en Pologne et permettre aux différentes structures nationalistes éparpillées de se rapprocher au sein d’une même plateforme. Notre plus grand événement est l’organisation d’une marche nationale le 11 novembre (date de la reconstitution de l’État polonais en 1918), qui a rassemblé en 2012 près de 100.000 participants.

Il n’y a pas de « rôle des femmes » particulier dans le Ruch Narodowy : nous sommes autant patriotes que les hommes, c’est tout autant notre cause et notre patrie que nous devons défendre. Le patriotisme est une valeur universelle : je peux difficilement imaginer un tel mouvement se construire sans femmes !

Une guerre déclarée officiellement par les « Femen Germany »

Un mot de conclusion ?

Nombre de nos militantes ont coutume de dire que nous sommes en guerre. En effet, nous sommes en guerre (qui nous a d’ailleurs été déclarée officiellement par les « Femen Germany »). Et les femmes ont leur rôle à jouer dans cette guerre : elles ont vocation à coopérer avec les hommes, et non à les imiter ou à vouloir se substituer à eux.

  123455xjLa femme catholique a repris cet article sur Novopress.info.  

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Les Femen et Jeanne d’Arc

Dans le propre de France, c’est aujourd’hui la solennité de sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne secondaire de la France.

Il y avait donc plusieurs défilés organisés en son honneur, par l’Action Française et Civitas notamment. Or les Femen cherchaient une occasion de redorer leur blason, terni par leur dernière action à Notre-Dame de Paris qui avait suscité un grand tollé, même chez nos plus vifs détracteurs. Les nationaux étaient du pain béni pour ces communicatrices hors pair.

 La femme catholique a lu la suite de cet article sur le site  LE ROUGE &ET LE NOIR


Le devoir de la mère chrétienne

 
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La famille, ce qui est tragiquement oublié aujourd’hui au sein d’un monde désorienté, est le premier et principal lieu de sanctification et d’apostolat, d’où la nécessité d’insister sur le « devoir de la mère chrétienne », sur laquelle reposent de lourdes responsabilités morales et spirituelles.

La mère chrétienne  doit donc être consciente qu’elle est appelée à se sanctifier en sanctifiant les autres, qu’elle est  appelée à être une image de Marie, et que son premier apostolat est au foyer.

Elle doit comprendre l’œuvre surnaturelle qu’impliquent la fondation d’une famille, l’éducation des enfants, l’attention à son époux, le rayonnement chrétien dans la société.

De cette conscience qu’elle a de sa propre vocation, dépendent en grande partie l’efficacité et le succès de sa vie, l’équilibre de ses enfants, la stabilité et l’harmonie  de la société chrétienne : et surtout son bonheur et celui de son foyer.




La femme catholique a lu cette note sur le site La Question

Les photographies ont été trouvées chez

l ‘abbé Tymon de Quimonte


 


Lettre aux jeunes mamans de l’an qui vient

Le mariage de Joseph et Marie

Vous vous êtes mariées l’an dernier (et il vous semble que c’est déjà très loin) avec un sentiment de joie impatiente, paré de tout le prestige que le rêve accorde aux désirs inassouvis. Puis l’automne est venu ; l’arbre s’est chargé de fruits et vous êtes devenues soudain plus graves.

Andrea MANTEGNA

Vous voilà rendues plus graves encore à l’idée de ce doux fardeau que le ciel vous confie au seuil de l’année nouvelle, et combien soucieuses du sort que lui réserve un monde de plus en plus hostile.

« Que sera cet enfant ? » demandaient ceux qui furent témoins de la naissance du Baptiste ; et conclut l’Evangile, « la main du Seigneur était avec lui ». La simplicité profonde du texte sacré recèle une loi que nous rencontrons souvent : la mission d’un prophète commence dès le sein maternel. Ainsi en fut-il de Samson, de Samuel, de Jérémie, de saint Jean-Baptiste, et de Jésus lui-même. Ainsi de vos propres enfants.

Maternité – Pablo Picasso

Leur histoire la plus secrète, celle peut-être où vous avez le plus d’influence sur eux, plonge ses racines au plus intime de votre âme. Telle est la grandeur de notre destinée, que chaque petit homme venant en ce monde, commence sa vie, recueilli dans une cellule, dans un cloître, dans un sanctuaire.. Savez-vous alors, que vous portez et modelez en vous-même ce que les  mondes coalisés ne peuvent produire : une liberté, une empreinte divine, un réflecteur éternel de la gloire de Dieu. Est-ce assez grand ? Mais votre visage c’est embué de tristesse ; vous vous dites peut-être : « A quoi bon ? » Es-il opportun de mettre au monde un enfant, sous le ciel gris d’un monde décivilisé ? A quoi je m’empresse de répondre que vous enfantez essentiellement pour accroître le nombre des élus, et que l’enfantement d’un petit être, fût-il disgracié par la nature, reste une œuvre bonne, parce que la « surnature « est un bien infiniment plus élevé que tous les biens de  la création. Ce petit être mérite donc qu’on lui consente les plus grands sacrifices : ce qui signifie  pour certaines d’entre vous, l’entrée dans la voie austère de la Sainte Espérance.

Mais permettez-moi de vous parler ici du mystère de votre maternité en lui-même ; non pas seulement en fonction de son terme et de sa finalité dernière, mais en fonction de son exercice propre, de cette mission de porteuses d’homme qui vous est échue, et de ce que cela représente de grâce, de richesse spirituelle et de grandeur morale.

Permettez-moi de vous rappeler l’estime que vous devez avoir pour cette fonction auguste, à laquelle saint Paul attache une valeur rédemptrice, et qui approche, à mon sens, de la grandeur de l’état religieux.

Lutz Binaepfel

Je vois poindre une objection que vous m’aviez maintes fois formulée :

« Cette grandeur ne nous échappe pas, elle nous accable plutôt ! Comment serions-nous à la hauteur de notre mission, nous qui ne pouvons même plus prier comme jadis, étourdies par le bruit, le tracas de notre petit monde, la maison à tenir, les courses à faire ! Il faut savoir notre désarroi quand le soir tombe et que nous nous couchons harassées, vides et honteuses de nous-mêmes ! »

Thérèse de Lisieux

« Alors il nous arrive d’envier les âmes consacrées qui se donnent tout à Dieu.

Pouvons-nous seulement être certaines de faire maintenant la volonté de Celui qui, un jour, au cours d’une retraite, nous fit savoir qu’Il nous aimait et qu’Il nous voulait ses intimes ? ».

Je vous réponds tout de suite, chères jeunes mamans qui me lisez, et vous autres plus âgées, qui œuvrez patiemment depuis de longues années, je vous réponds que nous le savons, que Dieu le sait. Vous êtes parfois tentées par le découragement, par la crainte de ne plus savoir prier, par l’angoisse à la pensée que ceux que vous avez portés et allaités sont déjà, plus ou moins, la proie du paganisme et d la perversion du monde qui vous entoure. Et le doute s’insinue dans votre âme : la pensée d’un échec, d’une mission mal remplie.

C’est alors que vous pensez avec nostalgie à la virginité consacrée et aux trois vœux constitutifs de l’état religieux.

Remplacez donc nostalgie par estime, et vous serez dans le vrai.

Estimez cet état supérieur qui consiste, pour parler comme saint Basile, à ne point laisser des enfants sur la terre mais à en faire monter au ciel, état sublime, il est vrai, où d’autres se sont engagées pour vous permettre de faire correctement sur terre votre devoir de mère chrétienne.

S’il vous plaît, ne considérez pas les trois vœux de religion comme sans rapports avec ce que vous vivez. Ces moyens ont été institués pour dégager les âmes et les attacher irrévocablement à Dieu ; transposez-les dans votre vie personnelle, adoptez-en l’esprit.

Voyez dans les trois vœux de Religion des analogues de ce que vous vivez :

Pauvreté, Chasteté et obéissance !

Est-ce que ces trois liens sacrés ne vous ont pas attachées vous aussi à Dieu, selon un mode très profond et très particulier ?

Voyez comment s’atténuent au cœur d’une mère, l’appât du gain et le goût avaricieux des richesses.

Cette course à l’argent n’a-t-elle pas fait place à la hantise de répandre sur de jeunes têtes ce qu’on ne désire plus pour soi ?

Mères généreuses, oublieuses de vous-mêmes, qui pensez  à vêtir et à distribuer ; femmes toujours debout quand le mari et les enfants sont assis, où est donc votre avarice ?

Vos enfants ne sont-ils pas votre seule richesse ? Et que dire de leur âme que vous apercevez parfois d’un regard furtif, au détour d’une allée, avec une puissance d’intuition dont vos amis les prêtres sont parfois émerveillés !

Puis voyez quel apaisement des passions charnelles vous offrent ses maternités successives, et combien le désir de plaire, de se faire centre, et d’attirer sur vous seules la faveur des hommes, ont fait place à d’autres caresses, celles que vos enfants réclament, et dont le souvenir les suivra toute leur vie.

Caresses chastes et discrètes où passe toute la tendresse de Dieu.

Quant à l’obéissance, avouez que vous ne le cédez en rien à la plus  « observante »  des sœurs de Charité.

Qui ne voit dans quelle implacable sujétion vous fixe le soin des enfants : le journée réglée de cette petite troupe en marche, avec son horaire strict des repas, des classes et des jeux, ne vous laisse pas une minute.

Quelle meilleure garantie de faire la volonté de Dieu et non la vôtre ?

Jeune femme en oraison – Jean de SAINT-IGNY

Une autre source d’inquiétude : la prière.

« Je ne peux pas prier », dites-vous presque toutes, avec un ensemble touchant.

Évitez cette plainte désespérée, car vous le savez, c’est à la prière que toute la vie est suspendue : la vérité de vos gestes et de vos pensées, la qualité de vos sentiments, dépendent de ce mystérieux regard de l’âme vers Dieu : dites-moi comment vous priez, je vous dirais qui vous êtes.

De graves personnes vous ont dit qu’il fallait prier pendant vingt minutes par jour. Facile à dire, Messieurs !

Ce minutage me paraît pécher à la fois par excès et par défaut, car

Notre Seigneur dit qu’il faut prier sans cesse !


Sommes-nous donc des carmélites pour faire ainsi descendre le ciel sur la terre ?

En réponse à cette épreuve de la prière impossible, il n’est que de retourner à une prière possible, qui est la seule vraie : une prière intérieure, si profonde, si intime, que rien ne saura l’empêcher de sourdre au fond de l’âme.

A la limite, la souffrance de ne pas pouvoir prier a déjà valeur de prière.

Il n’est pas nécessaire que cette plainte douce et amoureuse soit toujours formulée. Il suffit quelle vous suive tout le long du jour et quelle jaillisse parfois comme un appel spontané. En bref, tenir pour certain que la meilleures prière est celle ou nous avons le moins de part, cette prière « brève et pure » faite d’élans furtifs, d’invocations et d’oraisons jaculatoires qui, d’heure en heure, donne à vos journées un parfum de ciel. Par-dessus toutes les formes de prières, si nobles soient-elles, il faut donc considérer comme essentielle et toujours possible l’union à Dieu intérieure (sans parole) douce, paisible, affectueuse, filiale, qui est la respiration de l’âme.

François de Salignac de Lamothe-Fénelon, dit FÉNELON, prélat et écrivain français

Bien souvent c’est en enseignant que vous vous instruisez vous-mêmes. Ainsi ferez-vous votre miel des conseils que Fénelon donnait dans sa « Lettre à une mère soucieuse d’enseigner à l’une de ses filles comment on doit faire oraison » :

« Tâchez, lui écrit-il, de faire goûter Dieu à votre enfant. Faites-lui entendre qu’il s’agit de rentrer souvent au-dedans de soi, pour y trouver Dieu, parce que son règne est au-dedans de nous. Il s’agit de parler simplement à Dieu à toute heure, pour lui avouer nos fautes, pour lui représenter nos besoins, et pour prendre avec lui les mesures nécessaires, par rapport à la correction de nos défauts. Il s’agit d’écouter Dieu dans le silence intérieur. Ils ‘agit de prendre l’heureuse habitude d’agir en sa présence, et de faire gaiement toutes choses, grandes ou petites, pour son amour. Il s’agit de renouveler cette présence toutes les fois qu’on s’aperçoit de l’avoir perdue. Il s’agit de laisser tomber les pensées qui nous distraient, dès qu’on les remarque, sans se distraire à force de combattre les distractions, et sans s’inquiéter de leur fréquent retour. Il faut avoir patience avec soi-même, et ne se rebuter jamais, quelque légèreté d’esprit qu’on éprouve e soi. Les distractions involontaires n’éloignent pas de Dieu ; rien ne lui est si agréable que cette humble patience d’une âme, toujours prête à recommencer pour revenir vers lui ».

Si la grâce vous inspire de vous attarder dans une oraison plus longue, pourquoi alors ne pas vous ménager cette oasis une fois par jour ? En ce cas, ne craignez ni le vide ni l’aridité. Faites un acte de foi en la présence de Dieu, situez-vous inlassablement dans l’axe autour duquel votre vie trouvera équilibre et stabilité. Cet axe puissant et fixe auquel il faut toujours revenir, c’est le dogme primordial de la Paternité divine. C’est de là qu’il faut tirer le mouvement d’abandon et de confiance filiale qui vous rendra calmes et fortes ans les jours ombres. Que rien ne vous arrête alors en cette sainte résolution, surtout pas l’épreuve de la nuit spirituelle, qui est le statut même de la foi : ne faut-il pas que la nuit tombe pour qu’on aperçoive les étoiles ?

« Tenez-vous devant Dieu,

disait à sainte Marguerite-marie sa maîtresse des novices,

comme une toile d’attente devant le peintre qui y jettera les plus vives couleurs. »

« Quand Dieu efface c’est qu’il va écrire »

Bossuet

Laissez si possible le père entonner les premiers mots, afin de lui laisser sa place de chef de la prière

Enfin il faut redonner ses droits à la prière en famille, où les enfants prient avec leurs parents. Laissez si possible le père entonner les premiers mots, afin de lui laisser sa place de chef de la prière : à vous de créer le climat qui la rendra possible. Vous verrez alors avec quelle aisance les enfants se meuvent au plan des réalités surnaturelles, et cela vous récompensera de bien des sacrifices.

C’est dans ce goutte à goutte de la prière quotidienne que se revitalise la famille chrétienne, qu’elle puise force et cohésion, qu’elle s’immunise contre les poisons du monde. Grâce à cette référence solennelle de chaque soir, s’il arrive, plus tard, que vos enfants tombent dans le péché, du moins auront-ils cette supériorité sur les chrétiens du siècle : ils sauront qu’ils pèchent.

Vous avez porté vos enfants, vous les avez mis au monde. Mais rien n’est acquis de ce trésor de vie

Louise Vernet sur son lit de mort – DELAROCHE Hippolyte

Toute mère de famille, jusqu’à son dernier souffle, est une femme en travail, qui enfante pour le Royaume.

Ne rejetez pas vos souffrances, vos angoisses, comme des scories étrangères. Elles sont rigoureusement consubstantielles à votre maternité.

Pour finir, considérez la Très Sainte Vierge comme votre grande amie,

elle, le modèle par excellence de toutes les mères chrétiennes :

puisez à pleine main dans les mystères de sa vie à Nazareth les grâces nécessaires à l’accomplissement journalier de votre devoir d’état, a sein d’une existence laborieuse, enjouée et vigilante, où vous maintiendrez en paix votre petit royaume. Vous remplissez alors à l’exemple de Marie, votre mission d’éducatrice faite d’exigence et de ferme bonté ; vous souvenant que « les familles sont des dynasties de vertus, et que tout descend lorsque ce sceptre leur échappe » (Blanc de Saint-Bonnet).

A la question : « Qu’est-ce qu’une mère chrétienne », Mgr d’Hulst, un grand prélat de la fin du siècle dernier, répondait :

 » C’est celle qui fait de la maternité un sacerdoce, qui verse la foi avec son lait dans les veines de son enfant. C’est celle qui apprend aux petites mains à se joindre pour la prière, aux petites lèvres à bégayer les noms bénis de Jésus et de Marie. C’est la mère qui sait caresser et punir, se dévouer et résister. Plus tard, c’est la femme joyeusement sacrifiée qui abdique, au projet d’une sujétion austère, les satisfactions de la vanité ou du plaisir, qui préfère, à la capricieuse liberté du monde, la volontaire servitude du foyer. Cette mère-là sera qualifiée pour enseigner un jour à sa fille la modestie et le dévouement, pour inculquer à son fils, l’amour des vertus viriles et la noble passion du devoir. »

Le Christ et la Vierge dans la maison de Nazareth Francisco Zurbaran

Aux heures douloureuses, vous passerez ainsi de Nazareth au Calvaire, vous tenant debout avec Marie, bien droite au pied de la croix, accomplissant dans votre chair ce qui manque à la Passion du Christ pour le salut de l’âme de vos enfants.
Puis levez les yeux et regardez Marie dans la gloire de son Assomption et de son couronnement : voyez comment Dieu a récompensé sa Mère ; voyez ce qu’a fait la piété du Fils, et tâchez d’y apercevoir un reflet de la couronne qui vous est promise.

Le Retable d’Issenheim – La Vierge – Matthias Grünewald

La femme catholique a recopié ce texte de Dom Gérard m.b. sur la revue ITINÉRAIRES

CHRONIQUES  & DOCUMENTS

Revue mensuelle

Numéro hors série


« Les femmes devant le déclin démographique ». Intervention d’Hélène Richard

Comment concilier maternité et engagement politique, la place de l’homme au sein du couple et de la vie de famille
Hélène Richard

Vendredi 28 mai a eu lieu à l’Assemblée Nationale, un colloque organisé par l’Institut de Géopolitique des Populations intitulé « Les femmes devant le déclin démographique ».

Devant un public attentif, les différentes interventions, entrecoupées de débats avec l’assistance, ont mis l’accent à la fois sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité en France. Points de vue de femmes comme l’avait souhaité Yves-Marie Laulan (photo), président de l’Institut de Géopolitique des Populations et organisateur de ce colloque, qui souhaitait avant tout des réflexions, des témoignages, « la voix des femmes sur elles-mêmes ».

10 femmes, 10 interventions aussi libres, riches et variées les unes que les autres.

Ainsi Janine Chanteur, professeur émérite de philosophie morale et politique à l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV) rappela à juste titre, à travers une approche philosophique du déclin démographique, qu’il ne fallait pas confondre liberté et individualisme. Hélène Richard, artiste et responsable politique traita du sujet « Comment concilier maternité et engagement politique, la place de l’homme au sein du couple et de la vie de famille », tandis que Marie-Thérèse Hermange, sénateur, se consacrait au rôle du monde politique et des élus devant les problèmes démographiques, la vie de famille et la condition des mères de famille.
Les actes de ce colloque seront publiés à la rentrée et disponibles auprès de l’Institut de Géopolitique des Populations, 20, rue d’Aguessau, 75008 Paris.

Novopress a déjà présenté le texte d’Yves-Marie Laulan et une interview audio de lui. En avant première, nous publions maintenant l’intervention d’Hélène Richard.

Hélène Richard

Je n’avais pas envie de faire du temps qui m’était imparti un résumé d’ouvrages que j’aurais pu lire,  mais plutôt de vous livrer un message un peu plus personnel, fait d’anecdotes, de réflexions et de rencontres.

Lire un livre de démographe et se rendre compte que l’Europe est confrontée à un problème de natalité, c’est très bien. Ceci dit, il faut regarder les choses en face. Ce n’est pas la lecture d’un tel livre, aussi bien écrit et aussi alarmiste qu’il puisse être, qui peut donner aux hommes et aux femmes l’envie d’avoir des enfants. Avoir un enfant fait appel à l’émotionnel, pas à des chiffres ou à une abstraite notion de devoir. On ne fait pas un enfant parce que telle ou telle personne nous dit qu’il faut en avoir ; on ne fait pas un enfant parce que c’est à la mode et on ne fait pas non plus un enfant parce qu’on a conscience que la survie d’un peuple en dépend.

Pour moi, le fait d’avoir des enfants m’a toujours semblé naturel et aller de soi. Mais, à vrai dire, je m’étais souvent posé la question de savoir pourquoi je n’avais pas plus de points communs avec des femmes qui avaient autant d’enfants que moi qu’avec des femmes qui n’en avaient aucun. Ou encore, pour poser le problème autrement, pourquoi j’avais autant de points communs avec des femmes qui n’avaient pas d’enfants qu’avec des femmes qui en avaient autant que moi. J’en étais arrivée à me dire que c’était, sans doute, parce que j’étais, certes, une maman, mais que j’étais aussi, surtout et depuis plus longtemps, une femme.

Je me suis longuement demandée comment j’allais traiter ce sujet puisque la façon dont je réussissais à concilier mon rôle de maman, mon rôle d’artiste, mon rôle de dirigeante politique, mon rôle de femme aussi, avec toutes ces petites et grandes choses qui font le quotidien, me paraissait naturelle et évidente. A vrai dire, s’il m’était déjà arrivé de trouver curieuses les questions du style : « mais comment fais-tu? », de bonne foi, j’avais toujours répondu que c’était, sans doute, plus facile d’avoir six enfants qu’un seul, que c’était juste une question d’organisation…  Bref, mes réponses laissaient mes interlocutrices aussi perplexes que leurs questions me semblaient saugrenues.

La proposition qui m’a été faite tombait donc à point nommé pour qu’enfin je me mette, si ce n’est à étudier la vie de mes semblables, tout du moins pour qu’enfin j’ose leur poser des questions, des questions sur leur rapport à l’enfant et à la natalité, sur leur façon d’articuler leur vie aussi.

*******

J’ai rencontré une vingtaine de femmes, 20 histoires différentes, que je ne vais pas vous raconter les unes après les autres, mais dont j’ai extrait des bribes significatives.

Je leur ai demandé ce que signifiait pour elles la notion de famille ; ce que représentait, pour elles, le fait d’avoir ou pas d’enfant ; leurs envies, leurs regrets, leur vie ; l équilibre qu’elles avaient réussi à instaurer, ou pas, entre vie familiale, vie professionnelle et vie personnelle. Pas une de ses femmes ne se ressemblait ; pas une n’avait la même histoire ; rarement avaient- elles la même façon de vivre ; mais toutes avaient un point commun : se poser ou de s’être posé à un moment donné la question centrale, celle du couple et, plus exactement, celle de l’homme.

Pour une de ses femmes, la réponse était de nature économique : ce couple n’avait pas les moyens d’avoir un enfant, réussissant difficilement à survivre financièrement à deux, en allant pourtant à l’essentiel, et sans dépenses superflues.

Trois d’entre elles ont des enfants tous les ans, ou tous les deux ans, parce que ça fait partie de leurs traditions, de leurs traditions religieuses qui veulent qu’elles n’utilisent aucun moyen de contraception. Une volonté divine. Elles ne sont pas dans le désir ; elles sont dans l’acceptation.

Mais la plupart de ces femmes n’ont eu qu’un ou deux enfants et n’en auront pas d’autres, bien que leur désir d’enfant ne soit pas mort. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles ne réussissent déjà plus à vivre ; à avoir des moments où elles ne pensent qu’à elles ; parce qu’elles ont déjà un tel poids sur les épaules  qu’elles ne peuvent envisager de se laisser submerger par une autre maternité.

A travers leurs témoignages, quelque chose apparaissait de façon limpide : elles n’avaient pas envie d’élever seules leurs enfants. On ne fait pas des enfants seules, on les fait pour les élever avec un homme et encore faut- il trouver ce père.

Toutes ces femmes avaient, ou avaient eu, un géniteur pour leurs enfants, un homme avec lequel elles vivaient. Mais pas un homme qui était disponible, disponible pour les aider à s’occuper des enfants ; disponible pour s’en occuper seul parfois ; un homme sur qui elles puissent compter ; un homme qui les laisse vivre ; un homme qui les laisse libre, libre de sortir, libre d’avoir besoin de solitude, libre de ne pas tout dire, de ne pas rendre de comptes alors qu’elles, à l’inverse, disaient savoir laisser à l’autre sa part de mystère, sa part de liberté.

Avoir des enfants, fonder une famille, c’est un travail d’équipe, un tandem. On ne fait pas cavalier seul.

Une femme a le droit de choisir, le droit de choisir d’avoir ou pas des enfants ; le droit de ne pas avoir envie d’être seule à s’occuper d’un bébé, d’enfants qui grandissent ; d’avoir à s’occuper des devoirs ; elle a le droit de ne pas trouver épanouissant de faire à manger ou de faire le ménage.

Avoir un enfant ce n’est pas uniquement le porter neuf mois dans son ventre ; c’est l’élever, c’est-à-dire l’aider à grandir, l’aider à grandir de façon optimale, de façon saine. Et cela ne peut se faire dans de bonnes conditions si l’on est fatiguée, triste, éprouvée, seule. Je ne vois pas plus sage décision, plus mature aussi, que de décider de ne pas avoir d’enfant si on sait, à l’avance, qu’ils seront un poids.

Les enfants ressentent tout. Ils seront un jour des adultes. Si on veut qu’ils puissent œuvrer pour changer le monde dans lequel on vit, le rendre plus juste et moins laid ; si nous voulons être les pères et les mères de ce que j’ai envie d’appeler « cette autre jeunesse », encore faut-il leur en donner les clefs et ne pas les accabler de poids trop lourds pour eux. Si on veut leur donner l’envie d’avoir un jour, eux aussi des enfants, peut- être ne faut- il pas leur faire croire qu’avoir un enfant signifie cesser d’exister soi-même. On ne doit pas faire peser un poids sur l’existence de son enfant, un poids de culpabilité. On ne doit pas non plus être un poids pour lui. Il n’a pas à porter nos errances ni nos états d’âmes ; il n’a pas à payer le prix de nos erreurs ou de nos choix.

Le rôle de l’homme n’est pas de seconder sa femme. Il est d’être aussi présent qu’elle. Être aussi présent dans tous les moments importants, bien entendu, mais aussi dans tous ces petits riens qui font la vie de tous les jours, dans toutes ces petites choses parfois assommantes  que l’on nomme le quotidien. Je me suis rendue compte que, pour beaucoup de femmes, l’homme était absent. Or, le rôle de l’homme ne se limite pas à apporter une situation financière confortable à sa famille.

Un enfant se structure avec un homme, son père, et une femme, sa mère, à ses côtés, et ce, tout au long de son enfance, de son adolescence, jusqu’à ce qu’il devienne un adulte. Et si ce rôle est important pour l’enfant, il est aussi excessivement important pour la mère, la femme.

S’il est bon de rappeler qu’on ne fait pas un enfant pour soi, il faut admettre aussi que la vie d’une femme ne s’arrête pas à ses enfants. Lorsqu’ils seront grands, ils partiront. La femme aura besoin de retrouver une vie, sociale, affective, professionnelle. Ce sera d’autant plus difficile si elle n’a pas conservé cette vie durant ces « années de maman ».

Pour donner envie aux femmes d’avoir des enfants et aussi envie aux hommes que leurs femmes aient des enfants, il faut aussi se demander quel visage leur est offert. Ce qu’elles peuvent déceler à travers cette vitre derrière laquelle elles aperçoivent des femmes devenues mères auxquelles, un jour peut être, elles décideront de ressembler.

Quand je vois toutes ces femmes qui, du jour au lendemain, deviennent vieilles, -les sorties des classes en sont pleines-, ça ne donne guère envie.

Avoir des enfants seule n’est pas une bonne chose pour l’enfant. Mais avoir un mari absent équivaut à avoir des enfants seule. Ce n’est constructif, ni pour l’enfant, ni pour la femme, ni même pour l’homme (sur qui rejaillissent inévitablement un jour ou l’autre toute sorte de griefs). Le père est celui qui, quand l’enfant vient de naitre, a ce rôle tout à fait symbolique de couper le cordon. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, il a celui de détacher la mère de cette exclusivité. C’est celui qui doit être  là pour la laisser, lui ordonner presque parfois, de redevenir une femme.

Les femmes qui me connaissent savent que je peux parfois m’absenter plusieurs jours, voir plusieurs semaines si je dois partir à l’autre bout du monde, sans que cela ne pose le moindre problème, ni à mes enfants, ni à leur père. Que je peux aussi faire la fête jusqu’à  4h du matin avec mes amis et faire la grasse matinée le lendemain, sans me préoccuper le moins du monde du repas, qui sera prêt ; inversement, moi, je suis capable de me dégager du reste et d’être là à 100% quand il faut et ce n’est jamais une corvée. Je ne suis pas une privilégiée. J’ai juste l existence que j ai choisie, avec six enfants, qui ne sont pas tombés du ciel, mais que j’ai désirés, choisissant également le moment où j’ai voulu les avoir,  une existence hors normes et inclassable.

Et je ne peux m’empêcher de dire que si cette façon de vivre, comme tout ce qui sort des sentiers battus ceci dit, éveille la curiosité,  l’intérêt , l’envie, elle est aussi, parfois, sévèrement jugée. Car il faut bien admettre que les gens heureux dérangent et surtout que la notion de « normalité » a la vie dure. Dans la tête des gens, il y a souvent ce qui se fait et ce qui ne se fait pas ; des cases où classer les gens en fonction de stéréotypes clairement définis et ceux qui ne rentrent pas dans les cases, excusez le terme, « emmerdant ».

Les premiers à pourfendre le « politiquement correct » ne se rendent d’ailleurs souvent pas compte à quel point ils peuvent être, eux aussi, tellement rétrogrades, archaïques, arc-boutés à des convenances et des appréhensions d’un autre âge, si proches parfois de ceux qu’ils croient combattre. La femme n’est pas une esclave, et parfois, je me dis que je ne vois pas tellement de différence entre une femme obligée de se cacher sous un sac poubelle avec juste des fentes pour les yeux et une femme qui doit mettre au monde tous les 18 mois un enfant sans jamais se demander si c’est ce qu’elle souhaite.

Laissez-moi vous raconter une anecdote. Il y a quelques semaines j’ai croisé,  par hasard, un homme que je connaissais et j’ai pris des nouvelles de sa femme, par politesse. Il m’a répondu de but en blanc quelque chose qui m’a choqué, et je cite : « elle est grosse comme tous les 2 ans ». Surprise, non pas par le fait que sa femme soit enceinte, mais par la façon dont il en parlait. Je je lui ai demandé pour quand était le bébé, il ne savait pas ; ma dernière question a été de lui demander si elle allait bien ; ce à quoi il m’a répondu qu’il  ne voyait pas pourquoi elle n’irait pas bien puisqu’elle restait  à la maison tout le temps, ayant juste à s’occuper de faire l’école aux 5 autres… Une anecdote n’est pas une généralité évidemment. Néanmoins ce type de comportement existe.

Et dans l’absolu, j’ai beaucoup de mal à voir comment ce style de vie peut donner envie aux femmes aujourd’hui.

Attention, je ne suis pas en train de dénigrer ou de prétendre que tel ou tel style de vie est meilleur que tel autre. Je dis juste que si quelques femmes acceptent cette façon de vivre, que parmi ces femmes certaines s’épanouissent réellement tout simplement parce que seul le don de soi les intéresse, c’est très bien. Mais que personne ne peut prétendre que cet exemple soit un modèle de société.

Il y a une chose qui va peut être en surprendre certains, mais je ne suis pas inconditionnellement  favorable aux familles nombreuses car je considère qu’on ne doit pas subir un enfant. On doit pouvoir choisir si on veut et quand on veut être maman, et surtout être parents. Car un enfant, je le répète, ne se fait pas seul mais à deux ;  ne grandit pas seul, mais entouré de ses deux parents. C’est une responsabilité que de décider d’avoir un enfant ; on ne le fait pas égoïstement pour soi ; ça a beau être une question d’émotion, comme je le disais tout à l’heure,  ce n est pas un caprice.

On ne fait pas un enfant pour soi ; on le fait pour l’élever, le hisser vers le haut, le faire grandir. On n’a pas le droit de faire égoïstement un enfant ou, tout aussi égoïstement, plein d’enfants, sans pouvoir ou sans vouloir leur consacrer le meilleur. Le meilleur ne veut pas dire tout ; ne veut pas dire le plus d’argent possible pour lui payer les dernières baskets à la mode ou la super école privée ; le meilleur c’est le temps et l’écoute, l’attention, la compréhension, l’amour et l’éducation d’une mère ET d’un père. Et cela, ni au détriment de la vie de son père, ni au détriment de la vie de sa mère. On ne donne que ce qu’on a. Et pour être capable de donner, encore faut-il recevoir l’énergie, la reconnaissance, le bien être etc. que seule une vie personnelle épanouie peut apporter.

Il faut se souvenir d’une chose : la femme européenne est une femme libre. Et si le 19ème siècle, et la morale bourgeoise, n’ont fait qu’assoir un assujettissement de la femme à son mari, on ne peut s’empêcher de penser que cela est allé de pair avec l’augmentation du divorce et du mal être féminin. Privée de liberté, la féminité se meurt et la femme avec. Ou alors, elle choisit la rébellion à outrance, quitte à en payer un prix fort, l’assujettissement, non plus à un homme mais au système capitaliste libéral et à ses lois.

Le seul moyen pour que les femmes fassent à nouveau des bébés est que les hommes soient des hommes et les femmes des femmes. Un homme est quelqu’un qui doit savoir se battre ; c’est quelqu’un qui doit être suffisamment fort pour assumer sa vie, celle de sa famille et le bien être de la mère de ses enfants.

Il serait bien présomptueux de vouloir tracer un portrait de l’homme idéal. D’une part, chacun sait bien que le Prince charmant n’existe pas. Par ailleurs, et plus sérieusement, les besoins et les désirs de chacun sont tellement différents qu’il serait vain de vouloir ériger un principe d’uniformité qui aurait valeur de « mètre étalon » sur l’échelle de l’homme parfait.

Non, j’ai simplement, par des « mots clefs », même si cette expression ne me convient qu’à moitié, relevé dans mes conversations avec grand nombre de femmes, de mamans, et noté toute une série de manques, de besoins, parfois aussi de regrets.

Regrets de ne pas avoir mis au monde la famille nombreuse qu’elles rêvaient d’avoir tout simplement parce qu’elles s’étaient heurtées à un quotidien trop dur pour elles, mais parfois aussi au refus de l’homme qu’elles avaient choisi pour père à leurs enfants d’agrandir cette famille comme elles le désiraient. Combien en ai- je entendu dire qu’elles avaient du « négocier » le petit dernier ?…

J’ai acheté ce livre d’Irène Vilar, « Maternité avortée », paru aux éditions Balland il y a quelques semaines. Cette américaine d’origine portoricaine raconte sa propre histoire. L’histoire d’une femme ayant avorté des dizaines de fois car l’homme qu’elle aimait et dont elle était excessivement dépendante refusait catégoriquement d’avoir le moindre enfant. Elle ne pu avoir deux filles que lorsqu’elle réussit à rompre cette relation destructrice avec cet homme. Le seul rapport que cet exemple, ou plutôt ce contre exemple, ait avec mon sujet d’aujourd’hui, est qu’il confirme, s’il en était encore besoin, que concevoir un enfant ne se décide pas seule mais à deux.

Cette femme a choisi délibérément d’être enceinte à de nombreuses reprises puis de recourir systématiquement à l’avortement. Ce livre a été vilipendé. La première réaction du « public » des lecteurs ou des non lecteurs d’ailleurs, a été de juger cette femme. Or la question n’est pas de la juger, de dire si ce qu’elle a fait est bien ou pas. Ce qui transparait aussi à travers ce livre, c est que si elle n’a pas eu ces enfants, qu’elle désirait tout de même, c’est parce qu’à ses côtés, elle n’avait pas d’homme prêt à les accueillir et à les élever. Elle était juste aux prises avec un amour exclusif et destructeur qui ne laissait pas la place à l’enfant.

Tout est lié. Sachant pertinemment qu’elles n’avaient pas trouvé ou qu’elles ne trouveraient pas l’homme qui leur permettrait de mener de front plusieurs vies, certaines femmes préfèrent renoncer d’abord à leur rôle de maman, quitte à combler sur le tard un besoin ou un désir d’enfant. Elles s’y prennent alors à la quarantaine, n’en ont qu’un, le couvant à outrance et n’en faisant pas l’homme ou la femme qui, demain, seront prêts à relever les défis de notre siècle.

Il ne faut pas non plus perdre de vue qu’une femme qui a des enfants à materner, n’a pas besoin d’avoir en plus un homme à materner. Sinon, il est évident qu’elle ne trouvera pas le moindre espace personnel pour s’occuper d’elle-même. Et, sur ce point précis, ce sont bien les femmes en tant que mères qui sont les premières fautives.

Car, finalement, si, aujourd’hui, peu d’hommes sont capables d’offrir assez de solidité à leur femme, assez d’aide et de soutien ; s’ils sont, eux aussi, tellement infantilisés qu’ils sont une charge supplémentaire pour leur épouse et ne sont donc pas capables d’offrir un vrai modèle masculin à leurs enfants ; c’est peut- être bien la faute de ces mères qui, à trop couver leurs fils, à trop les empêcher de jouer à la bagarre, de se salir et de grimper aux arbres, en ont fait des espèces d’hybrides à corps d’homme (et encore pas toujours..) et, à intérieur, excessivement féminin avide de protection.

Les « mamans poules » ultra protectrices ont tendance à m’énerver. Oui, le monde dans lequel on vit est moche, oui, la société peut être dangereuse. Et alors ? Ce n est pas en coupant nos enfants de ce monde qu’ils découvriront de toute façon un jour ; ce n’est pas en les élevant dans une espèce de bulle dorée, un microcosme où ils ne seraient jamais confrontés au réel, que nous les aiderons.  Au contraire, s’ils se trouvent parachutés du jour au lendemain dans le monde réel, ils risquent de se prendre un drôle de retour de boomerang. C’est un peu se retrouver sur un ring, non seulement sans savoir boxer, mais, en plus, sans protections ! Là aussi, le père a un rôle à jouer, à lui aussi de couper le cordon ombilical, à forcer la mère à laisser vivre son enfant et à apprendre à ce dernier à se battre.

Cela me fait penser à une autre anecdote. Une maman que je rencontre incidemment à la sortie des classes et qui me dit qu’elle allait changer son fils de collège à la rentrée. 1ère version : il se fait taper.. Au bout de 5 minutes, autre version : il se battait, il se faisait taper certes, mais il rendait les coups quand même Le problème de cette mère était qu’elle refusait  catégoriquement que son fils se batte. Quand je disais, il y a un instant, que le problème actuel des hommes, qui ne sont plus des hommes, vient aussi, et surtout, de l’éducation des mères. Et c’est cette même maman qui me disait quelques semaines plus tôt : « J’aurais vraiment aimé avoir plein d’enfants comme toi, mais ce n’est pas possible, mon mari ne m’aide pas ; c’est une vraie loque, pire qu’un enfant »…

Si j’avais un message à faire passer, ce serait celui qu’il est tout à fait possible d’avoir une famille nombreuse ; d’être épanouie ; d’avoir une vie professionnelle, personnelle, des rêves que l’on refuse de classer sans suite ; à condition d’avoir choisi pour ses enfants un père et de ne pas juste avoir choisi un mari.

Je me demande souvent si la première erreur n’est pas de se marier par amour. Beaucoup de femmes ne me contrediront pas si je dis que le meilleur mari n’est souvent jamais la plus grande passion de sa vie, ni même la plus belle histoire d’amour. Et beaucoup ne me contrediront pas non plus si je dis que les histoires d’amour, les passions les plus belles et les plus éternelles s’accommoderaient très mal avec le mariage et le quotidien. Ce serait le meilleur moyen de les mettre à mort et de les gâcher.

Si on ne se marie que par amour (évidemment il y a des exceptions), un jour ou l’autre, inévitablement, les sentiments changeant, s éteignant, on se retrouve face à un mur de douleur, d’incompréhension et de trahison. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas tant de divorces dans notre société.

Sans la notion de lignée, au moindre faux pas, à la moindre incompréhension, le couple est fragilisé et tend à se désagréger pour aller à l’éclatement.

C’est quelque chose qui est souvent revenu dans des conversations que j’ai eues avec des femmes plus âgées. Elles ne me disaient pas avoir vécu avec l’homme de leur vie, mais avoir choisi LE père idéal pour leurs enfants. C’est quelque chose que l’on sent.

Pour un homme « super fastoche », de faire un enfant, la notion de sacrifice est minime, sur l’instant. La femme, elle, a un investissement  temps, implication et énergie qui est nettement plus élevé. Grossesse + allaitement = environ 15 à 18 mois qu’elle consacrera principalement à son enfant. La notion de transmission d’un capital génétique lui vient, à mon sens, systématiquement à l’esprit de part cette implication « étendue ».

Une femme fera un enfant avec un homme digne, c’est à dire capable de doter de qualités génétiques élevées cet enfant qui viendra au monde. La femme choisit le père de ses enfants. Et ce père n’est pas forcément  ni l’amant idéal ni le plus grand amour de sa vie. C’est juste l’homme qui sera capable d’être le meilleur père possible pour sa descendance. Biologiquement, paternellement, affectivement, moralement, etc. C’est une question de lignée, une question d’immortalité.

De là, l’ineptie du divorce, qui brise cette lignée, qui remet en cause cette immortalité et rend esclave la femme. Accepter de façon simple et évidente qu’on fait des enfants à deux, qu’on les élève donc à deux, quoiqu’il arrive, qu’on est là pour transmettre et pas pour se comporter de façon versatile, remettre donc à l’endroit la notion d’engagement serait, à mon sens, une bonne chose : on ne s’engage pas vis-à-vis de sa femme, de son mari mais vis-à-vis de sa lignée, de sa descendance.

Quel est le principal comportement actuellement ? Je me marie (ou pas) par amour, sachant pertinemment que cet amour ne durera pas et qu’ensuite, je passerai à une autre histoire. J’ai donc un enfant, voulu par amour, mais rarement plus, soit car je n en ai pas le temps, l’amour étant déjà loin, soit car je n’en ai pas envie. Car ce qui compte avant tout est de préserver cet amour et de garder donc le maximum de temps à deux.

La monogamie n’existe pas. Un homme, un seul, une femme, une seule, pour la vie entière, ne peut être qu’exception. Dans la civilisation occidentale, si la polygamie est interdite, elle existe de fait. Divorce pour entamer une nouvelle histoire ; liaisons successives avec absence de mariage par refus de s’engager.

Oui, l’homme et la femme sont de plus en plus naturellement polygames. Pas de façon horizontale comme dans les pays musulmans, avec plusieurs épouses et des enfants de chacune en même temps, mais de façon verticale, avec successivement plusieurs femmes ou épouses, plusieurs hommes ou maris ( je ne compte ni les amants ni les maitresses, car il semble bien que ce type de relations n’ait justement pas un but de reproduction, au contraire, ces passions n’étant là que pour satisfaire un idéal amoureux et romantique totalement personnel et égoïste faisant fi de tout lignage. Tout du moins, c’est le fonctionnement du monde européen depuis Ulysse !).

C’est un peu le problème qui se pose aujourd’hui dans les mariages mus uniquement par cet amour passion qui, immanquablement, s’éteint un jour. Le sentiment amoureux ne perdure pas à travers les années sans se faner ou s’éteindre et une relation basée uniquement sur l’amour sans projets, sans lignes de vies définies dans le temps est voué à un échec absolu avec divorce à la clef. Et qui peut le condamner ? Comment passer sa vie avec quelqu’un uni seulement par un souvenir d’amour à un moment donné mais sans perspectives communes, sans liens autres, sans projet de vie?

Quant à l’amour passion, il est exclusif et se nourrit mal de la présence de tout grain de sable. Un réel amour passionné pourra donner naissance à la rigueur à un enfant, rarement plus. Car ce qui prime dans ce type de relation, ce sont les instants à deux, la fusion de deux êtres dans l’instant et pour l’éternité, mais de façon totalement égoïste et sans aucun souci de  » l’extérieur  » de ce duo.

A mon sens, un bon mariage n’est donc pas un mariage d’amour, mais un mariage raisonné, dans le but de construire. Ceci accepté, toutes les histoires d’amour du monde peuvent être alors vécues par chacun sans que cela mette en péril le devenir de la Famille.

L’épanouissement de chaque membre du couple équivaut à l’épanouissement des enfants et donc de la structure familiale qui, elle seule, doit rentrer en ligne de compte et perdurer par dessus tout. Si une femme a la certitude que cette stabilité familiale va perdurer, si elle a la certitude qu’elle pourra continuer à être une femme, qu’elle ne sera pas privée de sa liberté, et inversement si l’homme a lui aussi la possibilité de s’épanouir alors naturellement, ensemble, ils décideront d’avoir des enfants. Et de transmettre.

Un couple de parents n’est pas une histoire de domination. Il faut trouver un équilibre en fonction des volontés, des aspirations propres de chacun. La recette miracle, qui est loin de me sembler immature puisque c’est celle dont chaque femme que j’ai rencontrée m’a dit rêver, et que toutes celles qui avaient la chance de vivre de cette manière avaient au moins quatre enfants, est la suivante .

Laissez-moi faire la comparaison avec une recette de cuisine. Imaginez une sauce, une sauce qui soit à la fois piquante et douce, légère et consistante, savoureuse et surprenante, un soupçon de folie et la carrure rassurante des mets d’autrefois, une sauce qui ferait du plat qu’elle accompagne un plat à la saveur inoubliable, de celles dont on veut toute sa vie égaler le raffinement et l’empreinte…

Il faut réussir à aménager autour d’un projet de vie( celui de construire une famille) la possibilité de s’épanouir l’un sans l’autre, la possibilité de vivre parfois en célibataire, tout en étant les piliers, les fondations indestructibles de cette famille, qui ne vaut que par ce qu’on y transmet de richesse, de valeurs et de bonheur, de gaieté, cette notion de clan respectant la liberté de chacun.

Famille où il n’y a ni dominant ni dominé, où aucun ne fait ce qu’il veut sans se préoccuper de l’autre, famille où règne l’harmonie due à une imbrication telle les alvéoles d’un rayon de miel, entre les désirs et les besoins de l’un et de l’autre, l’immense respect qui les accompagne et l’absence de frustration que ce modèle engendre.

Il y a quelque chose qui me dépasse complètement : le fait qu’avoir des enfants puisse être, pour certains, synonyme d’arrêter de vivre …

Le seul moyen de donner aux femmes et aux hommes l’envie d’avoir des enfants est de montrer aux femmes que la maternité ne les empêchera pas de vivre et de rester avant tout des femmes et de montrer aux hommes que la paternité leur permettra de devenir un homme.

Au bout de ces quelques minutes de réflexion, j’ai envie de dire aux hommes que ce n’est pas s’abaisser que de permettre à sa femme de rester elle- même !!

J’aurais pu vous faire un discours très convenu, et sans doute très attendu, en arguant que la place de la femme est au foyer et que le plus beau rôle qu’elle puisse avoir est celui de rendre heureux ses enfants et son mari.

Il y a des femmes qui sont faites pour rester à la maison et élever leurs enfants, et il y en a qui ne peuvent s’en contenter. Il n est pas question pour moi de crier avec les loups et de condamner les unes ou les autres. Juste de montrer que tout est possible.

« Forcer » les femmes à avoir de nombreux enfants ou, tout du moins, ériger le statut de famille nombreuse comme étant celui vers lequel devrait tendre tout un peuple est d’une stupidité totale. Que vaut- il mieux ? Avoir un pays à forte natalité et faire primer la quantité sur la qualité ou inversement ? Je ne pense pas que toutes les femmes soient faites pour avoir beaucoup d’enfants. Si j’osais, je dirais même que je ne pense pas que toutes les femmes soient faites pour être mères. Et je ne pense pas, non plus, que la généralisation de la famille nombreuse soit souhaitable. Etant entendu que rien n’est plus destructeur que d’être « l’enfant de trop « .

Je regarde avec un œil critique toute politique nataliste. Oui, l’Etat doit aider financièrement les familles désirant avoir des enfants, le manque d’argent ne devant pas être un frein à cette natalité désirée. Par contre, il faut faire attention. Car ce peut être une arme à double tranchant : même à échelle minime, la procréation ne doit pas devenir un moyen comme un autre de gagner sa vie.

Si il y a donc en effet des femmes qui sont faites pour rester à la maison et s’occuper de leur progéniture et -je trouve parfaitement injuste qu’elles soient regardées comme des extra-terrestres, je trouve tout aussi injuste que des femmes, dont je fais partie, qui ont choisi de vivre autrement, soient tout aussi condamnées.

Toute femme rêve d’avoir des enfants ; bien sûr que c’est un accomplissement ; bien sûr que c’est un lien vers l’immortalité. Mais permettez aux femmes d’aujourd’hui d’avoir d’autres rêves d’épanouissement que ceux que pouvaient avoir les héroïnes d’Henry Bordeaux il y a un siècle !!

Les femmes veulent des enfants ; veulent pouvoir choisir de ne pas travailler ; veulent s’épanouir professionnellement parfois aussi ; et veulent surtout rester des femmes.

Oui, il est possible d’être une maman de cinq, six, sept  enfants et d’être aussi, voir même avant tout, une femme. Il est possible d’harmoniser gravité et insouciance, sagesse et grains de folie, attention et légèreté etc. etc.

C’est possible à une condition : que nos enfants aient un père, un papa, pas un mari-de-maman-jaloux qui refuserait qu’elle sorte ; pas un père-qui-gagne-beaucoup-de-sous mais qui n’est jamais là ; un père par correspondance en quelque sorte, qui signerait les relevés de notes, distribuerait les félicitations et les punitions, arbitrerait les bagarres ; mais ne serait jamais là pour jouer, pour câliner ; pour préparer des pizzas quand maman n’est pas là ; raconter des histoires le soir quand maman est sortie avec ses copains et ses copines et qu’elle ne rentrera peut-être pas cette nuit ; préparer un gâteau pour quand maman rentrera ; partir en ballade le week-end quand maman travaille…

Dernière anecdote avant de conclure. En réfléchissant à ce que j’allais vous dire ce matin et en l’écrivant, à plusieurs reprises, je n’ai pu m’empêcher de penser au film de Todd Haynes, « Loin du Paradis ». Vous savez, ce film qui se déroule dans l’Amérique provinciale des années 50 et raconte la descente aux enfers d’une femme au foyer exemplaire, mère attentive, épouse dévouée. Elle sourit toujours, quand elle apparait dans le journal local aussi bien que quand son couple s’effondre ou quand ses amies l’abandonnent les unes après les autres, la trouvant trop amie avec son jardinier. Ce film me parait riche de deux enseignements, immuables malheureusement :

– l’importance du paraître et l’obligation morale de sauver les apparences,
-et surtout que, quoiqu’il en soit, on ne pardonne jamais rien à une femme.

Aujourd’hui encore, il m’arrive d’avoir des réflexions du type : « tu ferais mieux de t’occuper de tes enfants » ; « ça sert à quoi de voyager autant que tu le fais ? » ; « quand on a des enfants on ne sort pas comme ça le soir »… Et vous savez quoi ? Ces réflexions ne viennent pas uniquement d’hommes, mais également de femmes… C’est peut être ce qui est le plus ambigu !!!

Il ne faut pas oublier que ce qui fait la richesse d’un monde, c’est que tous les individus y soient différents. Je n’ai pas la moindre envie d’imposer mon modèle à quiconque ni la prétention de dire qu’il est le meilleur. Toutes les femmes n’ont pas les mêmes aspirations. L’important est qu’elles  fassent ce qu’elles ont envie de faire. Je me suis juste rendue compte que les femmes qui vivaient ou avaient vécu comme je le fais avaient, outre eu plus d’enfants que les autres, et qu’en plus de cela, elles avaient réussi à être les piliers de véritables lignées, de véritables familles. Et ça, il me semble que c’est la voie pour vivre éternellement.

Hélène Richard

La femme catholique a lu cet article sur NovoPress.Info



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