Archives de Tag: mariage homosexuel

« Nous vivons en France un temps de ténèbres »…

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Bernard Vergely: une néo-humanité désolidarisée du réel

e39bbd20d03511ac4a559635c84bf5cbLa femme catholique a regardé cette vidéo sur le site Le Réel


Hormones et orientation sexuelle

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Résumé
Pourquoi y a-t-il des différences sexuelles dans les comportements humains et pourquoi certains d’entre nous présentent-ils des comportements fortement liés au sexe, alors que d’autres non ? Par exemple, pourquoi certaines filles  » garçons manqués  » préfèrent-elles jouer avec des garçons ou des jouets de garçons? De même, pourquoi les individus diffèrent-ils dans leurs orientations sexuelles, certains étant attirés par des partenaires de sexe opposé, tandis que d’autres le sont par ceux de même sexe ? Les taux d’exposition à la testostérone au cours du développement prénatal pourraient constituer un élément de la réponse.
Les hormones dirigent le développement sexuelInitialement, les embryons, tant XX qu’XY, sont bipotentiels en ce qui concerne le sexe phénotypique, mais c’est l’information portée par le chromosome Y qui déclenche l’activation des testicules fœtaux ; à 8 semaines de gestation, ils produisent des androgènes, notamment de la testostérone, à des taux similaires à ceux du mâle adulte. Par contre, les ovaires fœtaux ne produisent que peu de testostérone. Il en résulte une différence sexuelle marquée dans le taux de testostérone au cours de la gestation dans l’espèce humaine.Avant la naissance, la testostérone agit, via les récepteurs aux androgènes, sur l’ébauche génitale primordiale qui conduira au développement du pénis et du scrotum plutôt qu’à celui du clitoris et des lèvres. La présence, dans le cerveau en développement, de récepteurs à la testostérone et autres androgènes, permet aux hormones de modeler le développement du cerveau, orientant le comportement ultérieur tout au long de la vie. Les preuves initiales de ces effets sont surtout basées sur l’expérimentation chez le rongeur. On sait qu’exposer des animaux femelles à la testostérone au cours du développement précoce induit un comportement mâle chez l’adulte ; à l’inverse, inhiber la production de cette hormone lors du développement du mâle conduit à l’effet opposé. Ces effets sur les comportements semblent dépendants de la testostérone et de ses dérivés qui contrôlent les processus basiques de développement du cerveau chez les rongeurs, permettant ainsi à certains neurones de vivre ou de mourir, déterminant leurs connexions et la nature de leur identité neurochimique. Des manipulations hormonales précoces ont aussi été effectuées chez d’autres espèces, y compris des primates non humains, et ont conduit à des résultats similaires, suggérant que le comportement humain dépendant du sexe serait le reflet de l’imprégnation du cerveau par la testostérone au cours de la vie précoce.
Des singes vervets au contact de jouets à caractère sexué
briefings-32-Fig-Web Gauche : femelle avec une poupée          Droite : mâle avec un camion
Adapté de Alexander & Hines, Evolution and Human Behavior (2002) 23: 467-479.
Les hormones influencent le choix de jouets à caractère  » sexué « 
La preuve majeure du rôle essentiel de l’imprégnation androgénique précoce sur le comportement humain provient des études portant sur les jeux des enfants. Par exemple, des fillettes exposées à des taux androgéniques élevés au cours de leur vie intra-utérine en raison de désordres génétiques tels que l’hyperplasie congénitale surrénalienne (CAH), ont plus d’attirance pour les jouets traditionnels de garçon, petites voitures et armes, que pour les poupées. Elles sont aussi attirées par des activités de garçon, et jouent préférentiellement avec eux. Les variations normales de l’exposition prénatale à la testostérone peuvent aussi être reliées au comportement futur de l’enfant.
Un exemple étonnant montre que les mères de fillettes très  » féminines  » présentent des taux de testostérone plus faibles durant la grossesse que celles de filles très  » garçons « . Le taux de testostérone du liquide amniotique est aussi un élément indicateur du futur comportement de l’enfant. Les recherches corrélant le choix des jouets par l’enfant en fonction de l’exposition prénatale à la testostérone remettent en cause la notion selon laquelle l’attirance pour les jouets dits  » de garçon  » ou  » de fille  » dépend de l’éducation et du contexte social. Il faut souligner que les primates non humains montrent des préférences similaires à celles des humains en ce qui concerne les jouets à caractère sexuellement orienté, suggérant que les choix préférentiels des filles et des garçons font partie de notre patrimoine ancestral.
Les hormones influencent l’orientation sexuelleLes taux d’hormones prénatales ont aussi été reliés à l’orientation sexuelle de l’individu. La plupart des femmes exposées au cours du développement prénatal à des taux de testostérone élevés, en raison d’une  » CAH « , sont hétérosexuelles ; cependant, d’une manière générale, elles montrent un intérêt réduit pour les relations hétérosexuelles et, au contraire, un intérêt accru envers des partenaires de même sexe. De plus, ces changements d’orientation sexuelle semblent corrélés à la sévérité du  » CAH « , suggérant une relation dose-réponse. D’autres comportements liés à l’exposition prénatale à la testostérone incluent la notion même d’identité sexuelle (sens profond du genre mâle ou femelle) : agression sexuelle ou empathie.
Les femmes présentant une  » CAH  » ont, au niveau des noyaux de l’amygdale, un fonctionnement cérébral de type mâle devant un visage exprimant une émotion négative, or cette région du cerveau est décrite comme une zone liée au comportement agressif. De plus, on sait, chez d’autres mammifères, que cette zone contient des récepteurs aux androgènes et que son développement est contrôlé par les androgènes.
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Les primates non humains montrent des préférences similaires à celles des humains en ce qui concerne les jouets à caractère sexuellement orienté
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Hormones et conséquences psychiatriques
Certains états psychiatriques sont liés au sexe, suggérant un rôle de l’exposition prénatale aux hormones. Par exemple, on note une prévalence des cas de syndrome autistique (SA) et de problèmes d’apprentissage chez les garçons, tandis que la dépression serait plus liée au sexe féminin. L’exposition prénatale aux androgènes est corrélée à certains traits psychologiques eux-mêmes liés au SA, tels que l’empathie. Cependant, les individus exposés à des taux élevés d’androgènes en raison de CAH ne semblent pas présenter un risque accru de SA. Les troubles envahissants du développement, tels que le SA, pourraient être un domaine où les effets génétiques directs liés au chromosome X seraient plus importants que les effets des hormones sexuelles.Nature plus éducationLes hormones et les chromosomes sexuels ne sont pas les seuls facteurs influençant l’apparition de comportements humains liés au sexe. Par exemple, les enfants miment le comportement de leurs camarades de même sexe et, quand on leur parle de choses de  » filles  » ou de choses de  » garçons « , ils montrent de l’intérêt pour les choses dont on leur a dit qu’elles concernaient plutôt leur sexe. Il est surprenant de noter que, dans une certaine mesure, les différences observées entre sexes et individus pour des jeux ou des comportements d’ordre sexuel sont innées.La testostérone sculpte le cerveau avant la naissance pour prédisposer les individus à certains penchants après la naissance, mais ces penchants peuvent être influencés ultérieurement par des expériences.

Professor Melissa Hines Dept of Psychology (Social and Developmental), University of Cambridge, UK

Traduction :

Olivier Kah et Marie-Lise Thieulant, Neurogenèse et Oestrogènes, UMR 6026 CNRS Université de Rennes, Campus de Beaulieu, Rennes , France

 
Cette brève est produite par la British Society for Neuroendocrinology et peut être utilisée librement pour l’enseignement de la neuroendocrinologie et la communication vers le public.
©British Society for Neuroendocrinology et Société de Neuroendocrinologie pour la traduction.

La croix demeure tandis que le monde tourne

Alors que la loi nihiliste   visant la désintégration de la famille et de la société, vient d’être promulguée par le chef de l’état, plus que jamais  méditons les paroles de Sainte Thérèse d’Avila.

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« Nada te turbe,

nada te espante,

todo se pasa,

Dios no se muda

La paciencia todo lo alcanzaquien

a Dios tiene nada le faltasolo Dios basta. »

« Que rien ne te trouble,

Que rien ne t’effraie;

Tout passe

Dieu ne change pas,

La patience obtient tout;

Celui qui a Dieu ne manque de rien.

Dieu seul suffit. »

 

Et n’oublions jamais!

« Stat Crux dum volvitur orbis »

« Stat Crux dum volvitur orbis »

« La croix demeure tandis que le monde tourne »

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Pour une contre-révolution religieuse !

Pour Joseph de Maistre,

la Révolution ne peut être  combattue

que par la mise en œuvre d’un principe inverse

« La Révolution française mène les hommes plus que les hommes ne la mènent.(…) Plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la Révolution, et plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique. On ne saurait trop le répéter, ce ne sont point les hommes qui mènent la Révolution, c’est la Révolution qui emploie les hommes. On dit fort bien quand on dit qu’elle va toute seule. » (Considérations sur la France, ch. I.)

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Pourquoi la validation du mariage homosexuel

par le Conseil constitutionnel

est loin de clore le sujet

 


Economies pour le gouvernement

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« Soudain, le navire bascule, une question me traverse l’esprit, une question troublante, radicale : et si on se trompait de guerre ?

Je pratique la « ligne de file », comme Guichen. Peut-être faudrait-il « rompre la ligne », comme Suffren ? J’ai accepté leur guerre à eux – celle des bleus -, qui m imposent des batailles rangées. Elles sont perdues d’avance car je ne dispose pas des armes de la grande guerre […].

Il faut donc chercher la voie contraire de ce qu’attend l’ennemi : refuser la bataille. Faire une guerre d’occasions, avec des occasionnels. J’ai voulu adapter mes guerriers à la guerre. Il faut que j’adapte ma guerre à mes guerriers. Gagner la guerre sans livrer bataille.

 Par l’art des déroutes, il faut conduire l’ennemi où on veut le cueillir, lui choisir sa route. Ne jamais lui offrir un champ de bataille, où nos soldats se font aligner comme des lapins […] On s’embusque, on harcèle, on décroche. Vainqueur ou vaincu, on reste insaisissable.

Puisque je n’ai d autre armée que celle du moment, la ruse compensera le nombre. Pas de position acquise, pas d’occupation des villes conquises. Il faut les user et durer, durer… Mettre la peur au ventre aux éclaireurs et aux flancs-gardes. Assurer la marche et la contremarche, leur donner le tournis.

Le Roman de Charette de Philippe de Villiers.

(pages 315 et 316)

La femme catholique a lu cet article sur le site Les royalistes du Nivernay-Berry 

via le Salon Beige

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Arnaud Montebourg annule sa visite

Arnaud Montebourg renonce à se rendre à St Nazaire

Christiane Taubira annule sa visite à Marseille

Erwann Binet annule ses prochaines séances de propagande

François Hollande annule sa visite à Rouen dimanche

Le ministre Aurélie Filippetti annule sa visite à Metz

Les ministres ont fui Caen

Mariage gay : les ministres discrets

Marseille : Carlotti et Filippetti se débinent

Najat Vallaud-Belkacem ne vient pas à Nantes demain samedi

Najat Vallaud-Belkacem renonce à sa visite à Toulouse

Peur du peuple : Hollande annule sa visite en Ardèche

Valérie Fourneyron a renoncé à aller dans le Loiret hier

Valerie Fourneyron annule sa visite à Orléans

Christiane Taubira annule son déplacement à Quimper

Jean-Marc Ayrault renonce à se rendre à Soustons

La visite de Nicole Bricq prévue lundi 6 mai en Limousin est annulée

 

La ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, annule sa visite à Rennes


Le Sénat a adopté le projet de loi Taubira !

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Tous les groupes demandent que figure dans le JO le vote de tous les sénateurs qui ont voté (à main levé) pour ou se sont abstenus.

Les élus qui ont voté pour ou se sont abstenus rendront des comptes devant leurs électeurs.

La défection de quelques rares élus de la majorité – la gauche dispose d’une faible majorité de 6 voix au Sénat – a été compensée par les votes de plusieurs élus UMP et UDI en faveur du texte.

Il n’est pas exclu qu’à l’Assemblée, lors de la seconde lecture prévue fin mai, la majorité fasse un « conforme, » c’est-à-dire vote le texte tel que le Sénat l’a adopté. Il n’y aurait donc pas de commission paritaire.

Ce qui n’empêchera pas l’opposition de déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel.

De notre côté, nous ne lâchons rien. Non seulement la loi n’est pas promulguée. Mais quand bien même elle serait promulguée, nous poursuivrons à défendre la famille. Et cela passera notamment par les urnes et par des recours en justice.

Plus que jamais

INDIGNEZ-VOUS!

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Stephane-Hessel1« Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l’histoire et le grand courant de l’histoire doit se poursuivre grâce à chacun. » (Stéphane Hessel, « Indignez-vous », p. 5) »


Devant le sénat du 4 au 7 avril 2013: ni ballons, ni flonflons – prière et sainte colère !

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Aucune victoire ne sera possible sans le secours divin.

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CIVITAS 

Stephane-Hessel1« Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l’histoire et le grand courant de l’histoire doit se poursuivre grâce à chacun. » (Stéphane Hessel, « Indignez-vous », p. 5) »


Manifestation de Civitas : Les Femen ont gazé des poussettes

Qui sont les féministes FEMEN


Comme George Soros avec ses Antifas anarchistes, il n’est pas très difficile de cerner la véritable nature des Femen, ces activistes féministes ukrainiennes. De même que l’ensemble de l’extrême gauche d’aujourd’hui, le groupe est payé par les milliardaires les moins capitalistes au sens de la morale bien comprise d’Adam Smith.

Le femme catholique vous conseille de lire la suite de cet article ici

Révélations scandaleuses sur une organisation sulfureuse

La journaliste d’une chaîne de télévision ayant infiltré l’organisation féministe ukrainienne a découvert des détails intéressants concernant le fonctionnement de l’organisation. Sa conclusion : les militantes ont pour objectif de se faire de la publicité et sont financées par des représentants des milieux d’affaires européens et américains.

   La femme catholique écoute    La Voix de la Russie


Le mariage transformé par ses célibataires mêmes

 

Par-delà le néo-mariage, et quelques autres revendications divertissantes, c’est la réduction au silence du moindre propos hétérodoxe qui se profile, c’est l’écrasement légal des derniers vestiges de la liberté d’expression, c’est la mise en examen automatique pour délit de lucidité.

Le mariage est une invention qui remonte à la plus haute antiquité. Je parle du mariage à l’ancienne, cette institution conformiste, vermoulue et petite-bourgeoise qui véhicule depuis la nuit des temps « les valeurs hétéro-patriarcales et familialistes » pour m’exprimer comme Christophe Girard et Clémentine Autain. Sauf erreur de ma part, cette mémorable conquête n’a pas été arrachée, l’arme à la main, de nuit, dans la précipitation et sous la menace des pires représailles, par une petite bande de fanatiques de la nuptialité bien décidés à se servir de la lâcheté des uns, de l’ambition des autres, de la démagogie tremblotante de tous, pour faire triompher leur cause. Nulle part ce type de mariage ne paraît avoir été imposé par la force. Ni en jetant à l’opinion publique un fatras précipité de raisonnements contradictoires afin d’extorquer d’elle, par sondage, une approbation apeurée. Il n’est pas davantage le fruit d’une volonté claironnée de mettre à genoux le pouvoir politique. Aucun gouvernement, à ma connaissance, n’a cédé aux partisans de la conjugalité dans la crainte de se voir accusé de gamophobie (du grec gamos, mariage).

Y a-t-il même eu « débat », à propos de cette importante « question de société », chez les Égyptiens pharaoniques, à Babylone, en Inde, à Lascaux, entre psychanalystes lacustres, sociologues troglodytes, militants de l’un ou l’autre bord ? En a-t-on discuté, dans le désert de Chaldée, à la lueur de la Grande Ourse ? A-t-on menacé de ringardisation les adversaires de cette nouveauté ? Les a-t-on accusés de ne rien comprendre à l’évolution des mœurs, de s’accrocher à des modèles désuets, d’alimenter la nostalgie d’un ordre soi-disant naturel qui ne relève que de la culture ? La Guerre des Games (de gamos, mariage, je ne le répéterai plus) a-t-elle eu lieu ?

Il semble bien que non. La chose, c’est horrible à dire, s’est faite toute seule, suivant la pente de l’espèce, laquelle sait si bien jouer sur les deux tableaux pour protéger ses intérêts, manier en même temps la carotte et le bâton, l’appât et l’hameçon, le désir de satisfaction sexuelle des individus et ses propres nécessités vitales de perpétuation, et emballer cela dans les mirages vaporeux de la pastorale romantique.

On a tout essayé, par la suite, avec le mariage. On l’a plié dans tous les sens. On a tâté de la polygamie, de la bigamie, de la monogamie, de l’adultère, du divorce à répétition, du mariage forcé, du mariage civil, du mariage religieux, du mariage d’argent, du mariage raté. On a même vu des mariages heureux. On a vu des mariages stériles et d’autres féconds, des unions dramatiques et des noces de sang. On en a fait des vaudevilles et des tragédies. Avec des placards pleins d’amants, des cocus en caleçon, des maîtresses acariâtres. Le mariage, en résumé, n’a été inventé que pour fournir des sujets de romans et pour assurer la chaîne sans fin des générations ainsi que le veut l’espèce.

Il n’en va pas exactement de même du futur mariage homosexuel, dont la genèse aura laissé tant de traces, à l’inverse de l’autre, qu’il sera aisé de la reconstituer. C’est que cette nouveauté ne va pas de soi, comme d’ailleurs la plupart des opérations expérimentales de notre temps. L’époque moderne, dont l’essence même est le soupçon dans tous les domaines, explose en cette affaire dans une sorte d’opéra-bouffe stupéfiant où la mauvaise foi et le chantage se donnent la réplique inlassablement. C’est d’abord le code civil qui a été instrumenté. On a prétendu qu’il n’y était stipulé nulle part que le mariage était réservé aux personnes de sexe opposé. Les homosexuels militants se sont engouffrés dans cet « oubli » pour exiger, au nom de l’égalité des droits, « l’accès des gays et des lesbiennes au mariage et à l’adoption ». L’exigence d’égalité est la grosse artillerie qui renverse toutes les murailles de Chine. La marche sans fin vers l’égalité absolue remplace, chez les minorités dominantes et furibondes, le défunt sens de l’Histoire. Pour ce qui est du code civil, d’abord paré de toutes les vertus, il n’a plus été qu’une sorte d’opuscule diffamatoire sitôt qu’on découvrit l’article 75, qui détermine que le mariage consiste à « se prendre pour mari et femme ». Peu soucieux de logique, les militants de la nouvelle union conclurent aussitôt à l’urgence d’une refonte de ce code que, l’instant d’avant, ils portaient aux nues. Et, en somme, puisque la loi est contre les homos, il faut dissoudre la loi.

Dans le même temps Noël Mamère, bonimenteur de Bègles, agitait son barnum ; et les notables socialistes se bousculaient au portillon de l’avenir qui a de l’avenir dans l’espoir de décrocher le titre de premier garçon d’honneur aux nouvelles épousailles. Le terrorisme et la démagogie se donnaient le bras sur le devant de la scène. On « déconstruisait » en hâte le mariage à l’ancienne. On affirmait qu’il est aujourd’hui « en crise »quand la vérité est qu’il l’a toujours été, par définition, puisqu’il unit deux personnes de sexe opposé, ce qui est déjà source de crise, et que, par-dessus le marché, il les soumet à des postulations contradictoires, le mensonge romantique et la vérité procréatrice. On rappela, contre les réactionnaires qui lient mariage et reproduction, qu’il n’en allait plus ainsi depuis la révolution contraceptive (ce qui ne pouvait manquer, ajoutait-on, de rapprocher les comportements homos et hétéros), quand c’est en fait depuis toujours, et dans toutes les civilisations, que l’on a cherché, certes avec moins d’efficacité technique qu’aujourd’hui, à réguler la fécondité, c’est-à-dire à autonomiser la sexualité par rapport à la « reproduction biologique ».

En quelques jours apparurent les étonnantes notions de « mariage fermé » (antipathique, hétéro) et de « mariage ouvert » (sympathique) puis « universel » (supersympa). On publia des sondages dans lesquels la société française déclarait qu’elle était d’accord pour applaudir aux évolutions de la société française, mais de grâce, qu’on arrête de lui brailler dans les oreilles. Les partisans du néo-mariage expliquèrent à la fois qu’il ne fallait pas interpréter leur demande comme une volonté de normalisation ou comme un désir d’imitation mais qu’il y avait de ça quand même, et que d’ailleurs ils se moquaient des institutions dont ils étaient exclus, sauf que le seul fait d’en être exclus leur apparaissait comme un outrage. Réclamant en même temps le droit à la différence et à la similitude, exigeant de pouvoir se marier par conformisme subversif et pour faire « un pied de nez à la conception traditionnelle du mariage » (comme l’écrivent encore les impayables Christophe Girard et Clémentine Autain), ils affirmaient aussi que ce même mariage, à la fois convoité et moqué, revendiqué pour être rejeté, et de toute façon transformé s’ils y accédaient jusqu’à en être méconnaissable, serait un remède souverain contre « l’alarmant taux de suicide » qui sévit chez les jeunes homosexuels, ce qui laisse supposer que ces derniers se suicident tous par désespoir de ne pouvoir convoler officiellement. On aurait pu imaginer d’autres motifs.

Mais ces réflexions tomberont très bientôt sous le coup des lois anti-homophobie qu’un gouvernement vassalisé par les associations se prépare en toute sottise à faire voter. Mieux vaut donc se taire. Par-delà le néo-mariage, en effet, et quelques autres revendications divertissantes (suppression de la mention relative au sexe sur les papiers d’identité afin d’en terminer avec les « problèmes kafkaïens rencontrés par les individus de sexe mixte, hermaphrodites, transsexuels, transgenres », ou encore « dépsychiatrisation des opérations de changement de sexe »), c’est la réduction au silence du moindre propos hétérodoxe qui se profile, c’est l’écrasement légal des derniers vestiges de la liberté d’expression, c’est la mise en examen automatique pour délit de lucidité. Il est urgent que personne ne l’ouvre pendant que se dérouleront les grandes métamorphoses qui s’annoncent, dont ce petit débat sur l’effacement de la différence sexuelle est l’avant-propos. Le néo-mariage, dans cette affaire, n’est que l’arbre baroque qui cache la prison.

*Philippe Muray est un essayiste français (1945-2006).

La femme catholique a lu cet article sur le site Nouvelles de France


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