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La femme est naturellement ordonnée à la vie du foyer

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« Enfin, ce que peut réaliser un homme valide et dans la force de l’âge ne peut être équitablement demandé à une femme ou à un enfant. L’enfant en particulier – et ceci demande à être observé strictement – ne doit entrer à l’usine qu’après que l’âge aura suffisamment développé en lui les forces physiques, intellectuelles et morales. Sinon, comme une herbe encore tendre, il se verra flétri par un travail trop précoce et c’en sera fait de son éducation.

De même, il est des travaux moins adaptés à la femme que la nature destine plutôt aux ouvrages domestiquesouvrages d’ailleurs qui sauvegardent admirablement l’honneur de son sexe et répondent mieux, par nature, à ce que demandent la bonne éducation des enfants et la prospérité de la famille« .

         De Rerum Novarum 

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Oui, pour le bien de la société, il faut revaloriser le travail de la mère au foyer et les fonctions maternelles

Il est bon de se rappeler quelques vérités dans le débat actuel sur l’individualisation de l’impôt qui veut enchaîner la femme sur le marché du travail :

« Ce sera l’honneur de la société d’assurer à la mère la possibilité d’élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation (…)

Qu’elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n’est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle ».

C’est le bienheureux Jean-Paul II qui l’écrit dans sa magnifique encycliqueLaborem exercens (chapitre 19) :

« Une juste rémunération du travail de l’adulte chargé de famille est celle qui sera suffisante pour fonder et faire vivre dignement sa famille et pour en assurer l’avenir. Cette rémunération peut être réalisée soit par l’intermédiaire de ce qu’on appelle le salaire familial, c’est-à-dire un salaire unique donné au chef de famille pour son travail, et qui est suffisant pour les besoins de sa famille sans que son épouse soit obligée de prendre un travail rétribué hors de son foyer, soit par l’intermédiaire d’autres mesures sociales, telles que les allocations familiales ou les allocations de la mère au foyer, allocations qui doivent correspondre aux besoins effectifs, c’est-à-dire au nombre de personnes à charge durant tout le temps où elles ne sont pas capables d’assumer dignement la responsabilité de leur propre vie.

L’expérience confirme qu’il est nécessaire de s’employer en faveur de la revalorisation sociale des fonctions maternellesdu labeur qui y est lié, et du besoin que les enfants ont de soins, d’amour et d’affection pour être capables de devenir des personnes responsables, moralement et religieusement adultes, psychologiquement équilibrées. Ce sera l’honneur de la société d’assurer à la mère _ sans faire obstacle à sa liberté, sans discrimination psychologique ou pratique, sans qu’elle soit pénalisée par rapport aux autres femmes _ la possibilité d’élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation selon les différents besoins de leur âge.Qu’elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n’est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle 26.

Dans ce contexte, on doit souligner que, d’une façon plus générale, il est nécessaire d’organiser et d’adapter tout le processus du travail de manière à respecter les exigences de la personne et ses formes de vie, et avant tout de sa vie de famille, en tenant compte de l’âge et du sexe de chacun. C’est un fait que, dans beaucoup de sociétés, les femmes travaillent dans presque tous les secteurs de la vie. Il convient cependant qu’elles puissent remplir pleinement leurs tâches selon le caractère qui leur est propre, sans discrimination et sans exclusion des emplois dont elles sont capables, mais aussi sans manquer au respect de leurs aspirations familiales et du rôle spécifique qui leur revient, à côté de l’homme, dans la formation du bien commun de la sociétéLa vraie promotion de la femme exige que le travail soit structuré de manière qu’elle ne soit pas obligée de payer sa promotion par l’abandon de sa propre spécificité et au détriment de sa famille dans laquelle elle a, en tant que mère, un rôle irremplaçable ».

123455xj2La femme catholique a lu ces articles sur Le salon beige

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“Femmes aujourd’hui” : manifeste pour une autre vision de la femme

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Nous, qui sommes Femmes et heureuses de l’être, estimons que :

« La femme d’aujourd’hui ne peut se reconnaître dans les mouvements féministes qui, au nom de l’égalité homme-femme, renient la féminité dans sa globalité, en amputant la femme de ses spécificités et de ses forces ». Il en résulte un appauvrissement de la société dans son ensemble.

1. Ce qu’est la femme

Ses forces : la femme est indispensable à l’accueil de l’être humain et complément du masculin. Cette complémentarité, qui n’est pas une “opposition”, conditionne l’humanité même. Elle est dotée d’attributs spécifiques et ne peut résulter de choix individuels. Son apport nécessaire à la société est d’une richesse unique et irremplaçable, différente de celle de l’homme.

Ses fragilités : elle est victime de l’image négative et dégradée de la femme dans son rapport à la maternité et au travail, qui a pu se développer dans certaines sociétés archaïques et qui fut paradoxalement reprise par le féminisme libertaire. Ce féminisme a ainsi contribué à culpabiliser et complexer les mères, à renforcer la pression des entreprises sur les femmes enceintes, à développer un modèle malthusien encourageant le recours à l’IVG, et entravant l’aspiration maternelle chez les femmes.

Or l’équilibre de notre société réside dans le plein accomplissement des aspirations familiales et “sociétales”de la femme, source de sa véritable liberté.

En effet, la vocation de la femme n’est pas obligatoirement ou uniquement dans le travail, elle est le cœur de la famille et de la société au sens large, c’est à dire que la société a besoin de la femme en tant qu’“être” engagé, que ce soit dans un engagement familial, associatif, politique, caritatif pour un “monde meilleur”… maternité incluse.

2. Propositions pour le respect de toute femme :

 

Changement de regard radical de la société sur la vocation de la femme :

la femme n’est pas “identique à l’homme” : égale en droit, mais différente et complémentaire.

Reconnaissance sociale de la maternité : rendre à la maternité sa fonction de pilier de la société. Dénoncer les pressions sociales, familiales ou professionnelles sur les femmes qui pourraient envisager une grossesse, la loi du silence concernant l’IVG et ses risques médicaux et psychologiques. Isolement de nombreuses mères. Surcharge imposée à de nombreuses femmes souvent forcées d’assumer seule à la fois le quotidien du foyer, l’accompagnement des enfants et une vie professionnelle active.

Évaluation de l’intérêt économique de la fonction d’éducateurs exercée majoritairement par la femmecréation d’un revenu parental pour toute personne choisissant de se consacrer entièrement à ce rôle essentiel et inscription dans le PIB : les modèles rénovés d’évaluation de la richesse nationale doivent parvenir à intégrer la parentalité.

Renforcement du lien social et familial : propositions de médiations pour aider à stabiliser la cellule de base de la société qu’est la famille (relations entre conjoints et entre parents et enfants ), et accompagnement spécifique des familles monoparentales.

3. En notre qualité de femmes et au nom de toutes les femmes silencieuses nous réclamons instamment :

– le respect et la protection de l’enfance, notamment en ce qui concerne les programmes télévisés.

– une éducation affective et sexuelle respectueuse de l’être humain et de l’altérité homme-femme.

– l’abolition immédiate de l’enseignement de la théorie du genre (gender), qui nie l’altérité.

– une politique active de prévention de l’IVG : lutte contre les discriminations faites aux femmes enceintes dans les entreprises et les pressions pour qu’elles avortent, moyens importants pour prévenir l’avortement chez les mineures et mieux accompagner celles qui souhaitent garder leur enfant (informations, associations).

– la lutte contre les violences faites aux femmes (discriminations professionnelles, prostitution, pornographie, violences morales et sexuelles, incitation à l’IVG, risques psychologiques liés à l’IVG non pris en compte).

 

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Par Sabine Faivre, Catherine VierlingAude Mirkovic, Cécile Edel, Marie de Nicolay etCatherine Giner, fondatrices de “Femmes aujourd’hui”, un collectif lancé le 20 juin 2011.

 

 e39bbd20d03511ac4a559635c84bf5cbLa femme catholique a lu cet article sur le site Nouvelles de France


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