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Benoît XVI parle de Saint Joseph

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Chers frères et soeurs !

(…). Je désire aujourd’hui porter mon regard sur la figure de saint Joseph. Dans la page évangélique de ce jour, saint Luc présente la Vierge Marie comme « fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David » (Lc 1, 27). C’est toutefois l’évangéliste Matthieu qui accorde le plus d’importance au père putatif de Jésus, en soulignant que, à travers lui, l’Enfant résultait légalement inscrit dans la descendance de David, et accomplissait ainsi les Écritures, dans lesquelles le Messie était prophétisé comme « fils de David ». Mais le rôle de Joseph ne peut certainement pas se réduire à cet aspect juridique. Il est le modèle de l’homme « juste » (Mt 1, 19), qui, en parfaite harmonie avec son épouse, accueille le Fils de Dieu fait homme et veille sur sa croissance humaine. C’est pourquoi, au cours des jours qui précèdent Noël, il est plus que jamais opportun d’établir une sorte de dialogue spirituel avec saint Joseph, afin qu’il nous aide à vivre en plénitude ce grand mystère de la foi.

Le bien-aimé Pape Jean-Paul II, qui avait une profonde dévotion pour saint Joseph nous a laissé une méditation admirable qui lui est consacrée dans l’Exhortation apostolique Redemptoris Custos, « Le Gardien du Rédempteur »Le Gardien du Rédempteur, exhortation apostolique de Jean-Paul II.

Parmi les nombreux aspects qu’il met en lumière, un accent particulier est placé sur le silence de saint Joseph. Son silence est un silence empreint de contemplation du mystère de Dieu, dans une attitude de disponibilité totale aux volontés divines. En d’autres termes, le silence de saint Joseph ne manifeste pas un vide intérieur, mais au contraire la plénitude de foi qu’il porte dans son cœur, et qui guide chacune de ses pensées et chacune de ses actions. Un silence grâce auquel Joseph, à l’unisson avec Marie, conserve la Parole de Dieu, connue à travers les Ecritures Saintes, en la confrontant en permanence avec les événements de la vie de Jésus ; un silence tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa sainte volonté et de confiance sans réserve à sa providence. Il n’est pas exagéré de penser que c’est précisément de son « père » Joseph que Jésus a appris – sur le plan humain – la solidité intérieure qui est le présupposé de la justice authentique, la « justice supérieure » qu’Il enseignera un jour à ses disciples (cf. Mt 5, 20).

Laissons-nous « contaminer » par le silence de saint Joseph !

Nous en avons tant besoin, dans un monde souvent trop bruyant, qui ne favorise pas le recueillement et l’écoute de la voix de Dieu. En ce temps de préparation à Noël, cultivons le recueillement intérieur, pour accueillir et conserver Jésus dans notre vie.

Benoît XVI, Angélus place Saint Pierre, 18 décembre 2005

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Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, 19 mars, nous célébrons la solennité de saint Joseph, mais étant donné que celle-ci tombe le troisième dimanche du Carême, sa célébration liturgique est reportée à demain. Cependant, le contexte marial de l’Angélus nous invite à nous pencher aujourd’hui avec vénération sur la figure de l’époux de la Bienheureuse Vierge Marie et Patron de l’Eglise universelle. Je suis heureux de rappeler que le bien-aimé Jean-Paul II avait également une grande dévotion pour saint Joseph à qui il consacra l’Exhortation apostolique Redemptoris Custos – le Gardien du Rédempteur, et de l’assistance duquel il fit certainement l’expérience à l’heure de sa mort.

La figure de ce grand Saint, même s’il est resté plutôt caché, revêt une importance fondamentale dans l’histoire du salut. Avant tout, appartenant à la tribu de Juda, il relia Jésus à la descendance davidique, si bien que, réalisant les promesses concernant le Messie, le Fils de la Vierge Marie peut vraiment être appelé « fils de David ». L’Évangile de Matthieu, en particulier, met en relief les prophéties messianiques qui trouvent leur accomplissement grâce au rôle de Joseph : la naissance de Jésus à Bethléem (2, 1-6) ; son passage en Egypte, où la sainte famille s’était réfugiée (2, 13-15) ; le surnom de « Nazaréen » (2, 22-23). A l’instar de son épouse, Marie, il s’est montré en tout cela, un authentique héritier de la foi d’Abraham : foi dans le Dieu qui conduit les événements de l’histoire selon son mystérieux dessein de salut. Sa grandeur, comme celle de Marie, ressort encore davantage du fait que sa mission se soit accomplie dans l’humilité et la vie cachée de la maison de Nazareth. Du reste, Dieu lui-même dans la Personne de son Fils incarné, a choisi cette voie et ce style – l’humilité et la vie cachée – dans son existence terrestre.

L’exemple de saint Joseph est pour nous tous une puissante invitation à accomplir avec fidélité, simplicité et modestie, le rôle que la Providence nous a confié. Je pense avant tout aux pères et aux mères de famille, et je prie afin qu’ils sachent toujours apprécier la beauté d’une vie simple, de travail, en cultivant avec tendresse la relation conjugale et en accomplissant avec enthousiasme la grande et difficile mission éducative. Que saint Joseph obtienne pour les prêtres, qui exercent la paternité vis à vis des communautés ecclésiales, d’aimer l’Eglise avec affection et dévouement total, et qu’il aide les personnes consacrées à observer, dans la joie et la fidélité, les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Qu’il protège les travailleurs du monde entier, afin qu’ils contribuent à travers leurs différentes professions, au progrès de l’humanité tout entière et qu’il aide chaque chrétien à faire, avec confiance et avec amour, la volonté de Dieu, en coopérant ainsi à l’accomplissement de l’œuvre du salut.

ROME, intervention du pape Benoît XVI lors de la prière de l’Angélus du dimanche 19 mars.

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Tolkien nous révèle le secret d’un mariage heureux

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Une lettre que le célèbre écrivain britannique envoya à son fils dévoile un aspect inédit de l’auteur du « Seigneur des anneaux ».

J.R.R. Tolkien était un romantique. Quand il rencontra sa future femme Edith, à l’âge de 16 ans, ce fut le coup de foudre, et instantanément il entreprit de lui faire une cour informelle. Mais lorsque le prêtre qui était son tuteur découvrit sa romance, il lui interdit tout contact avec Edith avant d’avoir atteint ses 21 ans, afin de ne pas le distraire de ses études. Tolkien obéit à contrecœur. Pendant cinq longues années, il attendit celle qu’il savait être son âme sœur. Le soir de ses 21 ans, il écrivit une lettre à Edith, lui déclarant son amour et lui demandant sa main. Une semaine plus tard, ils étaient fiancés.

Toute sa vie, Tolkien écrivit des poèmes d’amour à sa femme, et dans ses lettres à ses amis, il parlait d’elle en termes enthousiastes. Mais l’hommage le plus célèbre et le plus durable pour sa femme bien-aimée fut peut-être de tisser leur roman d’amour dans la mythologie de la Terre du Milieu, à travers l’histoire de Beren et Luthien. Difficile de trouver un hommage plus émouvant.

Il écrivit à son fils Christopher : « Je n’ai jamais appelé Edith ‘Luthien’ – mais elle était la source de l’histoire qui, avec le temps, devint la pièce maîtresse du Silmarillion. Elle fut d’abord conçue dans une petite clairière au milieu des bois à Roos, dans le Yorkshire (où je commandais alors un avant-poste de la Garnison de Humber en 1917, et elle avait pu me rejoindre pendant quelques temps). À cette époque, ses cheveux étaient noirs comme du jais, sa peau claire, ses yeux brillants comme tu ne les as jamais vus, et elle pouvait chanter et danser ».

Même dans la mort, Tolkien ne voulut pas quitter son Edith. Il est enterré à côté d’elle sous une unique pierre tombale, sur laquelle sont gravés les noms de Beren et Luthien.

L’amour réel implique le renoncement à soi-même

J.R.R. Tolkien a connu 55 ans de bonheur dans le mariage. À l’opposé, le taux de divorce à l’heure actuelle atteint des sommets choquants, et certains abandonnent même le mariage monogamique en assurant qu’il n’est tout simplement ni possible ni sain. Qu’est-ce que Tolkien a fait que ne font pas tant de mariages ? Comment s’y est-il pris ? La réponse est simple : il avait compris que l’amour réel implique le renoncement de soi-même.

La notion moderne d’amour se réduit au seul sentiment, et se focalise en premier lieu sur le soi. Si quelqu’un vous attire, s’il fait battre votre cœur plus vite, alors vous pouvez dire que vous êtes amoureux, selon les critères de notre temps. Même s’il était profondément attaché à sa femme, Tolkien rejetait cette idée superficielle de l’amour. Il adoptait la vision catholique du véritable amour comme étant tourné vers l’autre – quelque chose qui exige de sacrifier ses instincts naturels et qui est un acte de volonté déterminé.

Pour illustrer les vues profondes de Tolkien sur l’amour conjugal, voici un extrait d’une lettre à son fils, Michael Tolkien. Elle révèle un aspect de Tolkien qui n’est pas familier à beaucoup. Pour ceux qui n’ont qu’une notion ultra sentimentale de l’amour, ses mots peuvent choquer, voire être agressifs. Pourtant, il dit des vérités qui, une fois comprises et acceptées, peuvent apporter un bonheur véritable et durable au mariage. Voici une version abrégée de cette lettre.

« Les hommes ne le sont pas [monogames]. Les hommes ne le sont tout simplement pas. La monogamie est pour nous les hommes un exemple d’éthique ‘révélée’, en accord avec la foi, et non avec la chair. Cependant, un monde déchu est par essence un monde où l’on ne peut atteindre le meilleur par une libre jouissance ou par ce qu’on appelle ‘l’accomplissement de soi’ (joli mot qui désigne en général l’autocomplaisance, tout à fait opposée à l’accomplissement des autres), mais par l’abnégation, la souffrance. La foi en le mariage chrétien entraîne ceci : une grande mortification.

Le mariage est un combat

Un homme chrétien ne peut y échapper. Le mariage peut aider à sanctifier et à diriger le désir sexuel vers son objet propre ; sa grâce peut l’aider dans la lutte, mais la lutte n’en demeure pas moins. Le mariage ne le satisfera pas…

Aucun homme, si sincèrement qu’il ait aimé sa fiancée ou sa jeune épouse au début, ne lui est resté fidèle, dans son esprit et son corps, dans leur mariage, sans l’exercice délibéré et conscient de la volonté, sans abnégation. Trop peu d’hommes le savent— même ceux qui ont été élevés ‘dans l’Église’. Quand la fascination disparaît, ou simplement s’étiole, ils pensent qu’ils ont commis une erreur, et qu’il leur faut encore trouver la véritable âme sœur. La véritable âme sœur s’avère trop souvent être la première personne sexuellement attirante qui passe. Quelqu’un qu’ils auraient en effet gagné à épouser si seulement… D’où le divorce, pour effacer le ‘si seulement’. »

Et bien entendu ils ont tout à fait raison : ils ont commis une erreur. Seul un homme très sage, à la fin de sa vie, pourrait énoncer un jugement juste concernant la femme que, parmi toutes les possibilités, il aurait gagné à épouser ! Quasiment tous les mariages, même ceux qui sont heureux, sont des erreurs : dans le sens où presque certainement les deux partenaires auraient pu trouver des compagnons plus adéquats. Mais la véritable « âme sœur » est de fait celle avec laquelle vous êtes marié. ..

Comme je le disais, beaucoup de personnes pourraient se sentir offensées par la franchise de Tolkien sur le mariage. « Si tu aimes vraiment quelqu’un, pourraient-ils arguer, cela ne devrait pas être difficile de l’aimer ! Cela ne devrait pas être une lutte. Le mariage, une mortification ? C’est insultant ! Vous ne devez pas vraiment aimer votre femme. »

Car l’amour réel est un combat contre l’amour de soi. C’est une lutte contre notre nature déchue, très égoïste. C’est une mort qui donne la vie. Et n’importe quel homme qui est honnête avec lui-même admettrait que Tolkien a raison. Le combat pour la chasteté et la fidélité ne finit jamais, quel que soit l’amour que vous avez pour votre femme. L’essence de l’amour, c’est un acte de la volonté. Les sentiments vont et viennent dans le mariage. Ceux qui vivent un mariage heureux sont ceux qui ont choisi : choisi d’aimer leur femme plus qu’eux-mêmes, qui ont choisi de sacrifier leur désir éphémère pour un bonheur durable, qui ont choisi de donner plutôt que de prendre.

Et vous savez quoi ? Quand vous choisissez d’être fidèle, le bonheur viendra inévitablement. Et cependant, beaucoup abandonnent au moment où les choses deviennent difficiles — au moment précis où, s’ils choisissaient tout simplement d’être fidèles et de se battre, ils trouveraient le bonheur qui les attend au bout du tunnel. Comme l’écrivait G.K. Chesterton, un autre catholique heureux en mariage : « J’ai connu beaucoup de mariages heureux, mais aucun compatible. Tout le but du mariage est de combattre et de survivre au moment où l’incompatibilité devient incontestable. Parce que, de toute façon, l’homme et la femme, en tant que tels, sont incompatibles ».

La vraie joie et le bonheur durable dans le mariage sont possibles. Combien de mariage, y compris celui de Tolkien, l’ont prouvé. Mais nous ne connaîtrons jamais cette joie si nous restons centrés sur nous-mêmes. Vous devez, paradoxalement, vous oublier vous-mêmes pour trouver le bonheur que vous cherchez.

Messieurs, si vous voulez un mariage heureux et fidèle, vous devez mourir à vous-mêmes. Vous devez faire passer votre femme en premier. Vous devez l’aimer dans le sacrifice et le déni de soi— comme le Christ a aimé son épouse l’Église. Voilà le secret, simple, à côté duquel tant de monde passe.

123455xj2La femme catholique a lu cet article sur le site  Aletéia


La femme est naturellement ordonnée à la vie du foyer

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« Enfin, ce que peut réaliser un homme valide et dans la force de l’âge ne peut être équitablement demandé à une femme ou à un enfant. L’enfant en particulier – et ceci demande à être observé strictement – ne doit entrer à l’usine qu’après que l’âge aura suffisamment développé en lui les forces physiques, intellectuelles et morales. Sinon, comme une herbe encore tendre, il se verra flétri par un travail trop précoce et c’en sera fait de son éducation.

De même, il est des travaux moins adaptés à la femme que la nature destine plutôt aux ouvrages domestiquesouvrages d’ailleurs qui sauvegardent admirablement l’honneur de son sexe et répondent mieux, par nature, à ce que demandent la bonne éducation des enfants et la prospérité de la famille« .

         De Rerum Novarum 

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Oui, pour le bien de la société, il faut revaloriser le travail de la mère au foyer et les fonctions maternelles

Il est bon de se rappeler quelques vérités dans le débat actuel sur l’individualisation de l’impôt qui veut enchaîner la femme sur le marché du travail :

« Ce sera l’honneur de la société d’assurer à la mère la possibilité d’élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation (…)

Qu’elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n’est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle ».

C’est le bienheureux Jean-Paul II qui l’écrit dans sa magnifique encycliqueLaborem exercens (chapitre 19) :

« Une juste rémunération du travail de l’adulte chargé de famille est celle qui sera suffisante pour fonder et faire vivre dignement sa famille et pour en assurer l’avenir. Cette rémunération peut être réalisée soit par l’intermédiaire de ce qu’on appelle le salaire familial, c’est-à-dire un salaire unique donné au chef de famille pour son travail, et qui est suffisant pour les besoins de sa famille sans que son épouse soit obligée de prendre un travail rétribué hors de son foyer, soit par l’intermédiaire d’autres mesures sociales, telles que les allocations familiales ou les allocations de la mère au foyer, allocations qui doivent correspondre aux besoins effectifs, c’est-à-dire au nombre de personnes à charge durant tout le temps où elles ne sont pas capables d’assumer dignement la responsabilité de leur propre vie.

L’expérience confirme qu’il est nécessaire de s’employer en faveur de la revalorisation sociale des fonctions maternellesdu labeur qui y est lié, et du besoin que les enfants ont de soins, d’amour et d’affection pour être capables de devenir des personnes responsables, moralement et religieusement adultes, psychologiquement équilibrées. Ce sera l’honneur de la société d’assurer à la mère _ sans faire obstacle à sa liberté, sans discrimination psychologique ou pratique, sans qu’elle soit pénalisée par rapport aux autres femmes _ la possibilité d’élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation selon les différents besoins de leur âge.Qu’elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n’est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle 26.

Dans ce contexte, on doit souligner que, d’une façon plus générale, il est nécessaire d’organiser et d’adapter tout le processus du travail de manière à respecter les exigences de la personne et ses formes de vie, et avant tout de sa vie de famille, en tenant compte de l’âge et du sexe de chacun. C’est un fait que, dans beaucoup de sociétés, les femmes travaillent dans presque tous les secteurs de la vie. Il convient cependant qu’elles puissent remplir pleinement leurs tâches selon le caractère qui leur est propre, sans discrimination et sans exclusion des emplois dont elles sont capables, mais aussi sans manquer au respect de leurs aspirations familiales et du rôle spécifique qui leur revient, à côté de l’homme, dans la formation du bien commun de la sociétéLa vraie promotion de la femme exige que le travail soit structuré de manière qu’elle ne soit pas obligée de payer sa promotion par l’abandon de sa propre spécificité et au détriment de sa famille dans laquelle elle a, en tant que mère, un rôle irremplaçable ».

123455xj2La femme catholique a lu ces articles sur Le salon beige


SAVOIR PERDRE SON TEMPS

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Nous avons besoin de travailler pour manger et pour vivre.

L’accomplissement de la tâche nourricière nous absorbe tout entier et nous continuons à travailler de peur qu’il ne nous manque quelque chose, alors même qu’il ne nous manque plus rien, et que nous suffoquons sous la quantité des objets que nous fabriquons, que nous achetons, voire même que nous pourrions acheter. De fil en aiguille, nous travaillons pour travailler comme si, en soi, le travail avait quelque valeur. Nous avons oublié qu’il était ordonné à autre chose qu’à la chose qu’il représente. Il devient à lui-même sa propre fin et, comme tel, il nous ennuie. Au lieu que le travail soit réalisé pour l’homme, tout se passe comme si c’était l’homme qui était fait pour le travail. Nous nous emmurons en lui et nous faisons de cette tombe laborieuse un des plus grands sujets de gloire.

Combien d’infidélités à l’autre et d’inattentions le travail n’excuse-t-il pas ? Combien de lâchetés n’y a-t-il pas dans notre précipitation, dans le débordement de nos professions mises au premier rang de nos soucis?

Nous travaillons pour que jamais rien ne nous manque, ou – plus subtilement encore – pour que rien ne manque à nos familles et à nos frères. Les grandes causes se confondent avec le gavage des oies.

Un jour ou l’autre, cependant, alors que nous croirons « avoir tout fait » pour notre femme, notre enfant ou notre frère et qu’ils ne « manqueront de rien », nous nous étonnerons d’apprendre qu’ils sont malades d’être rassasiés et qu’ils demandent autre chose. Nous demanderons encore « quoi faire », incapables que nous serons d’entrevoir que nous « faisons » trop et que c’est de cela qu’ils meurent. Ils ne sont mesurés qu’à l’empan de notre effort ou de notre fatigue et nous leur disons trop que c’est « pour eux ». Les gouttes de sueur et le mérite de l’effort ne valorisent que nous.

L’âpreté au travail est l’obstacle majeur à la découverte de l’espace vide qui, dans nos cœurs, témoigne des autres : nous faisons mine d’y entasser la fausse présence de nos bricoles. Ils ne perçoivent même plus que nous confisquons un air et un espace qui sont les leurs tant ils sont submergés de nos préoccupations agressives ou doucereuses. Ils ne peuvent plus y échapper sans nous irriter. Aussi la seule manière qui soit à leur disposition de nier ou de refuser cette invasion est de se nier eux-mêmes très inconsciemment certes, mais très efficacement. En tant qu’objets de notre besoin, ils disparaissent dans la maladie ce qui n’est pas sans entraîner une certaine satisfaction et le redoublement de la possession… car, s’ils sont malades, il faut bien que nous leur venions en aide. Cercle infernal dans lequel notre activité tourne à vide sur elle-même et ne témoigne de rien d’autre. Elle nous « défait ».

« Il y a quelque chose de pire que l’oisiveté pour défaire un homme : le travail – dit Jean Sullivan dans « Le plus petit abîme » – quelque chose de pire que l’échec : la réussite… Je vais te dire ce que ta femme, tes enfants attendent de toi : que tu existes ».

La tentation du pseudo-dépassement de soi dans le labeur est subtile. D’autant plus que le surmenage attristant qui l’atteste ne va pas sans une secrète jouissance. Il sert de révélateur discret ou éclatant à la valeureuse et souffrante image que nous nous faisons et que les autres se font de nous. Le « forcing » est au travail ce que le perfectionnisme est à la prière: mécanisme d’engloutissement. « Ne pas perdre une minute », ne pas savoir « rester sans rien faire », sont des formules qui, érigées ici et là en formules d’éducation, dénotent l’organisation contraignante qui nous dévore dans nos loisirs mêmes et nous dépossède jusqu’au dénuement de tout plaisir.

La préoccupation, la dépendance, la fatigue et l’usure nous rassurent et nous justifient. Elles nous font accéder au sentiment névrotique d’exister. Nous en avons besoin comme d’une drogue. Plus la vie prend d’accélération, plus 1′automatisme de nos gestes nous rend ivres et moins nous percevons le sens de la vie dans le surcroît d’une présence qui cesse d’être efficace. Le militantisme du chrétien, le pointillisme du religieux, l’extensionisme de l’homme d’affaires sont des contrefaçons de l’action dans leur ordre respectif: social, religieux, familial. Ces contrefaçons mènent tôt ou tard à la faillite, à l’isolement ou à la dépression nerveuse.

L’enfouissement dans le travail est peut-être le plus grand obstacle à la découverte de soi et de l’autre. Il n’est pas vrai que l’homme ne se réalise que dans l’action. L’action ne se soutient que si, dans et au-delà de la transformation et de son objet, elle ouvre sur « autre chose », sur une présence à soi et à l’autre, irréductible à la satisfaction de la production. Au cœur de toute production vraie, quelque chose est « donné », qui n’est pas de son ordre. Celui qui travaille vraiment éprouve toujours l’objet de son travail comme un don. S’il en est ainsi, c’est que l’ouvrage ou l’œuvre ont remplacé la besogne.

Plus que nous, nos grands-mères s’entendaient à distinguer l’ouvrage de la besogne. La besogne répond à la nécessité de cuisiner, d’entretenir la maison pour la « faire tourner ». Elle est un travail qu’il est nécessaire d’accomplir. L’ouvrage, lui, n’est pas dénué d’une note de nécessité, mais, plus que la besogne, il implique la dimension d’un désir ; c’est une broderie, un tricot, une layette… Il demande une participation du cœur car il s’adresse au cœur de l’autre. Il est rarement confectionné dans la précipitation de la contrainte. Il célèbre plutôt le moment d’une existence. Il demande du temps et que l’on en parle. Le temps qui lui est consacré se confond avec la silencieuse parole déjà adressée au bébé qui va naître ou avec le souvenir qui rend présent celui ou celle auquel il est destiné. L’ouvrage devient le support de la parole qu’on dit à quelqu’un…

Quand est désamorcé le besoin d’agir, la production de l’homme devient œuvre. Au lieu de s’évanouir dans la vanité de son auteur, l’œuvre s’en détache. Elle témoigne d’une autre existence et se donne comme porteuse d’un message que saura lire ou sentir en elle l’absent auquel elle s’adresse.

Ainsi comme n’importe quelle activité portant le sceau de l’humain, le travail peut être prière. Comme elle, il est passage de la contrainte de l′obligation à la gratuité de l’amour. Les gens qui prient vraiment comme ceux qui travaillent vraiment, on les reconnaît à ceci qu’ils n’économisent pas leur souffle en même temps que leur prière et leurs travaux ne sont encombrants pour personne. Ils savent, d’ailleurs, merveilleusement perdre leur temps. C’est que pour eux, il n’y a pas de temps perdu. Le temps, l’espace, le savoir ne sont plus vécus seulement comme des objets à acquérir et qui les rassasieraient, mais aussi comme la révélation de leur présence à eux-mêmes, au monde et à Dieu.

123455xj2La femme catholique a lu cet article sur le site de Denis VASSE, s. j.

Extrait de :« Le temps du désir », Le Seuil 1969. in Vie Chrétienne, N°322, juillet 1988, p.1-3.


“Femmes aujourd’hui” : manifeste pour une autre vision de la femme

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Nous, qui sommes Femmes et heureuses de l’être, estimons que :

« La femme d’aujourd’hui ne peut se reconnaître dans les mouvements féministes qui, au nom de l’égalité homme-femme, renient la féminité dans sa globalité, en amputant la femme de ses spécificités et de ses forces ». Il en résulte un appauvrissement de la société dans son ensemble.

1. Ce qu’est la femme

Ses forces : la femme est indispensable à l’accueil de l’être humain et complément du masculin. Cette complémentarité, qui n’est pas une “opposition”, conditionne l’humanité même. Elle est dotée d’attributs spécifiques et ne peut résulter de choix individuels. Son apport nécessaire à la société est d’une richesse unique et irremplaçable, différente de celle de l’homme.

Ses fragilités : elle est victime de l’image négative et dégradée de la femme dans son rapport à la maternité et au travail, qui a pu se développer dans certaines sociétés archaïques et qui fut paradoxalement reprise par le féminisme libertaire. Ce féminisme a ainsi contribué à culpabiliser et complexer les mères, à renforcer la pression des entreprises sur les femmes enceintes, à développer un modèle malthusien encourageant le recours à l’IVG, et entravant l’aspiration maternelle chez les femmes.

Or l’équilibre de notre société réside dans le plein accomplissement des aspirations familiales et “sociétales”de la femme, source de sa véritable liberté.

En effet, la vocation de la femme n’est pas obligatoirement ou uniquement dans le travail, elle est le cœur de la famille et de la société au sens large, c’est à dire que la société a besoin de la femme en tant qu’“être” engagé, que ce soit dans un engagement familial, associatif, politique, caritatif pour un “monde meilleur”… maternité incluse.

2. Propositions pour le respect de toute femme :

 

Changement de regard radical de la société sur la vocation de la femme :

la femme n’est pas “identique à l’homme” : égale en droit, mais différente et complémentaire.

Reconnaissance sociale de la maternité : rendre à la maternité sa fonction de pilier de la société. Dénoncer les pressions sociales, familiales ou professionnelles sur les femmes qui pourraient envisager une grossesse, la loi du silence concernant l’IVG et ses risques médicaux et psychologiques. Isolement de nombreuses mères. Surcharge imposée à de nombreuses femmes souvent forcées d’assumer seule à la fois le quotidien du foyer, l’accompagnement des enfants et une vie professionnelle active.

Évaluation de l’intérêt économique de la fonction d’éducateurs exercée majoritairement par la femmecréation d’un revenu parental pour toute personne choisissant de se consacrer entièrement à ce rôle essentiel et inscription dans le PIB : les modèles rénovés d’évaluation de la richesse nationale doivent parvenir à intégrer la parentalité.

Renforcement du lien social et familial : propositions de médiations pour aider à stabiliser la cellule de base de la société qu’est la famille (relations entre conjoints et entre parents et enfants ), et accompagnement spécifique des familles monoparentales.

3. En notre qualité de femmes et au nom de toutes les femmes silencieuses nous réclamons instamment :

– le respect et la protection de l’enfance, notamment en ce qui concerne les programmes télévisés.

– une éducation affective et sexuelle respectueuse de l’être humain et de l’altérité homme-femme.

– l’abolition immédiate de l’enseignement de la théorie du genre (gender), qui nie l’altérité.

– une politique active de prévention de l’IVG : lutte contre les discriminations faites aux femmes enceintes dans les entreprises et les pressions pour qu’elles avortent, moyens importants pour prévenir l’avortement chez les mineures et mieux accompagner celles qui souhaitent garder leur enfant (informations, associations).

– la lutte contre les violences faites aux femmes (discriminations professionnelles, prostitution, pornographie, violences morales et sexuelles, incitation à l’IVG, risques psychologiques liés à l’IVG non pris en compte).

 

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Par Sabine Faivre, Catherine VierlingAude Mirkovic, Cécile Edel, Marie de Nicolay etCatherine Giner, fondatrices de “Femmes aujourd’hui”, un collectif lancé le 20 juin 2011.

 

 e39bbd20d03511ac4a559635c84bf5cbLa femme catholique a lu cet article sur le site Nouvelles de France


Profession mère au foyer

 

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A moins d’avoir une situation très particulière, faire l’école à la maison implique un parent au foyer. Donc un salaire en moins.

« Après tous les combats des féministes, TOI tu ne veux pas travailler?! »

Les féministes se sont battues pour que nous ayons le choix de travailler ou de rester à la maison.

Mais la « conquête sociale » est presque devenue obligation économique. C’est ça, la liberté moderne de la femme: travaille… ou travaille.

De la profession respectée de mère et d’épouse, nous sommes passées au devoir absolu de tout gérer à la fois: carrière, maison, couple, et enfants.

Vous n’imaginez pas le nombre de femmes autour de moi qui rêvent d’arrêter de travailler pour devenir mère au foyer, mais qui ne le peuvent pas parce que leur mari est terrifié à l’idée de perdre des revenus.

« Mais… tu ne gagnes pas un sou? »

Je n’ai aucun problème avec le fait de ne pas rapporter d’argent. Mon mari travaille pour faire bouillir la marmite. Et moi, je travaille à la maison, à instruire tout ce petit monde.

On se soutient mutuellement, mais chacun son job.

« Sainte Elisabeth Badinter » hurlerait que je suis dépendante de mon mari. Oui, et alors? Ne vaut-on socialement que par le fric que l’on gagne? Et mon mari, n’est-il pas lui aussi dépendant de moi, avec le travail que j’accomplis chaque jour avec les enfants et la maison?

Oui nous pourrions gagner plus d’argent si j’avais un emploi rémunéré. Mais nous aurions aussi plus de dépenses.

Frais de scolarité, cantine, nounou, femme de ménage, augmentation du taux d’imposition, essence, …

On gagne moins, on consomme moins, mais on vit mieux.

Et surtout, le soir, j’ai vraiment la sensation d’avoir été utile. De faire quelque chose qui change la vie de ceux que j’aime.

Forbes a publié récemment un article sur les dix métiers qui rendent le plus heureux, créant la surprise. Les métiers d’altruisme, qui placent l’autre au cœur, arrivent en tête (prêtre, pompier, et kinésithérapeute sont les métiers les plus épanouissants). Ce ne sont pas les métiers les mieux rémunérés, loin de là: ce sont des métiers d’assistance.

Pour être heureux, il faut se sentir utile.

Et quoi de plus utile que d’élever nos enfants?

Le féminisme et l’enfant.

J’ai lu récemment une phrase qui m’a interpellée sur le blog de Pénélope Trunk:

« The big losers in the feminist revolution were kids – now they leave their parents earlier than ever before ».

Les grands perdants de la révolution féministe sont les enfants-dès lors ils ont dû quitter leurs parents plus tôt qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant

Je pense que je n’aurais jamais pu lire une telle phrase dans un média français.

La mode est à la « déculpabilisation ». Il ne faut pas « s’oublier », penser à son bonheur propre, à ce que nous voulons vraiment…

Les divorces fleurissent, personne ne parle de ces milliers d’enfants qui n’ont même plus une maison mais deux, et qui sont partagés comme on se dispute un objet. Les troubles graves se multiplient chez les enfants en garde alternée, mais restent sous silence: il faut « déculpabiliser » les parents.

On parle de « l’enfant roi » mais n’est-ce pas l’inverse? La société est toute entière centrée sur les adultes au contraire. Des adultes qui revendiquent un « droit » à avoir un enfant, pour finalement clamer chaque 3 septembre « enfin débarrassé, vive la rentrée » sur leur statut facebook.

La rage autour de la réforme des rythmes scolaires ne prouve qu’une chose: l’école est devenue une garderie, qui doit s’adapter au planning de parents overbookés.

Faire le choix d’être mère au foyer, c’est un sacrifice financier indéniable. Mais la richesse qu’on y trouve est inestimable: c’est offrir à ses enfants du temps pour jouer, pour apprendre et pour rêver. Une certaine idée du droit à l’enfance.

 

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La femme catholique   a lu cet article sur l’excellant  blog Petitshomeschoolers.

 

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Etre mère au foyer: parce que je le veux bien !

Libérer les femmes? 

 

 


Contre la culture de mort! Conférence « Alerte à la santé »

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 Nouvelle conférence avec Thierry CasanosvasCorinne GougetGilles LartigotClaire Séverac


« Nous vivons en France un temps de ténèbres »…


Il y a un temps pour jeûner

 

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Se référant au jeûne quadragésimal,
le Pape Benoit XIV écrivait dans son 
L’observance du Carême est le lien de notre milice; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ; c’est par elle que s’éloignent les fléaux de la colère divine; c’est par elle que, protégés par l’aide céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance se relâchait, ce serait au détriment de la gloire de Dieu, pour le déshonneur de la religion catholique et le péril des âmes chrétiennes; et sans aucun doute, cette négligence deviendrait la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques, d’infortunes pour les individus”.
 
« Ce genre de démon n’est chassé que par la prière et le jeûne » Saint Matthieu 17,21

« Ce genre de démon n’est chassé que par la prière et le jeûne » Saint Matthieu 17,21

 
A propos du jeûne,  l’Eglise, dans sa grande sagesse avait institué le carême, (IV° siècle), ou l’obligation du jeûne était très rigoureuse : un seul repas le soir sans viande, ni oeuf, ni laitage, ni vin. Cependant, au fil du temps, il s’est progressivement adouci.  En effet, depuis 1949, le jeûne  de carême  est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint.  Désormais L‘Église ne nous ordonne de jeûner que 2 fois l’an, ce qui est fort peu, nous en conviendrons.
 
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Ceci dit, jeûner n’est pas un acte anodin. En effet, quelque soit l’état de notre santé, il semblerait que le degré d’intoxication de notre corps est généralement tel, que nous devons nous préparer à notre jeûne avec sagesse et discernement, afin de ne pas provoquer des effets pervers qui nous détourneraient immanquablement de cette pratique.
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 Arnold Ehret disait dans, « Santé et guérison par le jeûne »:
 » Si l’on veut devenir son propre médecin, ou guérir les autres sans drogues, il faut également pouvoir faire un diagnostic exact, afin d’avoir une idée claire de l’état interne du patient. Or c’est le livre de la nature qui décrira infailliblement cet état, par une expérience que nous appellerons celle du miroir magique[…].
Pour regarder à l’intérieur du corps plus clairement que les spécialistes avec leurs rayons X, pour connaître l’origine d’une maladie, et même, pour découvrir certaines défectuosités physiques ou mentales insoupçonnées, essayez ceci :
Jeûnez 48 heures, ou ne mangez que des fruits (oranges, pommes, ou fruits juteux de saison) pendant deux ou trois jours. […]
Pour se rendre compte à quel point le corps humain est encombré, il faut avoir observé comme Ehret des milliers de jeûneurs. Le fait inconcevable reste le suivant : comment est-il possible au corps de stocker une pareille quantité de déchets ?« .
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Le discernement est donc  de mise dans notre désir d’entreprendre un jeûne, qu’il soit court ou un peu plus long, tant
« l’esprit est prompt, […]et  la chair […]  faible ».
Matthieu 26:41
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Le carême approchant, je vous livre donc ici  quelques pistes à explorer

en n’oubliant pas de suivre les conseils de Mathieu: 6,16-18

« Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites…
pour toi, quand tu jeûnes, parfumes ta tête et lave ton visage… ».
 

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 « N’éteignez pas l’esprit…Examinez toutes choses… Retenez ce qui est bon ».

1 Thess. 5: 21

 
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Les maîtres 

Arnold Ehret

Docteur Dewey

Docteur Guelpa

Herbert M. Shelton

Douglas Graham

Norman Walker 

Bonnes lectures 

Le carême par le R. P. Dom Prosper Guéranger, abbé de Solesmes

Le retour a la santé par le jeûne. Dr Edouart Bertholet

 Le Jeûne. Moyen de purification totale. GEFFROY Marie-Reine.
La Vie Claire. 1968. 86 p

Le Jeûne en Naturopathie. Jeûnes Humide, Sec et Mixte. Marchessau Pierre Valentin.

Le Jeûne, meilleur remède de la nature. Albert Mosséri

Vidéos 

Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

Le ventre, notre deuxième cerveau

Passeurs

   Thierry Casasnovas

Irène Grosjean

Sites 

 L‘ hygiénisme

Jeûne et randonnée

Enseignements

Message de Sa Sainteté Benoît XVI pour le Carême 2009

Sainte colère

Jeûner pour la France.


Moise[1]

« Vous prendrez donc garde à faire comme l’Éternel, votre Dieu, vous a commandé ; vous ne vous écarterez ni à droite ni à gauche.
Vous marcherez dans tout le chemin que l’Éternel, votre Dieu, vous a commandé,
afin que vous viviez, et que vous prospériez, et que vous prolongiez vos jours dans le pays que vous posséderez ».

 Deutéronome: 5- 32-33

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Lettre de Paul Newman à sa femme Joanne Woodward

Newman

Il y a 5 ans, en octobre 2008, décédait le mythique Paul Newman, acteur aux visages multiples, il fut notamment remarqué pour sa performance incendiaire dans le film La chatte sur un toit brûlant et plus tard dans Les Sentiers de la Perdition. Si son regard bleu a marqué l’histoire du cinéma, l’acteur lui n’avait d’yeux que pour sa femme Joanne Woodward. Mariés en 1958, les deux époux ne se sont plus quittés jusqu’à la mort de l’acteur. Le jour de son mariage, Paul Newman écrivait cette lettre touchante et émouvante à sa femme où il explique sa vision du mariage idéal.

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Etre heureux dans son mariage n’arrive pas par hasard. Un bon mariage se construit. Dans l’Art du Mariage, les petites choses sont les choses importantes. C’est n’être jamais trop vieux pour se tenir par la main. C’est se souvenir de dire « Je t’aime » au moins une fois par jour. C’est ne jamais se coucher fâchés. C’est ne jamais considérer l’autre comme acquis, la séduction ne s’arrête pas après la lune de miel; elle doit se poursuivre à travers les ans. C’est avoir les mêmes valeurs et des objectifs communs. C’est affronter le monde ensemble. C’est former un cercle d’amour qui rassemble la famille entière. C’est faire des choses l’un pour l’autre, non pas par sens du devoir ou du sacrifice, mais avec joie. C’est dire combien on apprécie l’autre et montrer sa reconnaissance par de petites attentions. C’est ne pas voir son mari comme un saint ni donner des ailes d’anges à son épouse. C’est ne pas chercher la perfection chez l’un et l’autre. C’est cultiver la flexibilité, la patience, la compréhension et le sens de l’humour.C’est être capable de pardonner et d’oublier. C’est créer un climat où l’un et l’autre peuvent évoluer. C’est trouver une place à la spiritualité. C’est une recherche commune de bonté et de beauté. C’est établir une relation où l’indépendance est partagée, où la dépendance est mutuelle et l’obligation réciproque. Ce n’est pas seulement épouser le partenaire idéal mais aussi être le partenaire idéal.

e39bbd20d03511ac4a559635c84bf5cbLa femme catholique à lu cet article sur le site,  Des lettres via  Fik Fikmonskov


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