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Benoît XVI parle de Saint Joseph

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Chers frères et soeurs !

(…). Je désire aujourd’hui porter mon regard sur la figure de saint Joseph. Dans la page évangélique de ce jour, saint Luc présente la Vierge Marie comme « fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David » (Lc 1, 27). C’est toutefois l’évangéliste Matthieu qui accorde le plus d’importance au père putatif de Jésus, en soulignant que, à travers lui, l’Enfant résultait légalement inscrit dans la descendance de David, et accomplissait ainsi les Écritures, dans lesquelles le Messie était prophétisé comme « fils de David ». Mais le rôle de Joseph ne peut certainement pas se réduire à cet aspect juridique. Il est le modèle de l’homme « juste » (Mt 1, 19), qui, en parfaite harmonie avec son épouse, accueille le Fils de Dieu fait homme et veille sur sa croissance humaine. C’est pourquoi, au cours des jours qui précèdent Noël, il est plus que jamais opportun d’établir une sorte de dialogue spirituel avec saint Joseph, afin qu’il nous aide à vivre en plénitude ce grand mystère de la foi.

Le bien-aimé Pape Jean-Paul II, qui avait une profonde dévotion pour saint Joseph nous a laissé une méditation admirable qui lui est consacrée dans l’Exhortation apostolique Redemptoris Custos, « Le Gardien du Rédempteur »Le Gardien du Rédempteur, exhortation apostolique de Jean-Paul II.

Parmi les nombreux aspects qu’il met en lumière, un accent particulier est placé sur le silence de saint Joseph. Son silence est un silence empreint de contemplation du mystère de Dieu, dans une attitude de disponibilité totale aux volontés divines. En d’autres termes, le silence de saint Joseph ne manifeste pas un vide intérieur, mais au contraire la plénitude de foi qu’il porte dans son cœur, et qui guide chacune de ses pensées et chacune de ses actions. Un silence grâce auquel Joseph, à l’unisson avec Marie, conserve la Parole de Dieu, connue à travers les Ecritures Saintes, en la confrontant en permanence avec les événements de la vie de Jésus ; un silence tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa sainte volonté et de confiance sans réserve à sa providence. Il n’est pas exagéré de penser que c’est précisément de son « père » Joseph que Jésus a appris – sur le plan humain – la solidité intérieure qui est le présupposé de la justice authentique, la « justice supérieure » qu’Il enseignera un jour à ses disciples (cf. Mt 5, 20).

Laissons-nous « contaminer » par le silence de saint Joseph !

Nous en avons tant besoin, dans un monde souvent trop bruyant, qui ne favorise pas le recueillement et l’écoute de la voix de Dieu. En ce temps de préparation à Noël, cultivons le recueillement intérieur, pour accueillir et conserver Jésus dans notre vie.

Benoît XVI, Angélus place Saint Pierre, 18 décembre 2005

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Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, 19 mars, nous célébrons la solennité de saint Joseph, mais étant donné que celle-ci tombe le troisième dimanche du Carême, sa célébration liturgique est reportée à demain. Cependant, le contexte marial de l’Angélus nous invite à nous pencher aujourd’hui avec vénération sur la figure de l’époux de la Bienheureuse Vierge Marie et Patron de l’Eglise universelle. Je suis heureux de rappeler que le bien-aimé Jean-Paul II avait également une grande dévotion pour saint Joseph à qui il consacra l’Exhortation apostolique Redemptoris Custos – le Gardien du Rédempteur, et de l’assistance duquel il fit certainement l’expérience à l’heure de sa mort.

La figure de ce grand Saint, même s’il est resté plutôt caché, revêt une importance fondamentale dans l’histoire du salut. Avant tout, appartenant à la tribu de Juda, il relia Jésus à la descendance davidique, si bien que, réalisant les promesses concernant le Messie, le Fils de la Vierge Marie peut vraiment être appelé « fils de David ». L’Évangile de Matthieu, en particulier, met en relief les prophéties messianiques qui trouvent leur accomplissement grâce au rôle de Joseph : la naissance de Jésus à Bethléem (2, 1-6) ; son passage en Egypte, où la sainte famille s’était réfugiée (2, 13-15) ; le surnom de « Nazaréen » (2, 22-23). A l’instar de son épouse, Marie, il s’est montré en tout cela, un authentique héritier de la foi d’Abraham : foi dans le Dieu qui conduit les événements de l’histoire selon son mystérieux dessein de salut. Sa grandeur, comme celle de Marie, ressort encore davantage du fait que sa mission se soit accomplie dans l’humilité et la vie cachée de la maison de Nazareth. Du reste, Dieu lui-même dans la Personne de son Fils incarné, a choisi cette voie et ce style – l’humilité et la vie cachée – dans son existence terrestre.

L’exemple de saint Joseph est pour nous tous une puissante invitation à accomplir avec fidélité, simplicité et modestie, le rôle que la Providence nous a confié. Je pense avant tout aux pères et aux mères de famille, et je prie afin qu’ils sachent toujours apprécier la beauté d’une vie simple, de travail, en cultivant avec tendresse la relation conjugale et en accomplissant avec enthousiasme la grande et difficile mission éducative. Que saint Joseph obtienne pour les prêtres, qui exercent la paternité vis à vis des communautés ecclésiales, d’aimer l’Eglise avec affection et dévouement total, et qu’il aide les personnes consacrées à observer, dans la joie et la fidélité, les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Qu’il protège les travailleurs du monde entier, afin qu’ils contribuent à travers leurs différentes professions, au progrès de l’humanité tout entière et qu’il aide chaque chrétien à faire, avec confiance et avec amour, la volonté de Dieu, en coopérant ainsi à l’accomplissement de l’œuvre du salut.

ROME, intervention du pape Benoît XVI lors de la prière de l’Angélus du dimanche 19 mars.


La femme est naturellement ordonnée à la vie du foyer

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« Enfin, ce que peut réaliser un homme valide et dans la force de l’âge ne peut être équitablement demandé à une femme ou à un enfant. L’enfant en particulier – et ceci demande à être observé strictement – ne doit entrer à l’usine qu’après que l’âge aura suffisamment développé en lui les forces physiques, intellectuelles et morales. Sinon, comme une herbe encore tendre, il se verra flétri par un travail trop précoce et c’en sera fait de son éducation.

De même, il est des travaux moins adaptés à la femme que la nature destine plutôt aux ouvrages domestiquesouvrages d’ailleurs qui sauvegardent admirablement l’honneur de son sexe et répondent mieux, par nature, à ce que demandent la bonne éducation des enfants et la prospérité de la famille« .

         De Rerum Novarum 

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Oui, pour le bien de la société, il faut revaloriser le travail de la mère au foyer et les fonctions maternelles

Il est bon de se rappeler quelques vérités dans le débat actuel sur l’individualisation de l’impôt qui veut enchaîner la femme sur le marché du travail :

« Ce sera l’honneur de la société d’assurer à la mère la possibilité d’élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation (…)

Qu’elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n’est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle ».

C’est le bienheureux Jean-Paul II qui l’écrit dans sa magnifique encycliqueLaborem exercens (chapitre 19) :

« Une juste rémunération du travail de l’adulte chargé de famille est celle qui sera suffisante pour fonder et faire vivre dignement sa famille et pour en assurer l’avenir. Cette rémunération peut être réalisée soit par l’intermédiaire de ce qu’on appelle le salaire familial, c’est-à-dire un salaire unique donné au chef de famille pour son travail, et qui est suffisant pour les besoins de sa famille sans que son épouse soit obligée de prendre un travail rétribué hors de son foyer, soit par l’intermédiaire d’autres mesures sociales, telles que les allocations familiales ou les allocations de la mère au foyer, allocations qui doivent correspondre aux besoins effectifs, c’est-à-dire au nombre de personnes à charge durant tout le temps où elles ne sont pas capables d’assumer dignement la responsabilité de leur propre vie.

L’expérience confirme qu’il est nécessaire de s’employer en faveur de la revalorisation sociale des fonctions maternellesdu labeur qui y est lié, et du besoin que les enfants ont de soins, d’amour et d’affection pour être capables de devenir des personnes responsables, moralement et religieusement adultes, psychologiquement équilibrées. Ce sera l’honneur de la société d’assurer à la mère _ sans faire obstacle à sa liberté, sans discrimination psychologique ou pratique, sans qu’elle soit pénalisée par rapport aux autres femmes _ la possibilité d’élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation selon les différents besoins de leur âge.Qu’elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n’est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle 26.

Dans ce contexte, on doit souligner que, d’une façon plus générale, il est nécessaire d’organiser et d’adapter tout le processus du travail de manière à respecter les exigences de la personne et ses formes de vie, et avant tout de sa vie de famille, en tenant compte de l’âge et du sexe de chacun. C’est un fait que, dans beaucoup de sociétés, les femmes travaillent dans presque tous les secteurs de la vie. Il convient cependant qu’elles puissent remplir pleinement leurs tâches selon le caractère qui leur est propre, sans discrimination et sans exclusion des emplois dont elles sont capables, mais aussi sans manquer au respect de leurs aspirations familiales et du rôle spécifique qui leur revient, à côté de l’homme, dans la formation du bien commun de la sociétéLa vraie promotion de la femme exige que le travail soit structuré de manière qu’elle ne soit pas obligée de payer sa promotion par l’abandon de sa propre spécificité et au détriment de sa famille dans laquelle elle a, en tant que mère, un rôle irremplaçable ».

123455xj2La femme catholique a lu ces articles sur Le salon beige


Les trois types de femmes qui sauveront la civilisation chrétienne

Sermon de l’abbé Salenave le 10 mai 2015 en la Solennité de Sainte Jeanne d’Arc


Éloge de la féminité

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Détail de La Vierge à la chaise de Raphaël (env. 1514)

La femme et le mystère de la vie

S’il fut révélé au seul Joseph et non à la Vierge quelle serait la mission du Messie – racheter son peuple de ses péchés – le message de l’ange à Marie est d’une toute autre portée. À elle, et à elle seule dans un premier temps, est manifestée la richesse incommensurable de vie qui habite le Dieu incarné : « Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1.32). Au premières heures de la résurrection, ce message fait à Marie trouvera son écho dans celui fait à la pécheresse repentie : c’est encore à une femme, Madeleine, qu’est manifestée en tout premier lieu le mystère de vie présent dans le Ressuscité.

C’est qu’en effet, le mystère de la femme est indissociablement lié à celui de la vie. L’émerveillement d’Adam le dit suffisamment : il contemple en sa femme la mère de tous les vivants (Ge 3.20). C’est d’ailleurs très probablement son amour de la vie profondément inscrit dans sa nature qui rend la femme si hostile à la guerre. Tandis que tout homme digne de ce nom a en lui quelque chose du guerrier, les Sabines enlevées par les Romains s’interposèrent pour éviter la guerre, et Véturie détourna son fils Coriolan de se venger de Rome. La femme est communion à la vie, non à la mort.

La femme et la mère incarnent en elles le mystère et la beauté de la vie humaine, mais aussi depuis le péché originel sa fragilité ; la vierge consacrée pour sa part magnifie la vie divine dont l’être humain est appelé à devenir participant. Toutes deux chantent le mystère de la vie, toutes deux peuvent se réclamer de Marie, la femme par excellence (Ge 3.15 et Ap. 12.1), à la fois Vierge et Mère.

 

La femme et la séduction

Parce que la vie est souverainement aimable, Dieu a donné à la femme une puissance séductrice. Il l’a voulue douée, au regard de l’homme, d’un charme indéfinissable. Sans doute est-ce historiquement lié au fait que la femme fut le seul être créé par Dieu au sein même du paradis terrestre, le seul fruit qu’Adam pu garder avec lui après en avoir été chassé. Plus philosophiquement, ce charme trouve sa raison profonde dans le caractère aimable et attirant de la vie, que la femme incarne.

Séduire : dès son plus jeune âge, la petite fille peut exercer un tel pouvoir. Pour le meilleur ou pour le pire, et c’est là une première différence entre Ève et Marie. Se-ducere, c’est-à-dire attirer à soi ; mais à quelle fin ? Le démon aussi fut un séducteur afin d’attirer l’homme à lui, c’est-à-dire lui faire partager sa perte ! Jamais la femme, sauf à se faire l’instrument de Satan, ne peut faire aboutir son charme à elle-même. Sa séduction ne se termine pas à sa personne, mais à ce qu’elle incarne, à la vie dans toute sa beauté et son mystère. Aussi sa capacité à plaire, sainement utilisée, est-elle doublée de pudeur et de discrétion : elle s’efface tout autant qu’elle attire, précisément pour amener l’autre à ce qu’elle incarne. Plus encore : elle veut par sa pudeur inspirer le respect, parce que la vie est éminemment respectable ! Voici tracés les grands traits de la saine coquetterie féminine : attraction qui rend la vie aimable, mais sans jamais lui ôter sa dimension de mystère…

Puissance d’attraction, de séduction, même les vierges consacrées n’en furent pas dépourvues, loin s’en faut ! La véritable cour qui suivait sainte Catherine de Sienne en ses déplacements, tout comme l’incroyable attraction d’une sainte Thérèse d’Avila ou de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, en témoignent suffisamment. Ces femmes attirent, non pour mener à elles, mais à plus grand qu’elles : la magnifique réalité de l’âme chrétienne épouse de Dieu, réalité qu’en leur virginité consacrée elles incarnent…

La femme et l’extase

Aller plus loin dans la réflexion réclame de souligner un autre point caractéristique de la féminité, inscrit dès la première page de la Genèse. Si Dieu a voulu la masculinité dans un rapport étroit avec une mission à accomplir – mener le créé à sa destinée – il n’en est pas de même pour la femme. Fondamentalement, son être psychologique la place en relation non avec quelque chose à accomplir mais, ce qui est beaucoup plus, en relation avec quelqu’un. Elle est « pour l’homme », tournée vers l’homme, « adjutor similem sibi » (Ge 2.18,20) et donnée comme telle à Adam (Ge 2.22). En un mot, la féminité est essentiellement relative.

Le rapport mère/enfant le montre jusqu’à l’évidence. Ce qui apparaît en tout premier lieu dans la mère est le remarquable dévouement dont elle sait faire preuve à l’endroit de son enfant. En elle, tout en tourné vers lui. Ses journées, et souvent ses nuits, sont rythmées par l’enfant. Il n’est pas jusqu’à son propre corps qui, en un cycle incessant de préparation à la vie puis de reconstruction, ne soit programmé pour lui. Elle est là, tout en éveil, disponible aux besoins de l’enfant. La loi propre de la mère, c’est l’enfant. Car la loi propre de la femme, c’est l’altérité. Le centre de gravité de la femme, si je puis dire, est hors d’elle-même : elle ne trouve sa définition que dans et par l’autre. En un mot, elle est extatique.

Il importe de saisir la portée d’une telle expression. Moins encore que l’homme, la femme ne trouve en elle-même son propre accomplissement. Le caractère extatique de sa vocation est expressément voulu de Dieu. La femme n’agit en tant que femme que dans la mesure où elle est donnée. Donnée à son mari elle est épouse, donnée à son enfant elle est mère, donnée à Dieu elle est vierge. La femme ne s’épanouit que dans le don à autrui. Si l’homme se donne à une œuvre et par là même accomplit sa mission qui consiste à servir, la femme pour sa part se donne à un être, et seul ce don lui permet de correspondre à sa vocation. Ou encore, s’il revient à l’activité masculine de perpétuer la puissance et la sagesse avec laquelle Dieu créa le monde, il est du propre de la femme d’exprimer le suprême vestige divin présent en toute œuvre créée : l’amour.

À la lumière de cette caractéristique féminine s’éclaire tout le drame du premier péché. Précisément parce qu’il revenait à la femme de refléter l’amour, c’est la femme et non point l’homme qui fut tentée par l’antique serpent. C’est Ève, et non point Adam, qui cueillit le fruit maléfique. Quelle fut sa première faiblesse ? D’aucuns affirment, certes avec raison, que jamais elle n’aurait dû converser avec le démon. Le père Dehau, dominicain, ajoute une nouvelle perspective. Le tentateur ne put séduire Ève qu’au moment où elle était seule, à l’instant précis où elle ne vivait pas cette relativité à Adam, pourtant constitutive de sa mission. De cette première prise d’indépendance de la femme, il résulta la perte de l’humanité ! Les siècles ont beau passer, le drame de la femme demeure en tout point identique. La recherche de soi est à la racine du péché de la femme. Quand la femme se recherche elle-même, elle s’éteint et s’autodétruit, pour son propre malheur comme pour celui d’autrui, et donc de la Cité.

La femme et l’effacement

Ce trait permet de dégager l’aspect qui authentifie chez une femme l’acceptation de sa vocation spécifique. Tout ce qui a hors de soi son centre de gravité est toujours plus ou moins impersonnel. Ainsi en est-il de la femme authentique. Sa vocation est une vocation cachée, faite de dépouillement et d’oubli de soi. En elle le « moi » est voilé, et il n’est pas jusqu’à son nom dont elle ne se dépouille pour laisser place à celui de l’être aimé, en l’occurrence son mari. C’est qu’il revient à l’épouse de disparaître pour faire corps avec l’époux, à la mère de disparaître au profit de l’enfant, à la vierge de disparaître au monde passager pour chanter celui de l’Au-delà, dès ici-bas partagé. La femme authentique est donc dépouillée d’elle-même, elle passe inaperçue au regard extérieur et superficiel.

En ce sens, Gertrude Von Le Fort aimait à dire que le signe spécifique de la femme est le voile. C’est là sa plus belle parure, car il manifeste son acceptation consciente et amoureuse d’une mission qui relève du domaine de l’invisible. Les artistes chrétiens ne s’y sont pas trompés lorsque ils sculptaient la mère bénie entre toutes sous les traits d’une Vierge noire :nigra sum sed formosa, je suis comme invisible au regard extérieur, mais toute belle au-dedans, car toute donnée. D’ailleurs, la seule chose que cette Vierge montre au passant, ce n’est point elle, mais son Fils qu’elle présente à l’humanité déchue. Son itinéraire dans l’histoire de la théologie n’obéit pas à d’autres lois : Marie ne s’élève pas dans ses dogmes pour plaider sa propre cause, mais pour défendre celle de son Fils. Au Concile d’Éphèse par exemple, elle n’est reconnue Mère de Dieu que pour réfuter l’hérésie christologique de Nestorius. La Vierge s’efface devant son Fils. N’en est-il pas plus ou moins ainsi de toute mère ? Elle ne se soucie guère d’agir et de briller que dans son fils. Elle est comme le piédestal de son enfant, elle ne veut de gloire que pour lui. C’est là sa vocation, sa noblesse et sa beauté : disparaître, pour transmettre.

Certes, il existe une dimension virile à tout développement humain : Deviens ce que tu es.C’est le pôle masculin de l’humanité. Mais il existe aussi une ligne féminine de ce même développement, et sa formule pourrait être celle donnée par le Seigneur à sainte Catherine de Sienne : Tu es celle qui n’est pas. Entre ces deux pôles se bâtit l’humanité. Et le moindre n’est pas celui de la féminité : le Fiat de réceptivité dont témoigne un être tout d’accueil qui disparaît à ses propres yeux – ancilla – n’est-il pas l’écho indispensable du Fiat prononcé par le Créateur ?

Le monde moderne n’a point compris cette dimension de la vocation féminine. L’effacement de la femme lui est tout simplement insupportable. Il la montre et la dévoile, il en fait l’objet d’une ostentation constante. Plutôt que de s’effacer, il l’invite à s’affirmer. Il veut pour elle une égalité parfaite avec l’homme. Il prône la parité homme femme dans le domaine politique, il permet à l’épouse de garder son propre nom malgré le lien du mariage, et même de le transmettre comme tel à son enfant si le cœur lui en dit. L’idée est toujours la même : extérioriser la femme, combattre la retenue toute d’intériorité caractéristique de sa vocation première. Mais se faisant, il dépouille la femme de sa richesse spécifique. Et par là même, il dépouille le monde de toutes les forces cachées dont le cœur de la femme est porteur, au risque d’en faire un monde inhumain, un monde sans Dieu.

La femme et le Oui

Fiat : c’est par ce mot que Marie est devenue ce qu’elle est. Oui : c’est encore par ce mot que la femme devient épouse, puis mère. C’est que, dans la pensée de Dieu, ce mot est le propre de la féminité. L’amour en effet n’a pas de mesure, et le cœur féminin est ainsi fait qu’il ne trouve son assouvissement que dans le don total de lui-même.

Sauf à être habité de désillusion, on réalise alors que la femme ne trouve son propre accomplissement que dans le don d’elle-même à celui qui seul est infini, à celui dont l’amour jamais ne déçoit parce qu’en tout il est toujours fidèle. Son « oui » ne peut être donné totalement qu’à Dieu, à raison même de la puissance d’engagement qu’il contient. Il ne revient que secondairement, le cas échéant, à son mari, instrument pour elle et pour les siens de la divine Providence.

Forte de cette remise totale de soi entre les mains de Dieu, la femme sait alors que la générosité, le dévouement, le service, l’amour, la patience, la compassion, le renoncement à soi, le silence sur soi, et même la répétition fastidieuse des tâches, loin d’être des pièges où la liberté s’englue, sont autant d’expressions d’un oui qui rend chacun de ces actes aussi magnifiques que fécond.

De l’aveu même de l’agnostique Malraux, « seul le christianisme a inventé l’Éternel Féminin (…). Lorsque l’Église pense que son destin dépend de Clovis, qui est arien, elle lui cherche une femme catholique… Il y aurait beaucoup à dire ! Il reste qu’il n’y a d’Éternel Féminin que dans le monde chrétien. » Seul le catholicisme a su incarner le portrait éternel de la femme, au plus grand profit de la société entière. C’est de là encore que doit resurgir le vrai visage de la femme, sauf à ce que notre monde ne périsse définitivement.

Un prêtre catholique

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Prière à Notre-Dame du Oui

Notre-Dame,

qui par votre oui avez changé la face du monde,

prenez en pitié ceux qui veulent dire oui pour toujours.

Vous qui savez à quel prix ce mot s’achète et se tient,

obtenez-vous de ne pas reculer devant ce qu’il exige de nous.

Apprenez-nous à le dire comme vous dans l’humilité,

la pureté, la simplicité et l’abandon à la volonté du Père

pour notre salut et celui du monde entier,

Ainsi soit-il !

 

 

 

 

e39bbd20d03511ac4a559635c84bf5cbLa femme catholique a lu cet article sur les conseils de Serge Marc Sauvaire quelle remercie chaleureusement pour sa collaboration active à l’élaboration de ce modeste journal.

 

 

 

Courte bibliographie pour aller plus loin

Gertrude von Le Fort, La femme éternelle : un grand classique en la matière.

Janine Hourcade, L’Éternel féminin, femmes mystiques : de beaux portraits de femmes dignes de ce nom.

Marcel Clément, Ce que les hommes ne savent jamais : conférence audio dressant dans sa beauté le portrait psychologique de la femme.


Ligue de la Modestie Chrétienne

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Dans la lignée des pieuses Confréries pour la conservation de la modestie ayant existé à travers les siècles passés, la Ligue de la Modestie Chrétienne souhaite créer une union de femmes modestes et saintement intransigeantes qui par leur bon exemple, sanctifieront et élèveront leurs sœurs à la Sainte vertu de la Modestie. Former une ligue sérieuse, basée sur le retour aux règles apostoliques.

Là comme partout, l’union fait la force et assure la victoire.

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La modestie! Est-ce encore utile?

 

 

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Vêtements de Deborah & Co

Est-ce encore utile aujourd’hui de s’habiller avec modestie ? S’habiller modeste n’est-il pas devenu obsolète ?
Voici une liste de 10 bonnes raisons pour vous faire changer d’avis.

1 – S’habiller avec modestie honore Dieu

La modestie est un des 12 fruits de l’Esprit retenu par la Tradition de l’église primitive, elle est une une vertu biblique exigée de Paul et rappelée par Pierre, elle sert la pudeur qui elle-même sert la pureté qui elle-même sert Dieu. Le choix de la modestie honore Dieu.

2 – Un habillement modeste est un témoignage qui se passe de mots

Lorsque vous êtes habillés de manière décente et pudique dans un monde largement indécent et impudique, votre allure vestimentaire interpelle par sa différence et par sa pureté. Sans parler, et sans afficher de symboles religieux connotés, votre apparence suffit déjà à interroger celui qui vous regarde.
La modestie est un témoignage visuel.

3 – La modestie est bonté envers le prochain

En couvrant son corps avec bienséance, on aide les hommes faibles à se garder d’avoir des pensées viles ou des regards corrompus. En se parant avec décence, on respecte la sensibilité d’autrui et on ne prend pas le risque d’agresser sa pudeur. La modestie est charité dans le vêtement.

Suite sur le site de La femme modeste


Profession mère au foyer

 

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A moins d’avoir une situation très particulière, faire l’école à la maison implique un parent au foyer. Donc un salaire en moins.

« Après tous les combats des féministes, TOI tu ne veux pas travailler?! »

Les féministes se sont battues pour que nous ayons le choix de travailler ou de rester à la maison.

Mais la « conquête sociale » est presque devenue obligation économique. C’est ça, la liberté moderne de la femme: travaille… ou travaille.

De la profession respectée de mère et d’épouse, nous sommes passées au devoir absolu de tout gérer à la fois: carrière, maison, couple, et enfants.

Vous n’imaginez pas le nombre de femmes autour de moi qui rêvent d’arrêter de travailler pour devenir mère au foyer, mais qui ne le peuvent pas parce que leur mari est terrifié à l’idée de perdre des revenus.

« Mais… tu ne gagnes pas un sou? »

Je n’ai aucun problème avec le fait de ne pas rapporter d’argent. Mon mari travaille pour faire bouillir la marmite. Et moi, je travaille à la maison, à instruire tout ce petit monde.

On se soutient mutuellement, mais chacun son job.

« Sainte Elisabeth Badinter » hurlerait que je suis dépendante de mon mari. Oui, et alors? Ne vaut-on socialement que par le fric que l’on gagne? Et mon mari, n’est-il pas lui aussi dépendant de moi, avec le travail que j’accomplis chaque jour avec les enfants et la maison?

Oui nous pourrions gagner plus d’argent si j’avais un emploi rémunéré. Mais nous aurions aussi plus de dépenses.

Frais de scolarité, cantine, nounou, femme de ménage, augmentation du taux d’imposition, essence, …

On gagne moins, on consomme moins, mais on vit mieux.

Et surtout, le soir, j’ai vraiment la sensation d’avoir été utile. De faire quelque chose qui change la vie de ceux que j’aime.

Forbes a publié récemment un article sur les dix métiers qui rendent le plus heureux, créant la surprise. Les métiers d’altruisme, qui placent l’autre au cœur, arrivent en tête (prêtre, pompier, et kinésithérapeute sont les métiers les plus épanouissants). Ce ne sont pas les métiers les mieux rémunérés, loin de là: ce sont des métiers d’assistance.

Pour être heureux, il faut se sentir utile.

Et quoi de plus utile que d’élever nos enfants?

Le féminisme et l’enfant.

J’ai lu récemment une phrase qui m’a interpellée sur le blog de Pénélope Trunk:

« The big losers in the feminist revolution were kids – now they leave their parents earlier than ever before ».

Les grands perdants de la révolution féministe sont les enfants-dès lors ils ont dû quitter leurs parents plus tôt qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant

Je pense que je n’aurais jamais pu lire une telle phrase dans un média français.

La mode est à la « déculpabilisation ». Il ne faut pas « s’oublier », penser à son bonheur propre, à ce que nous voulons vraiment…

Les divorces fleurissent, personne ne parle de ces milliers d’enfants qui n’ont même plus une maison mais deux, et qui sont partagés comme on se dispute un objet. Les troubles graves se multiplient chez les enfants en garde alternée, mais restent sous silence: il faut « déculpabiliser » les parents.

On parle de « l’enfant roi » mais n’est-ce pas l’inverse? La société est toute entière centrée sur les adultes au contraire. Des adultes qui revendiquent un « droit » à avoir un enfant, pour finalement clamer chaque 3 septembre « enfin débarrassé, vive la rentrée » sur leur statut facebook.

La rage autour de la réforme des rythmes scolaires ne prouve qu’une chose: l’école est devenue une garderie, qui doit s’adapter au planning de parents overbookés.

Faire le choix d’être mère au foyer, c’est un sacrifice financier indéniable. Mais la richesse qu’on y trouve est inestimable: c’est offrir à ses enfants du temps pour jouer, pour apprendre et pour rêver. Une certaine idée du droit à l’enfance.

 

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La femme catholique   a lu cet article sur l’excellant  blog Petitshomeschoolers.

 

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Etre mère au foyer: parce que je le veux bien !

Libérer les femmes? 

 

 


Contre la culture de mort! Conférence « Alerte à la santé »

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 Nouvelle conférence avec Thierry CasanosvasCorinne GougetGilles LartigotClaire Séverac


Les Incroyables Comestibles

« Alors que les problèmes du monde deviennent de plus en plus complexes,

les solutions demeurent honteusement simples… »

Bill Mollison

  

Une vidéo de Chou brave TV

Incroyables Comestibles France

Page Facebook


« Nous vivons en France un temps de ténèbres »…


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