Archives mensuelles : janvier 2011

Le devoir de la mère chrétienne

 
stringuasse


La famille, ce qui est tragiquement oublié aujourd’hui au sein d’un monde désorienté, est le premier et principal lieu de sanctification et d’apostolat, d’où la nécessité d’insister sur le « devoir de la mère chrétienne », sur laquelle reposent de lourdes responsabilités morales et spirituelles.

La mère chrétienne  doit donc être consciente qu’elle est appelée à se sanctifier en sanctifiant les autres, qu’elle est  appelée à être une image de Marie, et que son premier apostolat est au foyer.

Elle doit comprendre l’œuvre surnaturelle qu’impliquent la fondation d’une famille, l’éducation des enfants, l’attention à son époux, le rayonnement chrétien dans la société.

De cette conscience qu’elle a de sa propre vocation, dépendent en grande partie l’efficacité et le succès de sa vie, l’équilibre de ses enfants, la stabilité et l’harmonie  de la société chrétienne : et surtout son bonheur et celui de son foyer.




La femme catholique a lu cette note sur le site La Question

Les photographies ont été trouvées chez

l ‘abbé Tymon de Quimonte


 

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Femmes, couvrez-vous les cheveux !

Notre Dame de la Porte de l’Aurore

Tout comme la Sainte Vierge, les femmes doivent se couvrir la tête par respect et dignité envers Dieu, au minimum dans les églises. Dans le temps, toutes les femmes occidentales se couvraient les cheveux ne fut-ce que pour sortir de chez elles mais la mentalité libérale a petit à petit effacé ce bon comportement Chrétien …

Comme l’explique le blog Cordialiter :

Le vieux Code de droit canon de 1917 prescrivait que les femmes à l’église se couvrent la tête, surtout au moment de la communion. Au contraire, le Code actuel en vigueur ne prescrit rien de tel, les femmes n’étant plus obligées à cette coutume.Toutefois cet antique et vénérable usage reste une pratique “qui convient”, surtout quand une femme participe à la Messe traditionnelle.

Cet usage dérivait de ce qui est disposé par l’Apôtre Saint Paul, où plutôt de l’Esprit Saint par le biais de Saint Paul. Plusieurs motifs inclinent à le rétablir. Parmi ceux-ci, rappelons-nous que la tête couverte est un signe d’humilité. Aujourd’hui, bien des femmes se vêtent de manière indécente, avec des mini-jupes et autres habits provocants et scandaleux, qui génèrent bien des péchés mortels.

Au contraire, voir à l’église une femme vêtue d’habits modestes et tête couverte est édifiant autant qu’un prêche sur l’habillement chrétien.

Aux “cordialiterines” (les femmes qui fréquentent ce blog) je me permets de demander humblement de recommencer à user du voile ou du foulard, au moins lorsqu’elles vont à la Messe tridentine.”

(VIA le Forum Catholique)

Nouveau Testament, Premier Épitre de Saint Paul aux Corinthiens, Chapitre 11, Versets 1 à 16

Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données.

Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.

Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.

Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée.

Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.

L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.

En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme;

et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.

C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.

Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme.

Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.

Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée?

La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux,

mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile?

Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu.


… Quant aux messieurs, qu’ils n’oublient pas de se découvrir la tête quand ils entrent dans un lieu de culte Chrétien !

A ce sujet  lire les articles de nos camarades de La Question

Le voile est un signe religieux de piété

Pour le voile et la Croix contre la laïcité républicaine!

Pour son illustration, la femme catholique a cherché en vain une  images de femme occidentale portant un foulard!

De guerre lasse, elle a repris l’image qui illustre l’ article

Pour le voile et la Croix! Plus que jamais!

 

Les robes du soir, ainsi que l’image pieuse de  Notre Dame de la Porte de l’Aurore ont été récoltées sur le très beau site de Motifs et robes cousues


Femmes, soyez soumises à vos maris!

S. Paul et S. Pierre demandent aux épouses d’être soumises à leur mari. (Col 3.18 ; Tt 2.5 ; Ep 5.22 ; 1P. 3.1, 5).

Comment comprendre ces versets ?

En la Trinité, chaque personne, tout en étant avec les deux autres le même et unique être divin, a Sa propre personnalité, Sa propre façon d’aimer. Ainsi le Père seul engendre le Fils, et seul le Fils est engendré du Père, comme seul le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.

L’homme et la femme créés à l’image de Dieu (Gn 2.21+) réfléchissent ce jeu des relations trinitaires. Jésus nous a montré qu’Il aimait le Père en renonçant à Sa volonté propre, pour faire celle de Son Père. Ainsi, l’épouse est appelée à incarner l’amour en faisant le moment venu le sacrifice de sa propre volonté.

La femme est le cœur et le mari la tête de ce « nous » fondé par leur amour réciproque. Une tête sans cœur est inhumaine, et un cœur sans tête fait n’importe quoi. Un corps avec deux têtes est un monstre et toute société divisée va à sa ruine.

La femme catholique  écoute les enseignements de   l’abbé Pages ici

 

 

Le mariage de Marie, Les fresques de Ghirlandaio, chapelle Tornabuoni de Santa Maria Novella à Florence

 

 

La femme catholique  a lu cette note chez  Christ-Roi

 

 

 

 

Saint Paul nous enseigne que les femmes doivent être soumises à leurs maris (Ephésiens V, 21-25) :

« Soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur. Parce que l’homme est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l’Église, et il est aussi le Sauveur de son corps. Comme donc l’Église est soumise au Christ, ainsi le soient en toutes choses les femmes à leurs maris. Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle. » (Traduction selon la Vulgate)

Que cela signifie-t-il ?

Ce conseil évangélique, si souvent mal compris et rejeté par les mondains décadents…, est un saint conseil, il éloigne l’homme et la femme de l’esprit charnel, sensuel et matérialiste, qui conduit la société actuelle à sa ruine, via chutes vertigineuses des saints mariages, divorces, etc. il élève puissamment leurs âmes vers Dieu seul, et a conduit la France à ce raffinement des mœurs qui la fit connaître, aimer et imiter dans toute l’Europe jusqu’en Russie, et pour ainsi dire dans le monde entier, au XVIIIe siècle lorsqu’elle était encore catholique…

 

Les femmes ne doivent pas être rebelles à leurs maris. C’est une certitude. La femme doit être soumise à son mari, et non être soumise au monde, à son entourage… Le fiancé doit veiller à ce que sa fiancée ne soit pas rebelle à son autorité, en révolte, systématiquement indépendante et « libre » parce que ses copines ou son entourage le sont: insoumise et rebelle dans les fiançailles, insoumise dans le mariage! Mais ce conseil doit avoir son pendant chez l’homme qui lui, en revanche, doit être totalement soumis au Christ…, de la même manière que Notre Seigneur était le chef de l’Église et qu’Il s’est sacrifié pour elle, le mari (ou le fiancé) doit se sacrifier lui aussi pour son épouse (ou sa fiancée). S’il n’en est pas capable c’est que l’amour eros, l’amour charnel, ou simplement son sensualisme, prend le pas sur l’amour supérieur qui est l’amour agapè, ou amour charité, amour spirituel, tout ordonné vers Dieu, et tendant à faire son salut et celui de son prochain avant tout.

 

Toute autre perspective est une illusion satanique, la voie grande élargie vers beaucoup de dégâts… et pour l’un et pour l’autre, le chemin le plus sûr vers la perdition: l’homme devient responsable de la situation, s’il n’est pas lui-même soumis au Christ et fidèle aux enseignements du Sauveur, il devient responsable de ses propres péchés, et de ceux de sa femme (ou fiancée).

 

Addmardi 4 janvier 21:00. Correction ou précision de cette dernière phrase. Après consultation d’un prêtre, ce dernier m’a précisé que l’on ne peut pas s’accuser des péchés des autres : Dieu seul connaît notre vie intérieure, Dieu seul sonde les reins et les cœurs.


La prophétesse Anne et le rôle des femmes dans le salut

 

Giotto, Anne (à droite) lors de la présentation de Jésus au Temple

Voilà un personnage dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle apparaît dans l’Évangile comme une sorte de météore. Nous sommes au Temple de Jérusalem. Selon la Loi de Moïse, 40 jours après la naissance de l’Enfant, ses parents, Marie et Joseph le présentent au Seigneur. Au Temple, deux personnages attendent le Messie, un homme, Siméon, et une femme, Anne. L’un et l’autre apparaissent comme prophètes. Siméon c’est dans ses paroles : je vous renvoie au fameux Nunc dimitis que l’on chante à Complies : « Maintenant vous pouvez laisser aller votre serviteur dans la paix, parce que mes yeux ont vu votre salutaire, que vous avez préparé à la face des peuples, lumière pour la révélation faite aux gentils et gloire de votre peuple Israël ». Pour une prophétie c’en est une, et sans doute encore au moment où ce texte a été écrit et mis en circulation ! Quelle annonce !

Rembrandt, Siméon au temple

D’après plusieurs exégètes, il se pourrait que ce Siméon-là soit un ancien Grand prêtre qui avait exercé le Souverain pontificat pendant de longues années et qui vieillissait à l’ombre du Temple. Il est connu des premiers lecteurs du texte, ce qui fait qu’on ne songe pas à le présenter, comme on présentera Anne tout à l’heure, et il y a justement, un peu avant les Grands Prêtres Anne et Caïphe, bien connus des lecteurs de l’Évangile, un Grand prêtre nommé Simon, qui pourrait être notre homme. Il fallait sans doute être un ancien Grand Prêtre pour avoir ce privilège de vieillir dans le sanctuaire. Face au Messie, Siméon incarne le Temple. Il passe la main : Nunc dimittis…Venons en à Anne. On ne nous cite aucune de ses paroles, mais elle est appelée « prophétesse » par saint Luc. Elle a en quelque sorte le même statut que Siméon. Avec une première grande différence : elle est femme. Rappelons que le Temple de Jérusalem – je veux dire le sanctuaire, naos en grec, le Saint, est un espace…. réservé aux hommes. Anne se tenait, nous dit saint Luc, « aux abords du sanctuaire » où elle vivait « dans le jeûne et la prière », étant veuve depuis plus de soixante ans. Elle aussi, elle attendait. Et les signes de cette attente sont qu’elle n’a pas voulu connaître un autre homme après la mort de son mari (ce propos de chasteté la rapproche du propos de virginité de Marie elle-même, tel que nous le montre le texte de l’Annonciation) et qu’elle vivait au Temple dans le jeûne et la prière. Elle n’est pas d’une tribu sacerdotale ou lévitique comme Siméon l’était sans doute. On nous précise : « fille de Phanuel, de la tribu d’Aser » : une pure israélite (comme le Christ le dit dans l’Évangile de saint Jean – Jean I – à propos de Nathanaël). Elle fait partie de ces anawim, les pauvres de Yahvé dont parlent déjà les Psaumes, qui à force d’attendre le salut promis, ont compris que Dieu, sa force, sa puissance, sa providence (sa grâce efficace diront les jansénistes et les thomistes avant eux) n’était pas seulement une Loi, mais vraiment le Centre de l’existence de chaque personne. Dieu n’est pas seulement celui qui confère une Justice issue de l’observance extérieure de la Loi. Il est vraiment le coeur de notre coeur, auquel on sacrifie sa vie par la chasteté, la pauvreté le jeûne et la prière. En cet instant, me semble-t-il, Anne représente toutes les religieuses du monde, qui sont des prophétesses par leur vie.

 

L’Enfant survient, avec ses parents, déjà passablement étonnés [« dans l’admiration »] de l’accueil qu’ils ont reçu de la part de Siméon. Et voilà Anne qui se met à « louer Dieu » et à parler de cet Enfant à ceux qui l’attendaient comme leur délivrance. L’observation de la Loi ne remplissait pas son cœur. Ce qu’elle attendait, elle, c’est le Salut. Salut est justement le nom de cet enfant, nom qui lui a été donné au huitième jour de sa naissance, selon l’ordre de Dieu. Jacqueline Genot Bismuth, dans un livre déjà ancien intitulé justement Un homme nommé salut insiste sur le fait que l’on traduit trop souvent Jésus par « Dieu sauve ». Le prénom Yehoshua signifie effectivement « Dieu sauve ». Mais ce n’est pas le nom que Joseph a donné à cet enfant selon l’ordre de Dieu. Yeho- est une forme « lisible » du tétragamme sacré que les Juifs ne prononcent pas. Le Christ ne s’appelle pas Yehoshua ; il ne s’appelle pas « Dieu sauve ». Selon l’ordre de Dieu, il se nomme Yeshua : salut.

Salut ? C’est le nom propre de cet enfant, qui le qualifie dans ce qu’il est d’unique. Mais ce nom, avant même de savoir que c’était celui d’un petit enfant, – à l’image de Marie elle-même – , Anne fille de Phanuel l’avait conçu dans son cœur, à travers cette vie de retrait du monde et de privation. Ayant depuis longtemps conçu ce nom, au plus profond d’elle-même, ayant compris que l’homme ne se sauve pas lui-même, fût-ce par l’observation d’une Loi, si sainte soit-elle, elle attendait la délivrance du peuple de Dieu, une délivrance dont son genre de vie fait comprendre qu’elle en a saisi depuis longtemps la nature spirituelle – et non politique. Il était juste qu’elle reconnaisse cet enfant nommé Salut comme étant Celui qui délivre justement.

 

 

Hermanszoon van Rijn Rembrandt

Et nous dans tout ça ? Eh bien ! si nous, nous ne parvenons plus à reconnaître le Christ comme celui qui sauve, n’est-ce pas parce que l’idée même de salut donné par Dieu nous fait horreur ? Nous voulons nous sauver nous-mêmes. Nous nous prenons tous pour « Yeshua », nous ne voulons pas que notre salut vienne d’un autre que nous-mêmes. Et c’est pourtant l’essence du salut, une essence que l’on peut expérimenter avant même la venue du Christ, comme l’a fait Anne de la tribu d’Aser, que d’être un DON venu d’ailleurs. Notre salut, nous avons tendance à l’oublier, comme les Pharisiens du temps de Jésus, ne vient pas de notre justice, de nos performances, de ce que nous soyons meilleurs que les autres. il vient de la sincérité de notre attente et d’une grâce de Dieu qui est forcément efficace, puisqu’elle nous transforme.

Notre salut vient de ce que nous savons attendre cette transformation nécessaire d’un autre, et que sachant cela, nous reconnaissons Jésus, l’homme nommé salut, comme cet autre.

La force de Siméon, c’est de nous le DIRE dans son Nunc dimittis : « Mes yeux ont vu votre salutaire » traduit saint Jérôme : salutare tuum. Il a raison. Ce salut n’est pas une abstraction, c’est une personne. On peut donc dire aussi (si l’on suit Jacqueline Genot-Bismuth) : « Mes yeux ont vu votre salut », en nous souvenant qu’un homme a été nommé « salut » : Yeshua.

 

 

 

Rembrandt, La présentation de Jésus au Temple

La force d’Anne, qui manifeste l’étrange accointance existant depuis le commencement entre Dieu et les femmes, c’est de VIVRE cette attente, de nous montrer par sa vie comment c’est non pas la Loi mais Dieu même qui est devenu le centre. Bref c’est d’avoir conçu le salut avant de le recevoir.

En évoquant Anne, je parle de la complicité des femmes avec Dieu, cette étrange accointance. Il en a toujours été ainsi ! Voyez bien sûr Genèse 3, 15 : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme » dit Dieu au Serpent diabolique. Voyez aussi Gen. 4, 1 : « Adam connut Ève sa femme : elle conçut et enfanta Caïn, et elle dit : « J’ai acquis un homme, grâce à Yahvé ». L’associé d’Ève pour la vie, ce n’est pas Adam, c’est… Yahvé lui-même. Et Ève s’exprime ainsi après et malgré le péché originel, cet acte d’orgueil qui lui a valu… la porte du Paradis terrestre. Vitalement, elle n’a pas totalement rompu avec Dieu. La vie, dont les femmes sont porteuses, est toujours l’ambassadeur de Dieu !

Anne, attendant dans le jeûne et la prière la délivrance d’Israël, est bien une fille d’Ève. Elle a deviné le salut, avant qu’il n’arrive et sa vie, depuis son veuvage intervenu « sept ans après sa virginité », a été une longue matérialisation de ce pressentiment.

 

 

 

 

La femme catholique  a lu cet article de  l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur Metablog

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