Archives mensuelles : mars 2010

Eve

Fideli Fidelis

Jésus parle.

Femme, je vous dis, vous rangeriez Dieu même

O vous qui pourchassez jusqu’au fin fond des coins
La poussière et l’ordure et toute impureté,
Toute disconvennce et toute improbité,
Maîtresse des labeurs, des veilles et des soin,

Vous qui prenez ce bois pour allumer la lampe
Et l mettre au milieu de la table servie,
Et
qui prenez ce lin pour essuyer la rampe,
Et
qui rangez les fleurs et qui ranger la vie.

O femme qui rangez les travaux et les jours,
Et les alternements et les vicissitudes,
Et les gouvernements et les sollicitudes,
Et la vieille charrue et les nouveaux labours,

O femme qui ranger les palais et les tours,
Et les retournements et les iniquités,
Et la jeune détresse et les antiquités,
Et la vieille tendresse et les nouveaux amours,

Femme, je vous dis, vous rangeriez Dieu même,
S’il descndait un jour dedans votre maison.
Vous rangeriez l’outrage et l’oublie du blaphème,
Si Dieu
vous visitait dedans cette prison.

Femme, je vous le dit, vous rangeriez Dieu même,
S’il venait à passer devat votre maison.
Vous rangeriez l’iffense, et le pouvoir suprême,
S’il venait à passer devant votre raison.

Que n’avez-vous rangé la colère divine.
Que n’avez-
vous lavé la grande iniquité.
Il était temps alors. Que n’avez-
vous quitté,
Quand il en était temps le creux de la ravine.

Femme, je vous le dis, vous rangeriez la foudre,
Si Dieu
vous l’envoyait dedans votre maison,
Vous rangeriez la grâce, et le pouvoir d’absoudre,
Si Dieu
vous visitait dedans cette prison.

Que n’avez-vous rangé le premier anathème,
Cette foi qu’il tomba sur votre solitude.
Que ne l’avez-
vous mis dedans votre système
De bon gouvernement et de mansuétude.

Femme vous rangeriez jusque l’eau du baptême,
Si jean redescendait vers un nouveau Jourdain.
Vous rangeriez l’hostie, et l’huile, et le saint-chrême
Si l’homme reveait dans le premier jardin.

Femme vous rangeriez dedans votre cuisine
Avec le pain du corps, le pain spirituel.
Que n’avez-
vous rangéjusque dans sa racine,
(Il était temps alors), l’arbre intellectuel.

Par Charles Péguy (1873-1914)


Quatorzième cahier de la quinzième série. (28 décembre 1913)

 

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Joseph de Maistre écrit à sa fille Constance

En un mot, la femme ne peut être supérieure que comme femme ; mais dès qu'elle veut émuler l'homme ce n'est qu'un singe.

A mademoiselle Constance de Maistre

Tu me demandes donc, ma chère enfant, après avoir lu mon sermon sur la science des femmes, d’où vient qu’elles sont condamnées à la médiocrité ? Tu me demandes en cela la raison d’une chose qui n’existe pas et que je n’ai jamais dite. Les femmes ne sont nullement condamnées à la médiocrité ; elles peuvent même prétendre au sublime, mais au sublime féminin. Chaque être doit se tenir à sa place, et ne pas affecter d’autres perfections que celles qui lui appartiennent […] L’erreur de certaines femmes est d’imaginer que, pour être distinguées, elles doivent l’être à la manière des hommes, il n’y a rien de plus faux.

Je t’ai fait voir ce que cela vaut. Si une belle dame m’avait demandé, il y a vingt ans :  » Ne croyez-vous pas, monsieur, qu’une dame pourrait-être un grand général comme un homme ? » je n’aurais pas manqué de lui répondre : « Sans doute, Madame. Si vous commandiez une armée, l’ennemi se jetterait à vos genoux , comme j’y suis moi-même ; personne n’oserait tirer, et vous entreriez dans la capitale ennemie au son des violons et des tambourins.

 » Si elle m’avait dit : « Qui m’empêche en astronomie d’en savoir autant que Newton ? » je lui aurais répondu tout aussi sincèrement : « Rien du tout, ma divine beauté. Prenez le télescope, les astres tiendront à grand honneur d’être lorgnés par vos beaux yeux, et ils s’empresseront de vous dire tous leurs secrets… »

Voilà comment on parle aux femmes, en vers et même en prose. Mais celle qui prend cela comme argent comptant est bien sotte…

Le mérite de la femme est de régler sa maison, de rendre son mari heureux, de le consoler, de l’encourager, et d’élever ses enfants, c’est-à-dire de faire des hommes…Au reste, ma chère enfant, il ne faut rien exagérer : je crois que les femmes, en général, ne doivent point se livrer à des connaissances qui contrarient leurs devoirs ; mais je suis fort éloigné de croire qu’elles doivent être parfaitement ignorantes. Je ne veux pas qu’elles croient que Pékin est en France ni qu’Alexandre le Grand demanda en mariage une fille de Louise XIV. La belle littérature, les moralités, les grands orateurs, etc. suffisent pour donner aux femmes toute la culture dont elles ont besoin.

Quand tu parles de l’éducation des femmes qui éteint le génie, tu ne fais pas attention que ce n’est pas l’éducation qui produit la faiblesse, mais que c’est la faiblesse qui souffre cette éducation S’il y avait un pays d’amazones qui se procurassent une colonie de petits garçons pour les élever comme on élève les femmes, bientôt les hommes prendraient la première place, et donneraient le fouet aux amazones. En un mot, la femme ne peut être supérieure que comme femme ; mais dès qu’elle veut émuler l’homme ce n’est qu’un singe.

Saint-Pétersbourg, 1808

Joseph de Maistre, Lettre à sa fille, 1808.


La femme est-elle l’avenir de l’homme?

Oui quand elle est la reine chez elle sur les choses du foyer!

Qu’il me soit permis de ne présenter aucunes excuses si je reviens sur l’un des profonds désordres de notre triste époque : la prédominance en public des femmes sur les hommes.

Que la femme – la mère – doive être la reine chez elle sur les choses du foyer – rien de plus normal. Mais quand elle joue à la reine en public, alors il y a quelque chose de vraiment malade dans les hommes : ils ne tracent plus aux femmes la voie qui mène à Dieu, ils ne montrent plus ce cap, du coup les femmes réagissent à leur manière, instinctivement. C’est un jeune homme intelligent, vivant loin d’ici, qui me rappelle le problème. Il observe autour de lui qu’il y a beaucoup plus de journaux et de livres consacrés aux femmes qu’il n’y en a pour les hommes. Dans le domaine de l’éducation, depuis la petite école jusqu’aux universités, les filles, plus dociles et plus diligentes, réussissent mieux en récoltant régulièrement de meilleures notes que les garçons, plus brouillons et dissipés en général. Mon jeune interlocuteur se pose alors la question: est-ce que l’éducation mixte est une si bonne idée ? Il fait l’observation que tout cela aboutit à ce que les filles, réussissant mieux leurs études, deviennent le nouveau « sexe fort », et manipulent le nouveau « sexe faible », désormais à la merci de sa beauté. Dans tous les domaines de cette « civilisation de la femme » en train d’émerger, les femmes prennent des positions dominantes. Même pour avoir des enfants elles peuvent se passer des hommes, en comptant sur un laboratoire. Les hommes ne signifient plus rien, ils ont échoué. Mon jeune ami conclut en se posant ces questions déchirantes : « Comment devient-on un vrai homme ? Qu’est-ce que veut dire la virilité ? Comment différencier la force d’un homme de celle d’une femme ? Qu’est ce qu’une femme réellement forte ? Et un homme réellement fort ? »

Une femme libérée

Très cher jeune homme, vous êtes né dans un monde Révolutionnaire qui brave Dieu continuellement, et cherche donc en tout temps à renverser la nature et l’ordre naturel des choses telles que Dieu les a créées. Le dessin de fond, tracé par Dieu, est le suivant : il a créé l’homme puis la femme avec des natures profondément complémentaires afin qu’ils s’épousent et peuplent la terre pour peupler ensuite le Paradis. A la femme, il départit une supériorité d’émotivité et de sentiments pour qu’elle soit le coeur du foyer et s’occupe des enfants. A l’homme, il départit une raison supérieure pour être la tête du foyer et conduire toute la famille au Ciel. La femme a été conçue pour la vie domestique, au sein de la famille. L’homme a été conçu pour la vie publique, au sein de la société.

Et de ce fait, autant on doit écouter et faire cas de la femme et mère lorsqu’elle parle sur les affaires de la famille pour lesquelles elle est douée (Voir Proverbes XXXI afin de lire dans ses propres mots comment Dieu brosse le portrait de la femme vraiment forte), autant n’a-t-on pas besoin normalement de l’entendre ni de l’écouter pour les affaires publiques, pour lesquelles elle n’a pas été faite.

Premières créations de cosmétiques pour hommes chez YSL

Le problème, aujourd’hui, c’est que les hommes sont sans Dieu et manquent de cran, ce qui laisse un vide dans la conduite des choses où les femmes se trouvent presque obligées de s’engouffrer, les meilleures malgré elles. Mon cher jeune ami, pour conclure, priez chaque jour la Mère de Dieu, celle qui fait des hommes vrais, dans les quinze Mystères du Saint Rosaire. Remplissez-vous de Dieu, de Dieu, et encore de Dieu, et alors vous serez capable de donner aux femmes les trois choses dont elles ont absolument besoin : d’être écoutées, d’être aimées, et d’être dirigées. Si vous faites fi de Dieu, elles vous marcheront dessus dans tous les sens. Je suis tout ce qu’il y a de plus sérieux lorsque je dis, quinze Mystères chaque jour. Moins ne peut suffire.

Kyrie Eleison.

Mgr Williamson (20 mars 2010)

La femme catholique a  trouvé ce texte chez Les Intransigeants


Madeleine Daniélou, une vie d’apôtre

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Par Marie-Thérèse Abgrall, sfx
ImageEn 2006 seront fêtés plusieurs anniversaires ignatiens : la mort de saint Ignace (1491-1556), la naissance de saint François-Xavier (1506) et celle du bienheureux Pierre Favre. Plus près de nous, la mort de Madeleine Daniélou, le 13 octobre 1956, il y aura 50 ans. Son chemin a été marqué par la spiritualité ignatienne.

Une femme, une éducatrice

Madeleine Clamorgan naît en 1880 à Mayenne, où son père est en garnison. Elle grandit dans une famille à l’esprit très ouvert.
Cinq garçons, et elle est la seule fille.
Toute sa vie elle se souviendra des deux années aventureuses et libres passées au Tonkin, où le général Clamorgan avait été envoyé enmission, et des vacances heureuses à Valognes chez sa grand-mère paternelle.

Après des études commencées à Brest, à son retour d’Indochine, elle vient à Paris au Collège Sévigné pour y entamer des études supérieures de Lettres. En 1903 elle est reçue première à l’agrégation féminine. Et elle se prépare à enseigner au Collège Sévigné. En 1904 elle épouse un jeune journaliste breton, un peu poète et plein d’avenir, Charles Daniélou. Il deviendra député du Finistère et plusieurs fois ministre. Ensemble ils auront six enfants aux personnalités bien différentes, parmi lesquels Jean, l’aîné, le futur cardinal Daniélou.

L’imprévu de Dieu

© Archives de la Communauté St François-Xavier

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L’époque est alors dominée en France par un anticléricalisme et un positivisme puissants : les femmes ont bien peu de place dans la société et dans l’Église, et bien peu de possibilités d’études et de formation. C’est dans ce contexte que s’inscrivent l’action et la vocation de Madeleine. Car c’est bien de vocation qu’il s’agit, une vocation imprévisible, comme le sont toutes les initiatives de Dieu, qui vient saisir Madeleine et va faire d’elle la fondatrice d’une communauté apostolique de femmes consacrées et une pionnière en matière d’éducation. Une aventure peu banale !De son itinéraire mystique nous retiendrons deux grâces qui furent au fondement de sa vie, deux grâces-source pour qui vit aujourd’hui de son esprit. Elle évoquera elle-même, trente ans plus tard, et avec la même émotion, la première de ces « touches » de Dieu, celle qui a éveillé en elle le sens apostolique et la première vision de l’œuvre à faire.
Elle a tout juste 18 ans, vient d’arriver au Collège Sévigné et la directrice l’a prévenue, comme d’un fait d’évidence, qu’ « ici, on perd la foi en trois mois ». Madeleine va constater très vite que c’est vrai. Trente ans plus tard, elle raconte avec la même émotion comment son amie Louise lui dit un jour brusquement qu’elle ne croit plus, qu’elle a ôté la statue de la Vierge qui était dans sa chambre : « Cette parole me perça le cœur, […] et en un éclair, tout le projet de l’œuvre à faire se présenta à mon esprit. C’est là, je crois, la première impulsion que Notre- Seigneur m’a donnée. Je ne puis sans émotion revivre cet instant. Je revois le moindre détail de cette salle de cours, j’entends l’accent de la voix de Louise, je retrouve en mon cœur la même angoisse devant cette âme perdue pour Notre-Seigneur. »

Le projet qui l’habite alors est de donner aux femmes une solide formation humaine, capable de résister aux pressions, modes et idéologies diverses, de promouvoir dans la liberté une éducation personnelle, intérieure, ouverte et responsable, et de réconcilier culture et foi. Défis toujours actuels ! De ce qui est ainsi un véritable ébranlement spirituel vont naître d’abord une École Normale Libre à Neuilly, puis des Collèges, « Sainte Marie », « Charles Péguy » et enfin tout ce qui est regroupé aujourd’hui sous le nom de Centres Madeleine Daniélou, en France et à l’étranger.

Jusqu’au don sans réserve

La deuxième grande inspiration de Madeleine est liée à une grâce reçue tandis qu’elle priait à Montmartre dans la chapelle du martyrium de saint Denis, lieu de l’engagement des premiers « Compagnons de Jésus » à la suite du Christ, autour de saint Ignace.
ImageDéjà elle avait pressenti en 1913 qu’il s’agissait de bien autre chose qu’une cause généreuse à servir avec le petit groupe qui commençait à se constituer autour d’elle. Ce jour-là, le 3 décembre 1914, jour de la saint François-Xavier, elle vit « un instant de grand recueillement étant comme séparée du monde et seule avec Dieu. Et alors, dira-t-elle, j’ai compris ma vocation, avec une netteté parfaite. J’ai su […] que je devais me donner sans réserve, donner mon temps, mon travail, mes prières, mon sang ; c’est au prix de sa vie qu’on achète les âmes. J’ai dit oui, de toute mon âme à l’appel de Jésus, je lui ai promis de le servir, j’ai eu confiance qu’il achèverait son œuvre en moi ». Elle pense formuler cela « dans un vœu d’apostolat impliquant une désappropriation complète ».

En tout se laisser conduire par l’Esprit Le Père Léonce de Grandmaison, Jésuite, son conseiller spirituel, lui confirme que l’appel est bien de Dieu. Sitôt l’approbation donnée par le Cardinal Amette, archevêque de Paris, à cette forme de vie, des jeunes filles prononcent avec elle dès 1915 le vœu qui les engage dans une consécration totale à Dieu, princapalement au service des jeunes. La Communauté Apostolique Saint François-Xavier est née, communauté de vie, de prière et de mission, aujourd’hui présente en Europe (France, Italie, Pologne), en Afrique (Côte d’Ivoire, Tchad), en Asie (Corée). Elle vit toujours de l’inspiration initiale, s’adaptant aux besoins nouveaux en se laissant conduire par l’Esprit. Des laïcs prennent place aux côtés de la Communauté dans le champ de la mission. Le chantier de l’éducation n’est-il pas partout, plus que jamais, ouvert ?

Avec l’aimable autorisation de la revue « Le Cœur de Jésus source de l’amour », Paray-le Monial

La femme catholique s’est documentée sur Wikipédia ainsi que  sur le site Ma vocation


Simone Veil, symbole emblématique de la culture de mort, entre à l’Académie française

Madame Simone Veil paraît bien soucieuse! Mais à quoi peut-elle donc bien penser?

LAISSEZ LES VIVRE ET SOS TOUT PETITS

ont la très grande douleur de vous inviter à la réception

de Madame Simone VEIL à l’ACADEMIE FRANCAISE,

qui se déroulera le JEUDI 18 MARS 2010

M. GISCARD d’ESTAING, membre de l’Académie ainsi que M. CHIRAC ont   répondu présents  à l’invitation de Mme VEIL, symbole emblématique de la culture de mort

Quant à Nicolas Sarkozy, il  a écrit à Simone Veil pour lui dire qu’il n’assistera pas à la cérémonie de sa réception à l’Académie française, demain :

« En vous accueillant parmi les Immortels, l’Académie honore et consacre le témoin inlassable de la Shoah, la combattante pour les droits des femmes et le respect de leur dignité, la militante de l’engagement européen ».

Notons que M. Giscard d’Estaing fut le chef de l’Etat de la loi Veil, que M. Chirac fut le chef de gouvernement de la loi veil et que M. Sarkozy choisit Mme Veil comme présidente de son comité de soutien en février 2007 : la culture de mort est ainsi à nouveau confirmée comme dominante majeure de la V° République.

Rassemblement QUAI DU LOUVRE

(actuellement dénommé quai François Mitterrand)

et non quai de Conti comme initialement prévu

face à LA COUPOLE de 14 à 18 heures

Tenue de grand deuil – Fleurs blanches uniquement

Métro Louvre-Rivoli ou Pont Neuf

Renseignements : 01 48 78 08 80

Notons que de nombreuses associations ont appelé à soutenir notre manifestation de protestation publique : Association Catholique des Infirmières et Médecins, Comité pour Sauver l’Enfant à Naître, Civitas, Chrétienté-Solidarité, Renaissance Catholique et Union des Nations de l’Europe Chrétienne

La femme catholique a lu ces informations sur Le Salon Beige ainsi que sur le site de Laissez-les vivre.


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